Affichage des articles dont le libellé est Localement vôtre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Localement vôtre. Afficher tous les articles

20 janvier 2015

Projet de nouvelle salle de sports à Rosporden : rétablir quelques vérités

A l'occasion de la cérémonie des voeux, Mme Le Tennier a annoncé que le projet d'une nouvelle salle de sports attendu par le mouvement sportif local était remis en question. Il me semble utile de rappeler quelques éléments concernant ce projet lancé sous la mandature précédente.

L'actuelle salle omnisports date de la fin des années 1970. Elle rend encore de nombreux services mais ne permet plus de faire face aux nouvelles pratiques sportives ni à la hausse du nombres d'adhérents dans les clubs. La population rospordinoise et kernéveloise a fortement augmenté cette dernière décennie, et en même temps, de nombreuses activités nouvelles se sont développées dans la commune. Par ailleurs, depuis l'origine, le Conseil général loue des créneaux horaires à la ville de Rosporden pour permettre aux collégiens d'utiliser l'équipement. Il a également participé en plusieurs occasions au financement des différents travaux de rénovation de la salle pour cette raison.

Un nombre d'associations croissant avec des effectifs en hausse témoigne de la vitalité du tissu sportif local. Depuis plusieurs années, ces associations constatent que l'équipement actuel ne permet plus de satisfaire les usages (construction ancienne qui ne répond pas à toutes les normes des fédérations sportives, difficulté à obtenir des créneaux suffisants...). A leur demande, la municipalité de Gilbert Monfort a étudié la construction d'une nouvelle salle de sport, Rosporden étant l'une des rares communes de cette taille à ne disposer que d'une seule salle sportive.

Dans une période où la mutualisation des moyens est une nécessité, il est apparu nécessaire à l'ancienne équipe municipale de proposer au Conseil général de soutenir le projet en contrepartie d'un accès des collégiens au nouvel équipement. Le contrat de territoire conclu en 2010 entre le Conseil général et Concarneau Cornouaille Agglomération prévoyait ainsi une subvention de 30% plafonnée à 300 000 € accordée à la ville de Rosporden.

Dès mon élection comme conseiller général du canton, il est apparu que la participation du Conseil général n'était pas suffisante pour aider à la réalisation d'un équipement qui bénéficierait à des collégiens issus de toutes les communes du canton de Rosporden. En lien avec Gilbert Monfort, j'ai défendu auprès du président Maille une hausse de la participation du Conseil général. En 2012, j'ai obtenu un accord de principe portant sur un concours départemental de 1000 000 € à la condition qu'un usage déterminant de la salle soit réservé aux collégiens. 

Le nouveau contrat de territoire 2015-2020 qui sera voté au Conseil général fin janvier 2015 officialisera la subvention d'1M€ pour le projet de nouvelle salle de sport dont le coût global est évalué à 3,5M €.

Cette salle semblait jusqu'alors figurer dans les projets de la municipalité. Ainsi, le 14 octobre 2014, à l'occasion d'une visite préparatoire au contrat de territoire, Pierre Maille et moi-même étions reçus par 3 adjoints (M. Accart, Mmes Salomon et Goaer) pour évoquer le projet de nouvel équipement sportif. Le message de la municipalité était clair à l'époque : "ce projet est nécessaire pour le tissu sportif local, le soutien du Conseil général est indispensable". Depuis cette rencontre, le discours a changé : "trop cher", "nous avons d'autres priorités", "il faut que Concarneau Cornouaille Agglomération ou les communes du secteur aident au financement"... 

J'ai récemment appris qu'une rencontre s'était tenue entre des parents d'élèves et la municipalité. A cette occasion, il a été évoqué un coût de 4,7M€, qui serait trop élevé pour les finances municipales. A vrai dire, je ne sais d'où sort ce chiffrage. Le dossier reçu au Conseil général en décembre fait toujours état d'un montant HT de 3,5M€. Même en y ajoutant la TVA, je n'arrive pas à 4,7 M€... D'autant que si les communes payent la TVA, elles sont remboursées par l'Etat en année N+1 par le mécanisme du fonds de compensation de la TVA... En définitive, le coût reste donc 3,5M€.

La vérité est simple : la municipalité a d'autres projets qu'elle considère de son point de vue prioritaires (cuisine centrale, cité de la gastronomie...). C'est son droit mais qu'elle les assume plutôt que de se défausser sur les communes voisines ou sur CCA qui ont aussi leurs propres projets, ou bien, en accusant la baisse des concours de l'Etat. Tout candidat responsable à l'élection municipale ne pouvait ignorer les conséquences du pacte de responsabilité sur les finances locales et devait en tenir compte pour évaluer la faisabilité de son programme.

Un taux global de subvention de 40 à 45% est encore possible, encore faut-il avoir la volonté de frapper aux bonnes portes et d'étayer un dossier solide (Fonds de concours de CCA, fédérations sportives, Centre National Du Sport, Etat...).

Conformément à mon engagement, le Conseil général maintiendra sa participation de 1M€. Elle sera votée à la fin du mois de janvier. Mais cette subvention n'a qu'un seul objet : la construction d'une nouvelle salle de sport telle qu'elle a été présentée au Conseil général, pas l'achat de je ne sais quelle "structure gonflable" ou bien la rénovation de l'ancienne salle. Si la municipalité s'oriente vers d'autres options, elle devra rediscuter du montant avec la collectivité départementale qui, si elle n'était en rien demandeuse, a pris ses responsabilités...

25 octobre 2014

Cité d'avenir, une nouvelle association citoyenne à Rosporden-Kernével

Issue de la volonté des co-listiers de la liste de gauche candidate lors des élections municipales, la nouvelle association citoyenne "Rosporden-Kernével, cité d'avenir" a officiellement vu le jour ce samedi, lors d'une présentation à la presse.

Regroupant déjà presqu'une quarantaine de membres, sa vocation est de promouvoir dans la conduite des affaires municipales et communautaires les valeurs républicaines par le développement durable, l'information et la participation citoyenne.

Les quatre élus de notre groupe apportent leur soutien total à cette démarche qui permet de confronter nos points de vue et analyses sur les enjeux locaux. La montée en puissance de l'intercommunalité dans une période de raréfaction des ressources des collectivités sera un sujet important de réflexion, en même temps que ceux de la défense des services à la population, de la cohésion sociale dans notre commune, en particulier le devenir des politiques destinées à la jeunesse, au sport, à la culture, et de manière générale à la vie associative.

Cette initiative est aussi l'opportunité d'intéresser de nouvelles générations à la vie locale en permettant aux plus chevronnés de transmettre leur expérience d'élus ou d'anciens élus. Enthousiasme, volonté de travail collectif et confiance dans l'avenir de notre cité sont les maîtres mots qui guideront les pas de cette nouvelle association animée par un bureau jeune et dynamique.

