10 mars 2015

Lettre d'information n°16

Au terme de mon mandat de conseiller général du canton de Rosporden, vous trouverez ci-dessous la toute dernière édition de la lettre d'information que j'adresse aux partenaires du Conseil général.


20 janvier 2015

Projet de nouvelle salle de sports à Rosporden : rétablir quelques vérités

A l'occasion de la cérémonie des voeux, Mme Le Tennier a annoncé que le projet d'une nouvelle salle de sports attendu par le mouvement sportif local était remis en question. Il me semble utile de rappeler quelques éléments concernant ce projet lancé sous la mandature précédente.

L'actuelle salle omnisports date de la fin des années 1970. Elle rend encore de nombreux services mais ne permet plus de faire face aux nouvelles pratiques sportives ni à la hausse du nombres d'adhérents dans les clubs. La population rospordinoise et kernéveloise a fortement augmenté cette dernière décennie, et en même temps, de nombreuses activités nouvelles se sont développées dans la commune. Par ailleurs, depuis l'origine, le Conseil général loue des créneaux horaires à la ville de Rosporden pour permettre aux collégiens d'utiliser l'équipement. Il a également participé en plusieurs occasions au financement des différents travaux de rénovation de la salle pour cette raison.

Un nombre d'associations croissant avec des effectifs en hausse témoigne de la vitalité du tissu sportif local. Depuis plusieurs années, ces associations constatent que l'équipement actuel ne permet plus de satisfaire les usages (construction ancienne qui ne répond pas à toutes les normes des fédérations sportives, difficulté à obtenir des créneaux suffisants...). A leur demande, la municipalité de Gilbert Monfort a étudié la construction d'une nouvelle salle de sport, Rosporden étant l'une des rares communes de cette taille à ne disposer que d'une seule salle sportive.

Dans une période où la mutualisation des moyens est une nécessité, il est apparu nécessaire à l'ancienne équipe municipale de proposer au Conseil général de soutenir le projet en contrepartie d'un accès des collégiens au nouvel équipement. Le contrat de territoire conclu en 2010 entre le Conseil général et Concarneau Cornouaille Agglomération prévoyait ainsi une subvention de 30% plafonnée à 300 000 € accordée à la ville de Rosporden.

Dès mon élection comme conseiller général du canton, il est apparu que la participation du Conseil général n'était pas suffisante pour aider à la réalisation d'un équipement qui bénéficierait à des collégiens issus de toutes les communes du canton de Rosporden. En lien avec Gilbert Monfort, j'ai défendu auprès du président Maille une hausse de la participation du Conseil général. En 2012, j'ai obtenu un accord de principe portant sur un concours départemental de 1000 000 € à la condition qu'un usage déterminant de la salle soit réservé aux collégiens. 

Le nouveau contrat de territoire 2015-2020 qui sera voté au Conseil général fin janvier 2015 officialisera la subvention d'1M€ pour le projet de nouvelle salle de sport dont le coût global est évalué à 3,5M €.

Cette salle semblait jusqu'alors figurer dans les projets de la municipalité. Ainsi, le 14 octobre 2014, à l'occasion d'une visite préparatoire au contrat de territoire, Pierre Maille et moi-même étions reçus par 3 adjoints (M. Accart, Mmes Salomon et Goaer) pour évoquer le projet de nouvel équipement sportif. Le message de la municipalité était clair à l'époque : "ce projet est nécessaire pour le tissu sportif local, le soutien du Conseil général est indispensable". Depuis cette rencontre, le discours a changé : "trop cher", "nous avons d'autres priorités", "il faut que Concarneau Cornouaille Agglomération ou les communes du secteur aident au financement"... 

J'ai récemment appris qu'une rencontre s'était tenue entre des parents d'élèves et la municipalité. A cette occasion, il a été évoqué un coût de 4,7M€, qui serait trop élevé pour les finances municipales. A vrai dire, je ne sais d'où sort ce chiffrage. Le dossier reçu au Conseil général en décembre fait toujours état d'un montant HT de 3,5M€. Même en y ajoutant la TVA, je n'arrive pas à 4,7 M€... D'autant que si les communes payent la TVA, elles sont remboursées par l'Etat en année N+1 par le mécanisme du fonds de compensation de la TVA... En définitive, le coût reste donc 3,5M€.

