Le 25 janvier prochain, France 3 diffusera un documentaire biographique consacré à Louis Le Pensec intitulé "Le menhir et la rose". De leur côté, les socialistes de la 8ème circonscription ont réalisé un petit film avec la complicité de l'intéressé, diffusé à l'occasion de la Fête des 40 Roses à Quimperlé en septembre, et baptisé "Itinéraire d'un enfant de Mellac".
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03 décembre 2013
19 novembre 2013
Liste européenne Ouest : je voterai contre
Par
Michel Loussouarn
Au terme d'un processus opaque qui a tenu les adhérents du PS à l'écart, un cénacle d'apparatchiks a décidé de soumettre au vote des militants socialistes des listes européennes en total décalage avec l'attention que la construction européenne requiert et en ignorant les problèmes des territoires.
C'est ainsi que nous voyons arriver en seconde position de la liste proposée pour la circonscription Ouest (Bretagne, Poitou-Charentes, Pays de la Loire) un vice-président de la région Ile-de-France. Au moment où la Bretagne s'embrase, cherchez l'erreur !
Cette pratique du parachutage imposé traduit un fonctionnement déplorable. Je voterai contre cette liste en dépit de la première position d'Isabelle Thomas, eurodéputée d'Îlle-et-Vilaine, dont le travail courageux mérite amplement qu'elle conduise la liste.
09 septembre 2013
Fête des 40 Roses
Par
Michel Loussouarn
Chaque mois de septembre, les socialistes de la 8ème circonscription du Finistère se retrouvent pour leur traditionnelle Fête de la Rose, moment de convivialité qui marque également la rentrée politique en Finistère. L'édition 2013, baptisée "Fête des 40 Roses", se tiendra le dimanche 15 septembre à Quimperlé, Prairie Saint Nicolas.
Cette édition sera particulière car elle célèbrera le 40ème anniversaire de la victoire de Louis Le Pensec en 1973, première victoire d'un socialiste sous la Vème République dans la circonscription. Depuis lors, Louis Le Pensec et son successeur, Gilbert Le Bris, ont contribué à conserver sans discontinuité la circonscription à gauche.
Cette situation unique en Bretagne est bien sûr le résultat des qualités personnelles de Louis Le Pensec, mais aussi du travail des militants, des sympathisants et des élus locaux qui ont oeuvré depuis quatre décennies à promouvoir les valeurs de justice et de solidarité. Cette fête sera l'occasion de leur rendre hommage.
Personne ne s'est jamais risqué à théoriser une "méthode Le Pensec", mais l'homme a bien sûr inspiré de nombreux militants qui continuent à revendiquer fièrement leur attachement à son action politique. Défense de la Bretagne et de sa culture, de ses habitants et de ses activités, sens de l'écoute et du dialogue, promotion de la décentralisation, enracinement dans la construction européenne, travail et courage politique... sont quelques unes des caractéristiques du magistère moral que Louis continue d'exercer sur la gauche bretonne. Forts de son exemple, les socialistes ont connu de nombreuses autres victoires ailleurs en Bretagne depuis 1973.
Au moment où les socialistes se préparent aux prochaines élections municipales, la Fête des 40 Roses sera aussi l'occasion de rappeler ces principes.
Vous pouvez télécharger le dépliant de la Fête ici
28 mai 2013
Communiqué de la section PS de Rosporden-Kernével
Par
Michel Loussouarn
Suite à l'annonce de la réforme électorale, la section PS de Rosporden-Kernével a souhaité réagir. Voici le communiqué adressé à la presse locale par le secrétaire de section, Amaury Uriel.
Les socialistes de Rosporden-Kernével prennent acte de la suppression du sectionnement électoral dans la commune. Nous considérons cette réforme comme un bon compromis car elle renforce l'unité politique de la commune - notamment en assurant la cohérence de sa représentation au sein de Concarneau-Cornouaille Agglomération - tout en préservant les identités des entités qui la composent puisque exceptée la nouvelle règle électorale, rien n'est modifié.
La réforme garantit en effet l'existence à Kernével des services publics de proximité auxquels la population est attachée (mairie-annexe, CCAS, fonction de maire-délégué...). Elle démocratise l'élection municipale en permettant aux Kernévelois et Rospordinois de désigner ensemble le maire, le maire-délégué et l'ensemble de leurs représentants qui figureront obligatoirement sur la même liste. La situation ubuesque née en 2008 devient donc impossible. Enfin, et surtout, elle obligera les candidats à présenter un projet global pour l'ensemble de la commune contrairement à 2008. A l'époque, seule l'union de la gauche défendait un programme qui prenait en considération à la fois Kernével et Rosporden, contrairement à Norbert Bourgeois qui défendait une ligne "autonomiste" (sa liste s'appelait "Oser et agir pour Kernével"), avant de se raviser en prônant la fusion, sans doute animé par de nouvelles ambitions personnelles...