12 octobre 2014

Rosporden : les politiques jeunesse en danger ?

"Détricotage" des temps d'activités périscolaires, dénonciation de la convention avec l'association Tremplin... Jamais, la droite "apolitique" n'a clairement indiqué à la population ses orientations en matière de jeunesse... Pour certains, le réveil est douloureux.

Dénonciation de la convention avec Tremplin

Le 30 septembre, Mme Le Tennier a dénoncé unilatéralement la convention qui lie la commune avec l'association Tremplin, et refuse de rencontrer ses responsables ni à leur apporter la moindre explication. Rappelons que Tremplin, qui a dépassé les 25 ans d'existence, est une association d'éducation populaire en faveur des 11-17 ans agréée par le Ministère des Sports et de la Jeunesse, et qu'à ce titre, sa vocation d'intérêt général est reconnue par la ville qui la soutient dans son fonctionnement. 

A l'occasion du contrôle de la gestion municipale en 2013, la Chambre régionale des comptes n'a rien trouvé à redire sur le conventionnement. Alors quelle est la raison de cette décision brutale ? 

Que la municipalité veuille discuter les modalités de son soutien à Tremplin est son droit, mais renégocier impliquait-il la dénonciation pure et simple ? Qu'est-ce d'autres sinon une pression, un chantage aux subventions qui caractérise bien la méthode autoritariste de Christine Le Tennier ? D'ailleurs, ni la commission municipale en charge de la jeunesse, ni le conseil municipal n'ont été informés de cette décision unilatérale prise par elle seule.

Je ne peux croire que la majorité poussera l'association au dépôt de bilan et qu'elle oubliera le sens commun et la modération qui doivent présider la conduite d'une collectivité.

Des temps d'activités périscolaires sur la sellette

Cette semaine se tenait aussi le premier comité de pilotage des TAP. Constat des représentants des parents d'élèves et des enseignants : la formule élaborée par l'ensemble des acteurs et l'ancienne équipe municipale donnait satisfaction, quand bien même elle était perfectible.

A contrario, depuis la dernière rentrée, tous se plaignent de la faible qualité des TAP en maternelle qui ne se distinguent plus vraiment des heures d'enseignement, du manque de moyens et de la faible diversité des thèmes d'activités en élémentaire. Réponse de l'adjointe aux affaire scolaires ? "Ce n'est pas notre priorité, nous devons d'abord penser au tourisme et à l'économie, le coût est trop cher pour nous".

Le seul objectif de la droite n'est donc pas d'améliorer la qualité des TAP (elle a d'ailleurs renvoyé les 4 associations culturelles et sportives qui y intervenaient, dont Tremplin), mais bien de réaliser des économies sur le dos des enfants. Sa proposition d'instaurer les TAP sur la pause méridienne (pour des économies de bout de chandelle), et donc tuer la réforme en ne respectant plus le rythme des enfants, a fait l'unanimité contre elle.

Dans une commune comme la notre, où vivent des familles parfois modestes, les TAP étaient une opportunité d'offrir à des enfants dont les parents ne disposent pas toujours des moyens de financer des activités culturelles et sportives, d'étoffer leur capital culturel. Défendre l'égalité des chances n'est pas une option, ce n'est ni de gauche, ni de droite : c'est simplement l'idéal républicain. 

La ville a t'elle encore une politique jeunesse ? On peut désormais en douter. La commission municipale jeunesse/affaires scolaires a été fusionnée avec celle des affaires sociales. Elle ne s'est réunie que deux fois en 8 mois de mandat. Aucune idée, aucun projet solide n'y ont été présentés. Mme le maire n'y participe jamais, pas plus qu'elle n'était présente au comité de pilotage des TAP et qu'elle ne se rend aux conseils d'écoles... C'est sûr, les actions en faveur de la jeunesse, ça ne donne pas la même visibilité dans la presse que les projets pharaoniques irréalistes, ça ne fait pas "mousser" dans les dîners de l'UMP ou à la chambre de commerce et d'industrie.

07 octobre 2014

Produire et consommer local : l'exemple de La Lédanaise

La famille Lédan exploite depuis 29 ans un élevage laitier à Saint-Yvi. En 2012, le GAEC s'est doté d'un laboratoire destiné à transformer une partie de la production laitière. Les yaourts et autres riz au lait sont commercialisés en circuit court, à la ferme, auprès de collectivités ainsi que dans les commerces des environs. A l'invitation des associés, j'ai pu découvrir et apprécier leur installation.

Propriétaire de 90 vaches laitières et disposant de près de 70 hectares, le GAEC fonctionne sur le modèle de l'agriculture raisonnée avec comme objectif principal l'autonomie économique de l'exploitation. Les deux frères, Jean-Yves et Philippe, privilégient pour l'alimentation du cheptel un système herbager sans apport azoté limitant ainsi les coûts, avec un complément hivernal de betterave, de maïs et de foin enrubanné. En 2012, les deux filles de Jean-Yves ont rejoint le GAEC avec la volonté de produire des produits laitiers à la ferme, de telle sorte qu'une part de la valeur ajoutée demeure intégralement dans l'exploitation.

62 000 tonnes de lait sont transformés annuellement en yaourts, riz au lait,  faisselles et fromages blancs, tandis que 700 000 tonnes continuent d'approvisionner la coopérative laitière. L'investissement a bénéficié du soutien du Conseil général du Finistère, de la Région Bretagne et du fonds européen pour le développement rural (FEADER).

La famille Lédan est satisfaite des résultats après deux années et inscrit sa démarche dans des réseaux de producteurs locaux qui encouragent les circuits courts (Les Fermiers du Net et La Ruche). Elle souhaite dorénavant toucher davantage les collectivités locales en promouvant dans notre département une initiative de type RésALIS (réseau pour une alimentation locale innovante et solidaire). Il s'agit d'une plateforme coopérative qui met en relation les acheteurs publics et les producteurs locaux pour favoriser l'achat de proximité et faciliter la structuration des circuits courts. 

Attentif à cette initiative, j'ai rappelé la volonté du Conseil général du Finistère de promouvoir les productions finistériennes auprès de la restauration collective par le développement d'un dispositif Agrilocal. Il s'agit d'un portail qui référencera les agriculteurs locaux et facilitera une mise en relation directe avec les acheteurs publics. J'ai rappelé également l'intérêt de la marque de territoire "Tout commence en Finistère" qui permet l'identification, par les consommateurs, dans les linéaires des produits fabriqués dans notre département.