La vérité est simple : la municipalité a d'autres projets qu'elle considère de son point de vue prioritaires (cuisine centrale, cité de la gastronomie...). C'est son droit mais qu'elle les assume plutôt que de se défausser sur les communes voisines ou sur CCA qui ont aussi leurs propres projets, ou bien, en accusant la baisse des concours de l'Etat. Tout candidat responsable à l'élection municipale ne pouvait ignorer les conséquences du pacte de responsabilité sur les finances locales et devait en tenir compte pour évaluer la faisabilité de son programme.

Un taux global de subvention de 40 à 45% est encore possible, encore faut-il avoir la volonté de frapper aux bonnes portes et d'étayer un dossier solide (Fonds de concours de CCA, fédérations sportives, Centre National Du Sport, Etat...).

Conformément à mon engagement, le Conseil général maintiendra sa participation de 1M€. Elle sera votée à la fin du mois de janvier. Mais cette subvention n'a qu'un seul objet : la construction d'une nouvelle salle de sport telle qu'elle a été présentée au Conseil général, pas l'achat de je ne sais quelle "structure gonflable" ou bien la rénovation de l'ancienne salle. Si la municipalité s'oriente vers d'autres options, elle devra rediscuter du montant avec la collectivité départementale qui, si elle n'était en rien demandeuse, a pris ses responsabilités...

16 janvier 2015

Le Conseil général au côté des sapeurs-pompiers

J'assistais samedi dernier à la traditionnelle cérémonie de la Sainte-Barbe organisée par les sapeurs-pompiers volontaires du centre de secours de Rosporden, Tourc'h et Saint-Yvi. Ce moment convivial permet aux élus de partager un temps d'échange avec les sapeurs et leurs familles et de rappeler que la collectivité est à leurs côtés pour les aider à accomplir leurs missions au service de la population.

Chacun avait en tête les tragiques événements qui s'étaient déroulés quelques heures plus tôt. Ces circonstances ne pouvaient qu'éclairer davantage l'importance de pouvoir s'appuyer sur nos forces de l'ordre et nos forces de sécurité civile dont font partie les pompiers. Notre canton a ainsi la chance de compter deux centres de secours, situés à Rosporden et à Elliant.

J'ai tenu à rappeler que la loi a confié aux conseils généraux le financement des services d'incendie et de secours (SDIS) pour une part importante. Dans le Finistère, le Conseil général contribue ainsi à hauteur de 22 521 000 € au fonctionnement du SDIS 29, soit 42% du budget. Le département participe également à hauteur de 30% aux investissements immobiliers sur les centres de secours portés par les communes ou leurs groupements, en y consacrant une enveloppe de 2 000 000 € en 2014. C'est le cas par exemple de la construction d'une caserne neuve à Concarneau.

En 2014, le Conseil général du Finistère et ses représentants au SDIS ont également souhaité initier une réflexion sur l'étendue des missions et le niveau de service des centres de secours et d'incendie. Cette réflexion s'est inscrite dans la démarche d'élaboration du nouveau schéma départemental d'analyse et de couverture des risques (SDACR) qui fixe la ligne opérationnelle du SDIS.

Au-delà de leurs fonctions premières, les centres de secours participent aussi à l'aménagement durable du territoire et à la cohésion sociale. Pour une meilleure prise en compte de cette dimension, le Conseil général a souhaité développer les synergies avec le SDIS en menant un travail commun ayant permis d'élaborer un plan d'actions autour de quatre axes : mieux communiquer et rendre plus lisible le SDIS, partager la culture de la prévention du risque, mettre en commun des moyens et des compétences CG/SDIS, développer des démarches et des outils communs.

Le Conseil général demeure attentif aux services de proximité, dont les centres de secours sont un maillon essentiel, afin de garantir la solidarité nécessaire aux Finistériens.


15 décembre 2014

Finistère d'ouverture

Le Conseil général organisait vendredi dernier son forum annuel de la solidarité internationale destiné à mobiliser le réseau associatif qui porte dans les pays du Sud des projets de développement solidaire (accès à l'eau, à l'assainissement, à la scolarisation, à la santé, développement économique...)

Le Conseil général du Finistère conduit depuis de nombreuses années des politiques de coopération décentralisée avec la région Diana à Madagascar et la province de Chiloé au Chili. En appui à ces collectivités locales, de jeunes diplômés sous statut de volontaires internationaux participent à la mise en oeuvre de politiques de développement par un échange de bonnes pratiques et l'apport d'une expertise finistérienne dans des domaines tels que le développement rural et maritime (agriculture, pêche...), du tourisme équitable, des échanges culturels...