25 avril 2013
Voeu pour une loi sur la cession forcée des entreprises rentables
Par
Michel Loussouarn
A l'initiative des secrétaires des sections socialistes de la circonscription, le Conseil fédéral du PS finistérien a adopté lundi dernier à l'unanimité un voeu demandant au gouvernement et aux parlementaires d'accélérer l'adoption de la loi concernant la cession forcée des sites industriels rentables. Ci-dessous le texte du voeu qui évoque la nécessité de cette loi dans le contexte de Boutet-Nicolas.
Le 25 octobre 2012, la
coopérative agricole CECAB annonçait la fermeture des deux sites
industriels de l’entreprise Boutet-Nicolas implantée à Rosporden
dans le cadre d’un plan de restructuration de sa branche d’Aucy
(légumes).
L’entreprise
Boutet-Nicolas emploie 150 salariés en CDI et autant de saisonniers
présents depuis des années. Elle constitue la 3ème
unité de production sur les 12 que possède le groupe. Comme
l’ensemble de la branche légumes, l’entreprise Boutet-Nicolas
réalise des bénéfices dont la plus grande partie a été affectée
vers des investissements étrangers ou pour assurer la trésorerie
des abattoirs Gad en difficulté.
La CECAB n’a pas
manifesté sa volonté d’accepter la reprise des deux sites de
Boutet-Nicolas par d’autres opérateurs.
Une loi sur la cession
forcée des entreprises rentables figurait dans les engagements de
campagne de François Hollande. Promise par le gouvernement depuis
plusieurs mois, sa discussion ne cesse d’être retardée. Pourtant,
un tel dispositif mettrait face à leurs responsabilités les
entreprises qui prétextent la crise pour justifier des licenciements
boursiers. Dans le cas de l’entreprise Boutet-Nicolas, elle
permettrait de préserver un outil industriel performant et un
savoir-faire reconnu en obligeant la CECAB à la céder à un
repreneur éventuel.
Nous appelons le
gouvernement à accélérer l’adoption de ce texte et les
parlementaires finistériens à se mobiliser pour qu’il soit
inscrit rapidement à l’ordre du jour des débats législatifs.
11 mars 2013
40ème anniversaire de la 1ère victoire de Louis Le Pensec
Par
Michel Loussouarn
Le 11 mars 1973, le jeune Louis Le Pensec ravit la 8ème circonscription du Finistère à la droite pour la première fois dans l'histoire de la Vème République. Avec celle de Charles Josselin, qui triomphait de René Pleven dans les Côtes du Nord, cette victoire ouvrait un nouveau chapitre du socialisme breton.
En 1969, après plusieurs années passées en région parisienne, Louis Le Pensec et son épouse Colette s'étaient décidés à revenir "vivre et travailler au pays". Elu maire de sa commune en 1971, ses pairs du Finistère-Sud le portèrent à la présidence du Comité d'Expansion Economique de la Cornouaille. Très vite, il apparut qu'il était l'homme que la gauche socialiste se cherchait pour affronter Jean-Claude Le Petit, le député sortant qui siégeait sur les bancs des Républicains Indépendants.
Le candidat de droite, sûr de son fait, snobait son jeune challenger : "même mes vaches ne voteraient pas pour Le Pensec" lança-t'il. En guise de réponse, quelques militants socialistes facétieux s'exercèrent au collage d'affiches sur les troupeaux de bovidés de la circonscription... Bien que la droite se croyait inexpugnable, un vent porteur soufflait à gauche. Raymond Le Saux, futur maire d'Elliant alors conseiller municipal, fut désigné comme suppléant, et dans la foulée, des dizaines de citoyens de toute la circonscription constituèrent des sections socialistes pour mener la campagne de leur candidat.
En devançant le candidat communiste au premier tour, Le Pensec commença à croire en sa bonne étoile. Il réunit 1000 personnes au meeting d'entre-deux-tours à Quimperlé, puis 1300 à Rosporden. A Rosporden, quand il constata que des religieuses étaient venues l'applaudir, il comprit que le "Far West français" changeait. Le 11 mars 1973, au terme d'une campagne exaltante, Louis Le Pensec était élu député du Finistère. Les premières lignes d'une longue épopée venaient d'être écrites.