Les échanges de qualité avec la famille Lédan m'ont également permis de comprendre la perfectibilité de certains dispositifs :

- difficulté d'obtention du label "Produit fermier" trop rigide dans certaines productions comme les produits laitiers (l'usage de fruits ou de sucre de canne ne pouvant être cultivés en Bretagne nécessite des achats extérieurs à l'exploitation qui interdisent ce label);

- nécessité au plan européen d'assouplir les règles de la commande publique par exemple en réservant un pourcentage de produits régionaux dans les marchés ;

- l'intérêt à réfléchir à l'échelle finistérienne à un schéma départemental de l'alimentation (inspiré de la démarche RésALIS) pour promouvoir une agriculture locale durable et une alimentation de qualité dans la restauration collective.

Des échanges à poursuivre, des expérimentations à conduire, car acheter local c'est favoriser l'emploi finistérien !

05 octobre 2014

CCA : le rapport de la Chambre régionale des comptes

Le rapport d'observations de la Chambre régionale des comptes (CRC) sur la gestion de Concarneau Cornouaille Agglomération faisait l'objet d'un débat public lors du conseil communautaire du 25 septembre 2014. Le juge financier a souligné des lacunes importantes sur le projet politique de l'agglomération, corroborant ainsi l'opinion que plusieurs d'entre nous avions déjà exprimée sur ces mêmes sujets.

Une compétence économique mal exercée

La CRC relève que la transformation de la communauté de communes en communauté d'agglomération ne s'est pas accompagnée par un renforcement de la compétence économique. Elle note que "cette compétence reste partagée avec les communes et CCA n’est pas investie d’un rôle de coordinateur ou de chef de file au sein du bloc communal." avec pour conséquence "des difficultés de mise en œuvre dans la mesure où CCA n'a pas une connaissance précise de l'offre de développement économique des communes de son territoire."

La CRC cite notamment l'exemple des zones d'activités : absence de schéma directeur, de vision globale, faible connaissance de l'offre existante... Bref, la CRC donne raison aux arguments que nous avons déployés contre la réalisation d'une nouvelle zone d'activité à Colguen II alors que tant d'autres parcs restent à remplir ou à réaménager... Clairement, le rapport de la chambre n'est pas un satisfecit pour l'actuel président de CCA qui exerça la vice-présidence au développement économique de 2008 à 2014.

Un projet de territoire à formaliser

C'est là le constat le plus important du rapport : la CRC remarque que "les statuts de la communauté ne précisent pas le contenu d'un projet commun de développement urbain et d'aménagement." Pour le dire autrement, CCA empile les actions et l'exercice des compétences sans cohérence d'ensemble, sans projet réellement communautaire qui ne serait pas pris comme étant seulement la somme des intérêts des 9 communes qui la composent... La CRC rappelle avoir déjà formulé le même constat dans un précédent rapport : « l’examen des compétences [...] ne permet pas de déceler de stratégie d’ensemble ».

Il est vrai que trop souvent la question des moyens prime sur sur celle des objectifs politiques de l'agglomération. CCA donne le sentiment de conduire ses politiques au "coup par coup", pour répondre à des obligations légales en matière de prises de compétences (schéma de mutualisation, schéma départemental de coopération intercommunale, passage en agglomération...), faire face à des contraintes financières ou bien répondre aux demandes ponctuelles de telle ou telle commune. Pourtant, l'action communautaire ne peut se contenter d'être conjoncturelle, elle doit aussi s'inscrire dans une stratégie de développement territorial avec une véritable dimension prospective.

J'appelle de mes voeux l'adoption d'un véritable projet de territoire qui ne soit pas un enième texte technique mais bien un document politique.

01 octobre 2014

Conseil municipal du 30 septembre 2014

Règlement intérieur du conseil : une restriction des droits de l'opposition

A notre demande, l'adoption du règlement intérieur du conseil municipal avait été repoussée en septembre pour permettre une discussion ouverte et consensuelle... Du moins, nous l'espérions. Car en définitive, le règlement qui nous a été soumis est bien plus restrictif que le projet initial !

Désormais, les conseillers municipaux ne peuvent plus poser de questions orales en conseil municipal si celles-ci n'ont pas été communiquées 48 heures au préalable au maire, et chaque conseiller ne peut poser qu'une question ! Dans les faits, cela revient à transformer les questions orales en questions écrites, et restreint le droit d'expression des élus d'opposition au cours du conseil.

Le nouveau règlement dispose également que les élus d'opposition ne peuvent prendre connaissance des affaires de la commune que si elles font l'objet d'une délibération en conseil. Or, depuis le début du mandat, la plupart des sujets sont traités au sein du groupe majoritaire, hors des commissions et du conseil, les élus minoritaires sont privés du simple droit d'être informés.

Contrairement au règlement intérieur précédent, il n'est plus prévu que la commission consultative de Kernével soit obligatoirement saisie des sujets qui concernent la commune associée. Désormais, la majorité pourra décider seule des réflexions auxquels il convient d'associer les citoyens kernévelois.

Enfin, le droit d'expression des conseillers minoritaires dans les bulletins d'information générale est restreint : diminution de l'espace des tribunes libres dans le magasine municipale, refus d'instaurer un espace de libre expression sur le site internet de la commune alors que ce média est un outil essentiel de communication qui servira à faire la promotion des projets de la majorité...

L'attitude de la droite municipale tranche avec l'ancienne majorité qui ne s'est jamais comportée de la sorte. La peur du débat doit-elle justifier la transformation du conseil en caserne ?

Décision budgétaire modificative n° 2 : une année blanche pour l'investissement

Après le budget modificatif voté en juin, cette seconde décision modificative finit de détricoter le budget primitif adopté par l'ancienne majorité en février.

Après le report des travaux de la salle de tennis et l'augmentation de certaines dépenses somptuaires, la quasi-totalité des crédits d'investissements nouveaux est annulée !

- Report du lancement de la 1ère tranche du réaménagement du bourg de Kernével attendu depuis longtemps,
- Report des travaux de réaménagement de la rue de Renanguip,
- Annulation des travaux de démolition de bâtiments vétustes à Ruveï et au bourg de Kernével.
- Exit également la mise aux normes de la passe à poissons des étangs rendue obligatoire par le Grenelle de l'environnement.

Le report des travaux de la rue de Renanguip lié à l'incertitude quant à la construction d'un lotissement voisin peut se comprendre. Mais pourquoi n'a-t'il pas été profité de l'occasion pour réaffecter les 185 000 euros de crédits qui lui étaient alloués pour d'autres réalisations nécessaires. La rue d'Elliant et celle de Quimper attendent d'être réaménagées. Pourquoi ne pas avoir lancé les études ?

L'ancienne majorité avait également inscrit auprès du syndicat départemental de l'énergie l'effacement des réseaux électriques des rues Jean Goarant et de Pont-Aven. Non seulement ces travaux semblent oubliés, mais d'autres rues auraient pu être inscrites au programme compte tenu des crédits libérés : rue Louis Hémon, rue Jean Jaurès etc. Il est probable qu'en 2015 ces programmes d'effacement soient nettement moins subventionnés compte tenu des nouvelles règles du SDEF.