En parallèle, le Conseil général apporte sa contribution financière (170 000 € par an environ) et son expertise aux associations finistériennes de solidarité internationale. Ces associations étaient réunies vendredi sous l'égide de Maryvonne Blondin, conseillère générale déléguée, pour réfléchir aux enjeux de mise en réseau et de mutualisation dans un contexte d'évolution des finances locales qui appelle encore à davantage d'efficacité. 

Parmi les bonnes pratiques que le Conseil général encourage, on recense l'action du réseau CICODES, la constitution d'un collectif Madagascar, l'organisation de la quinzaine du commerce équitable et la semaine de la solidarité internationale. Sans nul doute, la mutualisation des expériences (formation, échanges de bonnes pratiques...) et peut-être des moyens humains et matériels est une piste d'avenir pour le secteur de la solidarité internationale, facilitant la résolution des difficultés rencontrées sur place dans la conduite des projets.

Les collectivités engagées en ce domaine ne sont pas en reste, puisque les départements du Finistère, des Côtes d'Armor, d'Ile-et-Vilaine, la Région Bretagne ainsi que les grandes agglomérations travaillent de concert au sein de l'ABCIS (réseau des Acteurs Bretons de la Coopération Internationale et de la Solidarité) pour harmoniser leurs politiques. Prochainement, un formulaire commun d'instruction des subventions sera créé pour faciliter la tâche des associations. Cette initiative recouvre pleinement l'une des recommandations de la Mission d'évaluation et d'information des relations du Conseil général avec les associations que j'avais présidé en 2012.

Le Conseil général soutient ces initiatives qui permettent à la fois de donner une dimension internationale concrète à la solidarité, et qui font de nos associations des ambassadeurs du Finistère partout dans le monde, sortes de "diplomatie de la société civile" qui contribue au rayonnement du Penn-Ar-Bed.

08 décembre 2014

Emplois d'avenir : un tremplin pour la jeunesse finistérienne

Avec plusieurs de mes collègues élus départementaux, je participais ce matin au comité de pilotage des emplois d'avenir installé par le Conseil général du Finistère pour veiller à la réussite de ce dispositif d'insertion dans notre collectivité.

Chef de file de l'insertion sociale et professionnelle, le Conseil général du Finistère a, dès le lancement des emplois d'avenir il y a presque deux ans, souhaité s'inscrire pleinement dans cette démarche qui "remet le pied à l'étrier" à des jeunes de 16 à 25 ans sans qualification ou faiblement qualifiés.

Dans notre département, 801 jeunes bénéficient d'un emploi d'avenir. Le Conseil général en a recruté 97 qui travaillent pour le service public tout en suivant une formation. Agents d'exploitation des routes, agents techniques dans les collèges, mécaniciens, agents administratifs... L'éventail des missions confiées à ces jeunes est diversifié. 

La formation fait partie intégrante des emplois d'avenir. Les jeunes bénéficient de stages organisés par le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) ou par le Conseil général, ainsi que d'une formation professionnelle destinée à acquérir de nouvelles compétences (bureautiques, techniques, formations qualifiantes, certifiantes ou diplômantes...). Une vingtaine d'entre eux se destinent même à des concours de la fonction publique tels que rédacteurs, techniciens ou adjoints administratifs.

Il convient de souligner l'implication de plusieurs agents de la collectivité qui ont accepté de servir de tuteurs à ces jeunes. Leur concours est indispensable à la réussite des emplois d'avenir. Pour les aider dans leur rôle et valoriser leur action, des sessions de formation ont été proposés aux tuteurs. 

D'ores et déjà, il est possible de dresser un bilan positif du recrutement des emplois d'avenir par le Conseil général. Certains jeunes intégreront à terme la collectivité dans le cadre de la gestion prévisionnelle des emplois et des carrières, d'autres pourront mettre à profit l'expérience et la formation acquises pour s'insérer dans le marché de l'emploi public ou privé.


24 novembre 2014

Lettre d'information n°15

La dernière livraison en date de ma lettre d'information, après la Session plénière d'octobre, avec un focus particulier sur la déclinaison locale de deux politiques départementales : culture et solidarité internationale.

18 novembre 2014

Le Conseil général investit pour les collégiens

J'assistais hier, comme chaque année, à la traditionnelle réunion entre le Conseil général et la direction du collège Germain Pensivy afin de définir les priorités des travaux nécessaires à la qualité d'accueil des collégiens. En effet, l'entretien et le fonctionnement des collèges sont de la compétence du Conseil général. Mais l'engagement de la collectivité en faveur des collégiens dépasse le cadre de ses obligations légales.