Nommé secrétaire national du PS aux régions, il rédigea et déposa en 1974, avec François Mitterand, Pierre Mauroy et Gaston Deferre, une proposition de loi de décentralisation dont les dispositions furent reprises dans leur quasi-intégralité en 1982 par le gouvernement socialiste. Ministre de la Mer en 1981, il démissionna en 1983 par refus de voir son administration réduite à la portion congrue. Fidèle à ses principes, le "Grand Louis" retourna devant les électeurs et défendit dans cette circonscription maritime son bilan : l'Europe Bleue, la création de l'IFREMER, la Convention de Montego Bay sur le droit de la mer, le renforcement du pavillon français, les plans pour la pêche, l'ostréiculture et la navale... Réélu, celui que le Nouvel Obs avait surnommé le "Corsaire de Mellac" pensait ne plus jamais être appelé à des fonctions ministérielles après son coup d'orgueil. En réalité, sa digne intransigeance avait forcé le respect du président. En 1988, il fut désigné pour occuper le porte-feuille de l'Outre-Mer et négocier les accords sur la Nouvelle-Calédonie. En 1997, il redevint ministre. En charge de l'agriculture, il oeuvra pour la reconnaissance de sa multifonctionnalité.
40 ans après cette victoire, la 8ème circonscription reste solidement ancrée à gauche car nous nous efforçons de rester fidèles à l'esprit insufflé par Louis, fait de travail, d'écoute, d'indépendance d'esprit et de respect des citoyens.
Nommé secrétaire national du PS aux régions, il rédigea et déposa en 1974, avec François Mitterand, Pierre Mauroy et Gaston Deferre, une proposition de loi de décentralisation dont les dispositions furent reprises dans leur quasi-intégralité en 1982 par le gouvernement socialiste. Ministre de la Mer en 1981, il démissionna en 1983 par refus de voir son administration réduite à la portion congrue. Fidèle à ses principes, le "Grand Louis" retourna devant les électeurs et défendit dans cette circonscription maritime son bilan : l'Europe Bleue, la création de l'IFREMER, la Convention de Montego Bay sur le droit de la mer, le renforcement du pavillon français, les plans pour la pêche, l'ostréiculture et la navale... Réélu, celui que le Nouvel Obs avait surnommé le "Corsaire de Mellac" pensait ne plus jamais être appelé à des fonctions ministérielles après son coup d'orgueil. En réalité, sa digne intransigeance avait forcé le respect du président. En 1988, il fut désigné pour occuper le porte-feuille de l'Outre-Mer et négocier les accords sur la Nouvelle-Calédonie. En 1997, il redevint ministre. En charge de l'agriculture, il oeuvra pour la reconnaissance de sa multifonctionnalité.
40 ans après cette victoire, la 8ème circonscription reste solidement ancrée à gauche car nous nous efforçons de rester fidèles à l'esprit insufflé par Louis, fait de travail, d'écoute, d'indépendance d'esprit et de respect des citoyens.
06 janvier 2013
A quand la loi sur la fermeture des sites rentables ?
Par
Michel Loussouarn
Le 21 février 2012, au tout début de la campagne présidentielle, le groupe socialiste à l'Assemblée Nationale - alors dans l'opposition - déposait une proposition de loi tendant à garantir la poursuite de l'activité des entreprises viables quand leurs exploitants souhaitent les abandonner.
Ce texte dont vous trouverez l'intégralité ici avait pour premiers signataires François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Dans l'exposé des motifs, il rappelait le mouvement de désindustrialisation à l'oeuvre en France et sa vocation à introduire dans le droit un volontarisme de gauche par opposition aux mensonges et à la passivité de Nicolas Sarkozy, notamment dans l'affaire Mittal de Gandrange. Il s'agissait de prévenir et de sanctionner les comportements d'entreprises bénéficiaires qui ferment des sites industriels en empêchant toute reprise par peur que s'y installent des concurrents.
Le dispositif proposé consistait, en cas d'annonce de fermeture d'un site et d'arrêt de l'activité, à permettre aux comités d'entreprise de saisir le tribunal de commerce en vue de la désignation d'un mandataire ad hoc chargé de rechercher un éventuel repreneur selon des critères de maintien de l'emploi, d'innovation et de valeur économique. En cas de refus de l'entreprise d'accepter une offre de reprise considérée comme pertinente, il appartiendrait au tribunal de commerce d'élaborer un plan de cession s'imposant à elle.