Plutôt que ces dépenses utiles, la droite privilégient d'autres qui relèvent du gadget, comme une étude pour une centrale micro-électrique, un audit de l'ancienne salle de sport à 15 000 euros pour nous dire ce que nous savons déjà.

En matière d'investissement, 2014 sera donc une année blanche : la droite n'aura strictement rien fait. C'est d'autant plus dommageables que ces travaux répondaient à des besoins mais qu'ils alimentaient aussi l'activité économique des entreprises.

Les rares investissements réalisés sont ceux qui ont été lancés avant les élections par l'équipe de Gilbert Monfort (écoles, programme de voirie). Interrogée sur ces reports, la droite n'a pas su donner de réelles justifications : des élus qui ne connaissent pas leurs dossiers, qui s'emmêlent les pinceaux. Bref, une équipe qui ne sait pas où elle va.


Temps d'activités périscolaires : un glissement vers une garderie ?

Le total du montant des nouvelles études inutiles ajouté au coût de l'audit du personnel voté en juin pour 18 000 euros - dont le prix est démesuré pour un simple questionnaire et quelques entretiens - aurait été bien mieux utilisé pour accorder les moyens nécessaires aux activités périscolaires.

En effet, la droite a décidé de priver les enfants des activités proposées par des associations culturelles et sportives. Il appartient donc désormais aux seuls agents municipaux de conduire les TAP. Or, nous avons été alertés en cette rentrée par la communauté éducative qui s'inquiète d'un manque de moyens malgré les subventions allouées par l'Etat et la CAF. Nous sommes en droit de nous demander comment la municipalité employe cet argent et nous ne pouvons accepter le risque que les TAP évoluent en garderie loin des ambitions initiales. Pas de réponse de la majorité là encore !

Assises des entreprises : une réunion préélectorale de l'UMP financée sur fonds publics ?

En octobre, la municipalité et Concarneau Cornouaille Agglomération ont décidé l'organisation d'Assises des entreprises locales. Un tel projet aurait pu s'avérer intéressant à condition qu'il ne se limite pas uniquement à de la simple communication mais qu'ils répondent à des besoins des acteurs locaux... Tel ne semble pas être le cas à la lecture du programme, vague et peu opérationnel.

A noter que Mme le Maire a souhaité inviter M. Pierre Méhaignerie, maire UMP de Vitré, et M. Le Ludec, maire et conseiller général de droite de Kervignac, pour expliquer aux Rospordinois ce qu'il convient de faire en matière de développement économique... Ces deux élus sont très certainement respectables, mais nous ne voyons pas en quoi leur lumière permettrait de faire progresser l'économie locale. Curieusement, aucun représentant du Conseil général ni de la Région Bretagne, pourtant acteurs majeurs des politiques économiques, n'a été invité. Il est vrai que ces deux collectivités sont gérées par la gauche... et que l'an prochain, se tiendront les élections régionales et cantonales !

L'argent public n'ayant pas vocation à financer une réunion préélectorale de l'UMP, et la compétence économie relevant de la communauté d'agglomération, il n'y a aucune raison pour que le contribuable rospordinois et kernévelois contribue à ces agapes.


17 septembre 2014

Les élus minoritaires "oubliés" des manifestations : notre communiqué

Nous avons appris par voie de presse la tenue d'une rencontre entre les chefs d'entreprises de la commune et le nouveau conseil municipal lundi dernier. 

Membres à part entière du conseil, nous regrettons que les élus minoritaires n'aient pas été conviés à cette manifestation. Depuis le début du mandat, cela n'est hélas pas la première fois. 

En juillet, le personnel municipal était invité à une réunion de présentation des nouveaux élus à laquelle nous n'avons pas été conviés, idem pour le pot des estivants. Plus récemment, nous n'avons pas pu prendre part à la traditionnelle visite des écoles faute d'avoir reçu en temps et en heure l'invitation. La municipalité a oublié également de prévenir les élus d'opposition de l'annulation en dernière minute de réunions de travail. 

Pleinement mobilisés pour Rosporden-Kernével, nous souhaitons pouvoir travailler de manière constructive et appelons de nos voeux la majorité à faire preuve de davantage de dialogue.

02 juillet 2014

Opération "tous à la ferme !" à Elliant

A l'initiative de l'association "Agriculteurs de Bretagne", les bretons et les bretonnes étaient conviés le week end dernier à se rendre dans l'une des 20 exploitations de la région qui ouvraient leurs portes au public pour découvrir et comprendre le métier d'agriculteur aujourd'hui.

Plusieurs fermes du canton de Rosporden participaient à la seconde édition de cette manifestation baptisée "Tous à la ferme !". A l'invitation du groupement coopératif porcin Porelia, j'ai visité celle de Paul Keroué, éleveur dans la commune d'Elliant, à Tachen Coadic. Installé depuis une quinzaine d'années, l'éleveur a fait le choix d'un système de production sur paille adapté à ses attentes en matière de bien-être animal et à la taille de son cheptel d'une centaine de truies. Il bénéficie ainsi du label "porc fermier". Depuis 4 ans, l'éleveur a également développé un atelier de transformation sur site et la vente directe. Les démarches de transformation et de commercialisation à la ferme, comme celle de Paul Kéroué, peuvent bénéficier d'aides à l'investissement du Conseil général du Finistère. Ce dispositif s'inscrit dans une enveloppe globale d'environ 4 M€ d'aides consacrées au secteur par le département, qui reconnaît et soutient ainsi la contribution économique, sociale et environnementale de l'agriculture en matière d'aménagement du Finistère.

Du naissage jusqu'à l'engraissement, un peu moins de mille visiteurs ont profité de cet après-midi ensoleillé pour comprendre toutes les étapes de l'élevage porcin. J'ai apprécié ce moment de rencontre entre les éleveurs du groupement chargés d'expliquer aux citoyens-consommateurs leur métier et leur conception de l'agriculture. 

La visite fut aussi l'occasion d'échanges conviviaux avec le président de la coopérative, François Pot, autour du devenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire finistérien. Alors qu'un sérieux coup de "pen baz" a frappé ces piliers économiques de notre département, des hommes et des femmes continuent à se mobiliser pour que l'emploi local retrouve ses couleurs. La coopérative Porelia est en effet l'un des groupements de producteurs qui soutient le projet Lampaul-Agro, destiné à relancer une activité d'abattage et de transformation dans les anciens sites industriels de Gad, à l'abandon depuis la liquidation de la filiale de la Cecab. 

28 juin 2014

Des activités périscolaires de qualité, c'est d'abord un choix politique !