40 millions par an pour les collèges
Le Conseil général verse chaque année 15 millions d'euros en dotation de fonctionnement aux établissements. Egalement responsable de l'entretien et de la construction du patrimoine bâti des collèges publics, il investit annuellement 25 millions pour la mise en accessibilité et la rénovation des collèges, la plupart des travaux étant programmés par le schéma des collèges. 82 % des établissements sont désormais accessibles aux élèves en situation de handicap et 100% le seront en 2015.

Près de 145 millions d'euros sont ainsi prévus pour la période 2012 - 2017, soit 20% du budget global d'investissement du Conseil général, pour offrir aux jeunes et aux agents des lieux accueillants et bien équipés. 

S'agissant du collège Pensivy, le département a réalisé divers travaux ces dernières années : réfection de l'espace restauration, des logements de fonction, travaux d'accessibilité, aménagement de 2 salles de cours, d'une salle de technologie... Des travaux plus importants, comme la construction d'un nouveau préau et l'extension du self, sont à l'étude.

Accompagner les collégiens et favoriser leur autonomie

En plus de ces investissements qui participent à soutenir le tissu économique local, le Département a fixé comme priorité l'accompagnement des collégiens et leur réussite éducative.

Des aides sont allouées pour les équipements pédagogiques (matériels informatiques, tableaux numériques interactifs, équipements scientifiques et technologiques...) mais également pour soutenir les actions favorisant les pratiques culturelles, sportives et scientifiques, ainsi que des actions de sensibilisation à la santé et à la sécurité.

Des programmes spécifiques ont été votés par l'assemblée départementale pour favoriser la prise en compte du développement durable (agenda 21 des collèges), ou bien tisser des partenariats entre le collège et les acteurs du territoire afin de favoriser l'accès des jeunes à la culture sous ses différents aspects ("collèges et territoire", jumelage avec une compagnie artistique). Le collège Pensivy devrait ainsi engager, dès l'année prochaine, un jumelage avec la compagnie Très Tôt Théâtre.

Le Département est aussi l'employeur des 460 agents techniques qui travaillent quotidiennement aux côtés des personnels de l'Education Nationale. Ils assurent l'entretien des locaux, la maintenance, la restauration, l'accueil en internat et en externat des collégiens avec l'objectif d'offrir aux jeunes Finistériens les meilleurs conditions d'accueil et d'épanouissement.

Ces actions démontrent que la majorité de gauche du Conseil général a fait de l'égalité des chances des collégiens un axe fort du projet départemental.

29 octobre 2014

Le Conseil général du Finistère, là où vous vivez

Le Conseil général du Finistère vient d'éditer une vidéo qui retrace en 6 minutes l'ensemble des missions qu'il exerce au service des Finistériens et des Finistériennes. Chef de file des solidarités territoriales et sociales, le département accompagne les citoyens à tous les âges de la vie - de la petite enfance au grand âge - en adaptant les réponses qu'il apporte aux besoins des usagers et sur tous les territoires. Son budget supérieur à 1,3 milliard d'euros constitue aussi un puissant levier pour soutenir l'activité économique et l'emploi local.

25 octobre 2014

Cité d'avenir, une nouvelle association citoyenne à Rosporden-Kernével

Issue de la volonté des co-listiers de la liste de gauche candidate lors des élections municipales, la nouvelle association citoyenne "Rosporden-Kernével, cité d'avenir" a officiellement vu le jour ce samedi, lors d'une présentation à la presse.

Regroupant déjà presqu'une quarantaine de membres, sa vocation est de promouvoir dans la conduite des affaires municipales et communautaires les valeurs républicaines par le développement durable, l'information et la participation citoyenne.

Les quatre élus de notre groupe apportent leur soutien total à cette démarche qui permet de confronter nos points de vue et analyses sur les enjeux locaux. La montée en puissance de l'intercommunalité dans une période de raréfaction des ressources des collectivités sera un sujet important de réflexion, en même temps que ceux de la défense des services à la population, de la cohésion sociale dans notre commune, en particulier le devenir des politiques destinées à la jeunesse, au sport, à la culture, et de manière générale à la vie associative.

Cette initiative est aussi l'opportunité d'intéresser de nouvelles générations à la vie locale en permettant aux plus chevronnés de transmettre leur expérience d'élus ou d'anciens élus. Enthousiasme, volonté de travail collectif et confiance dans l'avenir de notre cité sont les maîtres mots qui guideront les pas de cette nouvelle association animée par un bureau jeune et dynamique.

Fourni par Blogger.