En septembre 2012, Jean-Marc Ayrault annonçait qu'une proposition de loi similaire serait déposée rapidement sur le bureau de l'Assemblée par le groupe socialiste quand Arnaud Montebourg voulait un projet de loi adopté sous 3 mois. Finalement, les pressions syndicales et patronales ont conduit le Premier Ministre à inclure le projet dans les négociations de la Conférence sociale. Et c'est seulement en cas d'échec des négociations entre les partenaires sociaux que le Législateur prendra ses responsabilités.
Eu égard à la situation que connaît le pays, le calendrier qui découle de cette procédure est trop tardif. La loi sur l'encadrement des fermetures de sites rentables doit être une contrepartie à la stratégie de compétitivité-coût mise en oeuvre par le dispositif CICE permettant d'alléger le coût du travail par des crédits d'impôt d'un montant total de 20 MD€.
Si cette loi avait existé la Cecab n'aurait pas pu refuser l'offre de reprise d'une grande enseigne de la distribution pour son usine de Ciel, tout comme elle serait contrainte de vendre les unités de Rosporden.
29 septembre 2012
La 1ère Fête de la Rose du changement
Par
Michel Loussouarn
Voilà dix années que je suis adhérent du Parti Socialiste, et jamais encore je n'avais participé à une Fête de la Rose avec le Parti Socialiste au pouvoir. L'édition 2012 qui s'est tenue à Riec il y a une semaine avait donc une saveur particulière : si c'était la première a connaître les intempéries (comme un hommage au Président ?), elle était aussi la première depuis la séquence électorale du printemps qui a vu le succès du PS.
Près de 500 adhérents et sympathisants s'étaient donnés rendez-vous pour écouter Bruno Le Roux, l'enfant du Trévoux devenu le nouveau président du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée Nationale après avoir brillamment porté la parole du candidat Hollande durant la campagne.
Clair, pédagogue, disponible pour tout ceux qui voulaient échanger quelques mots avec lui, Bruno a rappelé à la tribune que le gouvernement agissait fermement pour le redressement du pays, et notamment sur le front de l'emploi dans une période difficile où le doute et les impatiences s'expriment. Vous pouvez retrouver son intervention, celles de Gilbert Le Bris et de Sébastien Miossec, sur le site de la fédération.
Avant le discours de Bruno, j'ai exprimé la nécessité que la gauche ne se divise pas sur les questions de sociétés accessoires et n'oublie pas que le coeur de son combat est la bataille pour l'emploi en rappelant l'affaire Doux qui atteint les salariés bretons et finistériens en particulier.
04 septembre 2012
Fête de la Rose 2012 avec Bruno Le Roux
Par
Michel Loussouarn

Initiée par Louis Le PENSEC il y a près de quarante ans, la traditionnelle Fête de la Rose des Socialistes du Pays de Concarneau-Quimperlé se tiendra cette année à Riec-S-Bélon, en présence de Bruno Le Roux, président du groupe SRC à l'Assemblée.
A la fois populaire et conviviale, la Fête de la Rose est aussi l'occasion pour les 500 militants de la circonscription d'affirmer avec fierté les valeurs de notre parti, de célébrer nos succès locaux, et de garder le contact avec les Finistériens et les Finistériennes. Pour l'édition 2012, Bruno Le Roux, député de Seine Saint-Denis, président du groupe SRC (socialiste, républicain et citoyen) à l'Assemblée Nationale, porte-parole de François Hollande lors de la campagne présidentielle, a accepté avec gentillesse d'être l'invité d'honneur des socialistes de la 8ème circonscription.
Le choix des socialistes de la 8ème circonscription en faveur de Bruno Le Roux tient à deux raisons. La première tient au fait que Bruno est un "enfant du pays" puisqu'il puise ses racines familiales en pays quimperlois, et que nous n'avions jamais eu l'occasion de l'inviter. La seconde est que nous souhaitions donner la parole à celui qui dirige la majorité parlementaire puisqu'en tant que président du groupe à l'Assemblée, Bruno est l'interlocuteur privilégié du gouvernement dans la mise en oeuvre du programme présidentiel.
La fonction de président de groupe, bien que n'étant pas la plus médiatique, est éminente puisque son détenteur est le garant du fonctionnement équilibré des institutions. Elle est souvent confiée à des personnalités aux qualités politiques reconnues (on se souvient de Pierre Joxe en 1981, ou Jean-Marc Ayrault de 1997 à 2012). C'est pourquoi nous avons souhaité cette année mettre un coup de projecteur sur le patron des députés PS.
Vous pouvez trouver toutes les informations utiles concernant la Fête sur la page Facebook qui lui est consacrée.