Après la révélation par notre groupe d'élus d'opposition d'une note interne qui envisageait la remise en cause de la gratuité des temps d'activités périscolaires, la municipalité a été contrainte de s'expliquer devant des parents d'élèves inquiets.

Si Mme Le Tennier s'était intéressée davantage à la vie de la commune, elle aurait su que la municipalité de Gilbert Monfort avait ouvert le chantier des "temps d'activités périscolaires" (TAP) pour une entrée en application dès 2013. A l'époque, ses amis de droite ont bien entendu pris position contre ce projet (cf. compte-rendu du conseil municipal du 9 juillet 2013), il n'est donc pas surprenant que désormais au pouvoir, ils s'efforcent de remettre en cause le travail effectué. Le dispositif élaboré par l'ensemble de la communauté éducative - qui a fait l'objet d'une communication grand public dans le bulletin municipal de juillet 2013 - avait reçu une très large approbation (voir le Ouest-France du 27 janvier 2014). Pour autant, chacun savait qu'il était perfectible. C'était le sens de la mise en place d'un comité de suivi qui devait évaluer ces TAP et travailler à proposer des améliorations.

Une fois élues, le maire et son adjointe ont décidé unilatéralement de modifier les activités périscolaires. Jamais la commission municipale compétente n'a été saisie du dossier, et à aucun moment le comité de suivi n'a été réuni pour faire le point. Sans notre intervention dans la presse, les parents d'élèves auraient découvert à la rentrée prochaine les changements opérés par la majorité. Ces modifications traduisent une dégradation de la qualité des TAP et aucunement une amélioration :

- Dans les écoles maternelles, les activités périscolaires pour les plus jeunes seront remplacées par une garderie dite "améliorée". Si on peut légitimement débattre des activités pour les écoliers des petites sections, nous sommes bien en peine de comprendre ce qui différencie une "garderie améliorée" d'une simple garderie, d'autant plus que les ATSEM des écoles maternelles ont été informées que l'ensemble du matériel dédié au TAP sera affecté aux écoles élémentaires à la rentrée prochaine... 

- Dans les écoles élémentaires, la droite a décidé de cesser les collaborations avec des associations en invoquant le fait que - notamment dans le domaine culturel - les animateurs éprouvaient des difficultés à entreprendre des activités sur ce format. Si ces difficultés constituaient un frein, il aurait d'abord été sage de réfléchir aux moyens de les surmonter, de retravailler le format des interventions, d'en revoir les attentes, quitte à solliciter d'autres animateurs le cas échéant (4 associations participaient aux TAP : l'Etincelle qui proposait des activités de danse, de percussions, de théâtre et de zumba ; des arts martiaux avec le Dojo des Etangs et Rio de l'Arrée, une activité multimédia avec Tremplin). L'objectif n'était-il pas d'offrir des activités diversifiées aux enfants sous la conduite d'animateurs plus spécialisés que le personnel municipal ?

- Nous avions également affecté le Centre culturel aux TAP. La droite met fin à cette mise à disposition. C'est regrettable car l'équipement du Centre culturel devait permettre de développer de nouvelles activités, comme par exemple la diffusion d'oeuvres cinématographiques en partenariat avec l'Etincelle ou l'association quimpéroise Gros Plan, avec laquelle des contacts avaient été pris.

Pour nous, ces interventions extérieures avaient deux finalités : permettre à des enfants de familles modestes d'accéder à une offre culturelle, sportive et de loisir gratuite ; faire découvrir un panel d'activités aux enfants afin de créer des passerelles avec des associations auxquelles ils auraient pu adhérer par la suite.

Ce n'est pas la solution retenue par la droite qui ne voit dans ces activités qu'un "surcoût" (c'est ainsi qu'elles sont présentées dans le communiqué officiel de la ville). L'objectif de la municipalité est bien de préparer les esprits à une remise en cause de la gratuité... ou bien de réduire les TAP à leur plus simple expression (cf. les propos de M. Bourgeois rapportés par Le Télégramme).

Pourtant, les TAP bénéficient d'un fond d'amorçage du ministère de l'éducation nationale ainsi qu'une aide de la CAF, respectivement de 50€ et de 53€ par enfant. S'il est porté atteinte aux contenu et à la qualité des TAP au prétexte de réaliser des économies, nous sommes en droit de nous interroger sur l'usage de ces subventions par la municipalité ? Lors d'un récent conseil d'école à Kernével, Mme le maire-délégué a ainsi déclaré : "il n'y a plus de sous pour les TAP". 

Rien n'est plus faux. En matière de réussite éducative et de bien-être des enfants, c'est d'abord l'ambition et la volonté politique qui priment : une dépense engagée pour un enfant avant d'être un "coût" est d'abord un investissement pour son avenir.

Et si la droite est réellement animée par le souci des économies, nous lui suggérons de couper dans les dépenses de fonctionnement inutiles qu'elle vient d'adopter lors du budget modificatif. Ainsi, elle pourrait revenir sur la hausse des indemnités de 28% de Mme le maire-délégué, annuler la coûteuse et dispensable "étude organisationnelle" de 18 000 €, réduire les crédits "fêtes et cérémonies" récemment augmentés, et maintenir le forfait des écoles privées à son niveau légal plutôt que préparer son augmentation !

12 juin 2014

Conseil municipal du 10 juin 2014

Lors de la séance du conseil municipal du 10 juin, les élus de gauche sont intervenus pour regretter le manque de rigueur dans le fonctionnement municipal et pour interpeller l'exécutif sur plusieurs de ses projets dont l'existence a été portée à notre connaissance par la diffusion d'une note "confidentielle" dévoilée par mégarde...

Fonctionnement du conseil municipal : déjà des carences démocratiques

60% des délibérations soumises au conseil municipal n'ont pas été examinés au préalable par les commissions municipales compétentes. De ce fait, les élus d'opposition n'avaient pas connaissance de la plupart des questions inscrites à l'ordre du jour du conseil avant de recevoir par voie postale la note de synthèse. Ce mode de fonctionnement – inédit – interpelle sur la conception que se font Mme Le Tennier et ses adjoints de la démocratie. Précision utile en réponse à ce qui est écrit dans la presse : les élus d'oppositions sont membres de toutes les commissions municipales et y siègent au nombre de 3 sur les 15 que comptent chaque commission. A notre demande, l'examen du règlement intérieur du conseil a été reporté pour le "purger" de certaines anomalies et le rendre plus respectueux des droits de l'opposition.

Commission consultative de Kernével : un rappel à la loi salutaire

Nous avions saisi M. le Préfet du Finistère afin qu'il exerce son contrôle de légalité sur le refus de Mme Le Tennier d'installer la commission consultative de Kernével. Dans un courrier récent, M. le Préfet lui rappelle que l'installation de cet organe de démocratie participative est obligatoire dans les communes associées et qu'elle ne pouvait décider arbitrairement de sa suppression à Kernével. Même si c'est sous la contrainte préfectorale que la commission a été installée, nous nous en satisfaisons et espérons que la commission sera réellement mise à contribution dans l'élaboration des politiques municipales.

