06 juin 2014

Agir en faveur du bien vieillir

J'assistais jeudi soir à l'assemblée générale de l'ADMR d'Elliant. Avec ses 17 bénévoles et ses 25 salariés, l'association intervient auprès de 144 bénéficiaires dans 7 communes, essentiellement des personnes âgées mais aussi des familles ou des personnes en situation de handicap. Ce moment annuel de rencontre et d'échanges est l'occasion de saluer l'engagement associatif auprès de nos aînés et d'évoquer l'action du Département en matière d'accompagnement gérontologique.

J'ai ainsi rappelé que, cette année, le Conseil général du Finistère met en oeuvre l'évaluation de son 3ème schéma « Bien vieillir en Finistère » 4 ans après son lancement. L'objectif est de dresser un état des lieux et d'initier une démarche prospective afin d'avancer dans la réflexion pour un nouveau schéma. Car loin de se contenter d'être un simple guichet pour l'APA, le Département a pour attribution de définir et d'organiser les modes de réponses adaptés aux besoins des personnes âgées.

Bien entendu, les incertitudes concernant l'évolution des compétences des collectivités et l'issue du débat parlementaire sur la loi d'orientation et de programmation pour l'adaptation de la société au vieillissement auront des incidences sur les choix qui seront effectués.

Dans le Finistère, le maintien à domicile des personnes âgées a toujours été une priorité, même si l'APA à domicile coûte davantage que l'APA pour l'hébergement en établissements (417 € en moyenne contre 373 €). Toutefois, depuis 2009 le nombre de bénéficiaires a diminué en raison d'une classe d'âge moins nombreuse et du recul de l'entrée en dépendance. Chargé de délivrer les autorisations et de déterminer la tarification horaire des structures d'aides à domicile, le Conseil général exerce une fonction d'appui du secteur, comme il le fait en orientant la restructuration du réseau ADMR après les difficultés survenues en 2011.

Au travers des contrats de territoire, le Conseil général a incité chaque intercommunalité à se doter de structures d'accompagnement pour les personnes âgées et leurs familles. Ces "CLIC", dont le standard départemental a été fixé au niveau 2, assurent l'évaluation des besoins et élaborent des plans d'accompagnement pour les personnes en perte d'autonomie.

S'agissant de l'accueil en établissement, la majorité départementale veille à la diversification et à la complémentarité de l'offre quand le maintien à domicile n'est plus possible : 12 600 places en hébergement permanent, temporaire, ou en accueil de jour ont été ouvertes par le 3ème schéma... Nous agissons aussi pour garantir l'accessibilité financière, le respect des règles de bientraitance, de qualification du personnel et soutenons les initiatives en faveur de la vie sociale des personnes âgées.


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