Budget modificatif n°1 : des premières orientations inquiétantes

La séance du conseil municipal du 10 juin avait pour sujet principal l'examen du budget modificatif, le premier de la nouvelle municipalité. Nous avons voté contre ce budget en raison de plusieurs points :

- Report des travaux de réfection de la toiture de la salle de tennis ;

- Forte hausse des crédits « fêtes et cérémonies » et des dépenses somptuaires jusqu'à présent contenues ;

- Inscription d'une dépense en vue d'une «étude organisationnelle des services» dont nous contestons l'utilité. A notre sens, une éventuelle réorganisation des services est une tâche qui doit être effectuée en interne, par le prochain directeur général des services (en cours de recrutement), et en cohérence avec le schéma de mutualisation des services de CCA, qui n'a pas été encore adopté.

Ecoles publiques : des « mauvais coups » en préparation ?

Le 2 juin dernier, les élus de l'opposition ont été rendus destinataires par mégarde d'un compte-rendu d'une réunion interne à la majorité municipale qui n'avait pas vocation à être rendu public. Cette note fait état de plusieurs projets pas rassurants dont les principaux concernent les écoles publiques.

La nouvelle majorité réfléchit en effet à une hausse des subventions aux écoles diocésaines pour 2015 et évoque une possible remise en cause de la gratuité des temps d'activités périscolaires (TAP) des écoles publiques pour retrouver des marges de manœuvres.

Pour nous, la gratuité est une nécessité qui offre à tous les enfants la faculté d’approfondir leur capital culturel et social, notamment à ceux issus des familles modestes dont les parents ne peuvent pas toujours financer des activités de loisirs.

Cette note dévoile également les échanges entre la Mme Le Tennier et l'adjoint aux affaires scolaires de la ville de Concarneau à propos de la restauration scolaire. Nous y apprenons que les cantines scolaires de la commune pourraient à terme acheter leurs repas auprès de la cuisine centrale de Concarneau, déficitaire de 200 000 €. Nous réfutons la pertinence de ce projet alors que les cuisines municipales des écoles sont en capacité de répondre de manière satisfaisante aux besoins recensés, tant sur les plans qualitatif que quantitatif. Nous ne comprenons pas la plus-value d'un tel projet qui n'a d'autre finalité que de faire payer les déficits concarnois par les familles de Rosporden-Kernével.

Lors du débat budgétaire, nous avons interpellé Mme Le Tennier sur ces différents sujets et nous avons entendu comme unique réponse qu' « une mairie est une entreprises comme les autres, elle doit-être gérée comme telle ! ».

Nous exigeons la transparence sur ces projets, qu'ils puissent être débattus en commission avec tous les élus, et surtout qu'une réelle concertation avec les familles et les personnels municipaux soit rapidement engagée.

06 juin 2014

Agir en faveur du bien vieillir

J'assistais jeudi soir à l'assemblée générale de l'ADMR d'Elliant. Avec ses 17 bénévoles et ses 25 salariés, l'association intervient auprès de 144 bénéficiaires dans 7 communes, essentiellement des personnes âgées mais aussi des familles ou des personnes en situation de handicap. Ce moment annuel de rencontre et d'échanges est l'occasion de saluer l'engagement associatif auprès de nos aînés et d'évoquer l'action du Département en matière d'accompagnement gérontologique.

J'ai ainsi rappelé que, cette année, le Conseil général du Finistère met en oeuvre l'évaluation de son 3ème schéma « Bien vieillir en Finistère » 4 ans après son lancement. L'objectif est de dresser un état des lieux et d'initier une démarche prospective afin d'avancer dans la réflexion pour un nouveau schéma. Car loin de se contenter d'être un simple guichet pour l'APA, le Département a pour attribution de définir et d'organiser les modes de réponses adaptés aux besoins des personnes âgées.

Bien entendu, les incertitudes concernant l'évolution des compétences des collectivités et l'issue du débat parlementaire sur la loi d'orientation et de programmation pour l'adaptation de la société au vieillissement auront des incidences sur les choix qui seront effectués.

Dans le Finistère, le maintien à domicile des personnes âgées a toujours été une priorité, même si l'APA à domicile coûte davantage que l'APA pour l'hébergement en établissements (417 € en moyenne contre 373 €). Toutefois, depuis 2009 le nombre de bénéficiaires a diminué en raison d'une classe d'âge moins nombreuse et du recul de l'entrée en dépendance. Chargé de délivrer les autorisations et de déterminer la tarification horaire des structures d'aides à domicile, le Conseil général exerce une fonction d'appui du secteur, comme il le fait en orientant la restructuration du réseau ADMR après les difficultés survenues en 2011.

Au travers des contrats de territoire, le Conseil général a incité chaque intercommunalité à se doter de structures d'accompagnement pour les personnes âgées et leurs familles. Ces "CLIC", dont le standard départemental a été fixé au niveau 2, assurent l'évaluation des besoins et élaborent des plans d'accompagnement pour les personnes en perte d'autonomie.

S'agissant de l'accueil en établissement, la majorité départementale veille à la diversification et à la complémentarité de l'offre quand le maintien à domicile n'est plus possible : 12 600 places en hébergement permanent, temporaire, ou en accueil de jour ont été ouvertes par le 3ème schéma... Nous agissons aussi pour garantir l'accessibilité financière, le respect des règles de bientraitance, de qualification du personnel et soutenons les initiatives en faveur de la vie sociale des personnes âgées.


22 mai 2014

Intervention lors du Conseil communautaire du 22.05.2014

Lors de la séance du 22 mai 2014, le conseil communautaire de Concarneau Cornouaille Agglomération devait désigner les membres des différentes commissions de travail. En dépit de l'article L. 2121-22 du code général des collectivités territoriales qui prévoit le principe de la représentation proportionnelle des listes élues, la majorité municipale m'a assigné dans des commissions que je n'ai pas choisies et m'a notamment refusé la participation à la commission Economie, Emploi, Tourisme. Après la suppression de la commission consultative de Kernével - qui a conduit mes collègues de l'opposition et moi-même à saisir le Préfet afin qu'il exerce son contrôle de légalité - voici une nouvelle marque d'autoritarisme que je n'entends pas accepter.

02 mai 2014

Conseil municipal : premières décisions maladroites… mais bien de droite !

La seconde séance du conseil municipal s'est tenue le 29 avril 2014. L'occasion pour la majorité de droite de poser les premiers jalons de son mandat. Comme souvent les premières décisions d'une équipe donnent la mesure de ce que sera le mandat. Le moins qu'on puisse dire est que ces premières décisions, si elles sont maladroites… sont bien de droite !

Refus d'appliquer la représentation proportionnelle dans certaines instances municipales

Lors de l'installation des différentes commissions et organismes extra-municipaux, Mme Le Tennier n'a pas souhaité appliquer le principe de la représentation proportionnelle au Comité Technique Paritaire (organe en charge du dialogue social avec le personnel municipal). Considérant que la proportionnelle doit s'appliquer à l'ensemble des organismes ou à aucun, nous avons refusé de siéger au sein de la commission d'appels d'offres et de la commission des marchés. 

Augmentation de 28% des indemnités du maire-délégué de Kernével

Nous avons également voté défavorablement le bordereau relatif aux indemnités d'élus, notamment en raison de la hausse de celles de Mme Salomon, maire-délégué de Kernével, qui augmentent de 28% par rapport au mandat précédent sans justification valable. 

Deux adjointes seront également indemnisées à hauteur de 150 euros de plus que leurs collègues, là encore sans raisons objectives. Les indemnités sont nécessaires pour permettre aux élus d'assumer leurs mandats, surtout quand ils réduisent leurs activités professionnelles, mais aucune distinction ne peut-être faite pour de purs motifs personnels...

Suppression de la commission consultative de Kernével

La hausse des indemnités du maire-délégué - qui n'est pas anodine en période de crise - est d'autant moins justifiée que parmi ses missions figurent la présidence et l'animation de la commission consultative de Kernével.  La nouvelle majorité a pourtant décidé de supprimer cette instance qui existe depuis 40 ans à Kernével ! 

En effet, le statut de commune associée prévoit l'existence d'une commission consultative où siègent des citoyens non élus. Cet organisme a vocation à se saisir de toute affaire intéressant la population ou le territoire de la commune associée, elle peut également être saisie par le maire ou le conseil. Espace essentiel de démocratie participative, elle permettait d'associer à la gestion municipale des acteurs locaux autour d'enjeux propres à Kernével.

Mme Salomon ne peut pas à la fois se prévaloir de la fonction de maire-délégué, prétendre que les tâches qui lui incombent justifient une hausse de son traitement, et refuser dans le même temps d'installer la commission consultative.

Nous contestons tant la légalité de sa suppression que son opportunité, alors que des communes voisines se sont dotées de conseils de quartier.

20 avril 2014

MFR d'Elliant : une nouvelle formation en alternance

J'ai appris avec plaisir cette semaine que la Maison Familiale et Rurale d'Elliant avait obtenu l'accord du Ministère pour ouvrir à la rentrée prochaine un Bac pro maintenance des matériels agricoles. L'équipe dirigeante de la MFR s'est mobilisée pour que cette formation retrouve sa place parmi l'offre d'enseignement dont elle avait disparu.

Avec un peu moins de 150 élèves, la MFR d'Elliant recrute autant dans le Finistère que dans les départements voisins. Elle offre aux jeunes des formations dans le secteur de l'agroéquipement, la maintenance, les productions agricoles et l'utilisation des matériels. Elle participe ainsi au rayonnement agricole de notre territoire en même temps qu'à la formation professionnelle des jeunes qui se destinent aux métiers de l'agriculture. Longtemps négligée, la formation par alternance est désormais reconnue comme l'un des meilleurs remèdes contre le décrochage scolaire et pour un accès rapide à l'emploi.

Le Conseil général du Finistère soutient la fédération départementale des MFR et accorde des aides aux établissements pour différents projets d'investissements ou péri-scolaires, comme les voyages d'études qu'organise la MFR d'Elliant au profit de ses pensionnaires.

15 avril 2014

Le Conseil général du Finistère réaffirme ses engagements pour le maintien des activités du Port départemental de Concarneau

Le Finistère accueille le tiers des activités de pêche française et l’ensemble de la filière pêche représente 11 500 emplois finistériens, dont plus de 2 800 marins. Le Port de Concarneau se place au 8ème rang national des ports de pêche français en tonnage de produits de la mer débarqués et au 7ème rang en termes de chiffre d’affaire réalisé.

Après le transfert du port de Concarneau de l’État au Département en janvier 2007, le Conseil général a initié, dès 2009, un schéma d’aménagement et de développement du port élaboré collectivement avec l’ensemble des acteurs du port de Concarneau : la Ville, la Chambre de commerce et d’industrie Quimper Cornouaille, la Communauté d’agglomération, les industriels, les pêcheurs et les armateurs.

Dans le cadre du schéma d’aménagement et de développement du port de Concarneau, un certain nombre de projets est envisagé : développement de la construction-réparation navale, confortement de la filière pêche, développement de la plaisance, aménagement de l’interface ville-port, réhabilitation des espaces portuaires.

Ayant eu connaissance de la possible vente d’une dizaine de navires de la coopérative Dhellemmes et compte tenu de l’importance des investissements programmés sur le Port de Concarneau, le Conseil général estime indispensable le maintien des activités de pêche à Concarneau et soutiendra toute initiative permettant d’y parvenir.

23 décembre 2013

Habitat 29 : des logements de qualité pour tous

L'office public HLM du Conseil général - Habitat 29 - intervient dans les territoires pour construire, louer et rénover des logements accessibles au plus grand nombre. Son statut d'opérateur public lui permet également d'intervenir dans des projets d'intérêt général portés par des collectivités, en partenariat opérationnel avec elles.


Dans le canton de Rosporden, Habitat 29 est propriétaire de près de 250 logements locatifs à caractère social. Depuis 2010, l'office s'est doté d'une stratégie de développement durable à travers l'élaboration d'un agenda 21. L'un des axes de cet agenda 21 concerne l'amélioration énergétique des logements. Plusieurs pavillons du canton ont ainsi fait l'objet d'un programme de rénovation avec l'objectif de faire réaliser des économies d'énergie aux locataires. Aux côtés de Raynald Tanter, vice-président du Conseil général chargé de l'habitat, et des élus du territoire, j'ai eu le plaisir d'inaugurer récemment ces travaux de rénovation dans 4 pavillons de la résidence Kerveil à Saint-Yvi et de 7 pavillons du quartier de La Métairie à Kernével.

Nouvelle isolation, VMC basse consommation, remplacement des ouvertures, installation de pompes à chaleurs et de panneaux rayonnants, nouvelles robinetteries avec limiteur de débit, mise en place d'automates permettant la programmation et l'optimisation du chauffage… Le gain sur la facture des locataires est évalué à 40%. Ces derniers sont associés et conseillés par Habitat 29 pour tirer le meilleur parti des nouveaux équipements. Le coût de l'ensemble de ces opérations de modernisation s'élève à 296 500 €, subventionné en partie par le Conseil général.

Autre projet important pour le territoire : la construction de la nouvelle gendarmerie et des logements de fonction. L'ancienne gendarmerie de Rosporden était dans un état de vétusté qui ne permettait plus de bonnes conditions d'accueil ni de vie pour les militaires. En accord avec le commandement, la commune de Rosporden a décidé l'implantation d'une nouvelle caserne à la Villeneuve-Cadol. Une co-maîtrise d'ouvrage entre la ville et Habitat 29 a permis de réaliser ce nouvel équipement nécessaire à la sécurité des populations du ressort de la communauté de brigade. La ville est propriétaire de la caserne louée au Ministère de la Défense tandis que les 11 pavillons qui accueillent les gendarmes et leurs familles demeurent propriétés d'Habitat 29. Le financement des 11 logements se monte à 1,8 M€ porté par Habitat 29.

20 décembre 2013

Pour une déclinaison territoriale du Pacte pour la Bretagne : notre contribution sur la situation de Rosporden

Le Pacte d'Avenir pour la Bretagne a été signé le 13 décembre par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault lors d'un déplacement à Rennes. Ce Pacte traduit la reconnaissance par l'Etat des spécificités de la Bretagne et tente d'apporter des réponses aux difficultés du moment.
Il engage une enveloppe conséquente de 2 Md€ pour la mise en oeuvre opérationnelle des trois piliers qui le composent :
- Des mesures d'urgence pour accompagner les salariés victimes de plans de licenciements et les territoires frappés par les fermetures de sites ;
- Un plan agroalimentaire et agricole pour conforter la Bretagne comme une région où qualité se conjugue avec production ;
- Des mesures pour améliorer la compétitivité des territoires et des entreprises.
Ce Pacte élaboré dans la concertation est la première étape d'un travail qui devra se poursuivre pour que des résultats concrets soient obtenus, notamment dans les territoires qui en ont le plus besoin. Dans cet état d'esprit, Gilbert Monfort et moi-même, avons souhaité attiré l'attention des principaux pouvoirs  publics sur la situation particulière de Rosporden qui subit l'annonce de la fermeture de Boutet-Nicolas. Vous trouverez ci-dessous le courrier que nous avons adressé aux Préfets de Région et de Département, ainsi qu'au Président du Conseil régional et au Président du Conseil général.

03 décembre 2013

La commission départementale de la présence postale, une instance inutile ?

Conséquence de la privatisation, l'enseigne La Poste cherche à réduire par tous les moyens les horaires d'ouverture de nombreux bureaux du département en faisant fi des protestations d'élus et d'usagers. Avec mon collègue Lessard, nous avons souhaité que, conformément aux missions de la commission départementale de la présence postale territoriale où nous siégeons, cette question y soit abordée. Refus de la Poste. Ci-dessous notre communiqué en réaction.

La CDPPT du Finistère était convoquée ce lundi 2 décembre. Alertés par des maires, et considérant la Poste comme un maillon essentiel du service public, nous avons demandé d'entrée l’inscription à l’ordre du jour d’une information sur les projets de réduction d’horaire d’ouverture de nombreux bureaux de poste du département, en particulier en milieu rural.

En contradiction avec le statut réglementaire des commissions postales, la direction de la Poste a refusé l'inscription de ce point à l'ordre du jour alors même que des demandes d'explications adressées par courrier cet été étaient déjà restées sans réponses...

En conséquence, nous avons immédiatement quitté la réunion. Notre message est clair : après le refus d'aborder l'organisation de la distribution du courrier, il n'est pas question de cautionner qu'une information sur les aménagements horaires nous soit refusée. Cela pose clairement l'utilité de cette instance car nous n’avons pas vocation à siéger sans aucun pouvoir, pas même celui d’être simplement informés afin de répondre aux inquiétudes des élus et des usagers.

Nous avons fait savoir que nous ne reviendrions en CDPPT que quand ce point serait à l’ordre du jour. Dans l’immédiat, nous invitons les élus locaux à nous faire part de leurs inquiétudes sur le sujet et à exprimer leurs mécontentements auprès de la direction de l'enseigne La Poste.

Jean-Claude LESSARD
Conseiller régional de Bretagne délégué au pays de Cornouaille

Michel LOUSSOUARN
Conseiller général du Finistère

16 novembre 2013

CCA : la politique économique en débat

Le conseil communautaire réuni à Concarneau ce jeudi devait se prononcer sur l'extension de la zone d'activités de Colguen. Par 23 votes contre, 15 pour et 3 abstentions, ce projet mal pensé a été rejeté par une majorité d'élus de différentes communes et sensibilités. Au-delà de la méthode du vice-président UMP en charge de l'économie qui n'a écouté aucune des réserves formulées depuis des mois, ce vote interroge la politique économique de l'agglomération. J'ai défendu le rejet de l'extension pour 3 motifs. 

La crise qui frappe Rosporden à travers la fermeture prévisible de Boutet-Nicolas entraînera la disparition de près de 300 emplois et laissera vacants 22 hectares de foncier et d'immobilier appartenant au groupe Cecab. Dans le cadre de la revitalisation, la priorité doit être donnée à la réindustrialisation de la plateforme de la Rocade Nord, et à une réflexion sur la réserve foncière attenante. La ville de Rosporden contribue solidairement à l'agglomération depuis l'adoption de la taxe professionnelle unique. Il est normal que percevant l'impôt économique rospordinois, l'agglomération agisse à son tour en faveur de l'économie rospordinoise quand celle-ci en a besoin. Or, elle ne pourra pas mener efficacement de front la réindustrialisation de Rosporden et l'ouverture d'une zone à Concarneau.

La politique économique conduite depuis 2008 n'est pas conforme au projet de territoire de l'agglomération qui prévoit un développement équilibré autour des deux pôles que constituent Rosporden et Concarneau.  Tous les projets en matière de développement économique (pépinière d'entreprises, zones d'activités, éco-pôle…) laisse Rosporden de côté, de telle sorte, que le risque d'accentuer le glissement résidentiel des communes du canton est réel.

Enfin, la seule création de zones d'activités ne peut tenir lieu de politique économique. Une agglomération qui comprend la 3ème ville du Finistère a besoin de se doter d'un véritable schéma communautaire de développement économique pour définir une vision stratégique et prospective. Colguen I connaît un bilan mitigé avec une commercialisation difficile qui laisse plusieurs hectares sans preneurs. D'autres parcs d'activités, comme celui de Dioulan à Rosporden, attendent toujours d'être requalifiés. Dans ces conditions, il y a d'autres préoccupations que la création d'une nouvelle zone. Il faut d'abord mener un diagnostic approfondi des forces et faiblesse du territoire, des filières qui font son dynamisme, avant de réfléchir aux infrastructures véritablement utiles (port de Concarneau, pôle logistique, Internet Très Haut Débit…). 

Fourni par Blogger.