01 septembre 2012
Contributions au Congrès du PS
Par
Michel Loussouarn

C'est à Toulouse les 26, 27 et 28 octobre que se tiendra le Congrès du Parti socialiste. Ce moment important de la vie du parti est celui où les adhérents choisissent leurs représentants dans les instances nationales et fédérales, ainsi que les orientations qui présideront à leur fonctionnement.
Dans la cosmologie socialiste, le Congrès se décompose en deux phases qui apparaissent souvent obscures aux profanes comme aux adhérents. La première est celle du dépôt des "contributions", textes soumis au débat mais qui ne donnent pas lieu à un vote des adhérents. Ensuite, un Conseil national de synthèse analyse les points communs et les divergences de ces différents textes afin d'en dégager une "motion d'orientation". Dans le cas où tous les contributeurs ne parviennent pas à dégager une ligne commune, ils peuvent proposer au vote des militants leurs propres motions.
Dans le cadre du débat national, j'ai signé, avec d'autres, la contribution " De la Rénovation à l'Innovation" qui propose d'approfondir la démocratisation du parti, dans la continuité de la rénovation de nos pratiques.
En vue du Congrès fédéral qui se déroulera le 20 octobre à Saint Pol de Léon, j'ai également apporté mon soutien à la contribution thématique s'attachant au fonctionnement de la fédération du Finistère, intitulée "Finistère : retrouver l'audace de l'exemplarité pour construire le succès de la gauche au pouvoir".
Enfin, toujours dans le cadre du Congrès fédéral, j'ai déposé ma propre contribution fédérale formulant des propositions de réformes statutaires que m'a inspiré l'exercice de mon mandat de délégué de circonscription ces 3 dernières années. Vous pouvez la retrouver ici. Si vous souhaitez lui apporter votre soutien ou des commentaires, il suffit de m'adresser un courriel.
14 juin 2012
Législative : dernière ligne... gauche !
Par
Michel Loussouarn
C'était hier soir au Sulky, anciennement "salle Deru", que la gauche unie organisait le dernier meeting de la campagne législative de Gilbert Le Bris avant le second tour.La gauche parisienne a ses hauts lieux où se tiennent les grands meetings - la Mutualité, la Bellevilloise... -, la gauche de la 8ème circonscription a leur équivalent local : la salle Deru. Les plus anciens qui ont connu toutes les campagnes victorieuses depuis 1973 savent que c'est ici, à Rosporden, dans cet ancien "dancing" que les moins de 40 ans n'ont pas connu, que traditionnellement se tenait le meeting unitaire du second tour depuis la première élection de Louis Le Pensec.
C'est ici, en 1973, que Louis reçut le soutien du candidat communiste Paul Le Gall. 1300 personnes, serrées comme des sardines, s'étaient rassemblées pour hisser Loiez Bras sur le pavois. Le parfum de la victoire inattendue du socialiste avait attiré la presse nationale. Le Nouvel Obs consacra un article à ce meeting dans son édition du 6 mars. Le Pensec déclarait au journaliste "Même les religieuses sont venues m'applaudir, je n'en reviens pas !". Comme les hirondelles annoncent le printemps, Louis comprit alors que la victoire lui était acquise. Pendant le meeting, quelques nervis du député sortant, Le Petit, perçaient les pneus des autos garées à proximité de la salle... "Voyez grand, votez Le Petit" disait le slogan du candidat de droite. Les électeurs ont vu grand et choisi le grand !
L'indisponibilité des salles municipales nous a conduit à retourner cette année salle Deru. Aux côtés de Isabelle Moigne, candidate UDB, avec le soutien de Marcel Tilly (Front de gauche) et de Stéphane Le Floch (EELV), tous deux empêchés, Gilbert Le Bris y a défendu sa vision de la République et dessiner les contours de l'action future de la majorité de gauche. Dans cette campagne, la droite n'a quant à elle défendu aucun programme, n'a avancé aucune idée ni proposition. Son seul argument martelé sans cesse - "40 ans de totalitarisme dans la 8ème circonscription, ça suffit ! (sic)" - traduit son mépris du suffrage universel. Que ses défenseurs ne se rassurent surtout pas. Comme Gilbert l'a annoncé hier soir, la gauche a la ferme intention de conserver la 8ème circonscription pour des siècles et des siècles !
08 juin 2012
Gilbert Le Bris, naturellement
Par
Michel Loussouarn
Les 10 et 17 juin, les électeurs désigneront leurs députés. Dans la 8ème circonscription du Finistère, 12 candidat(e)s tentent de ravir à Gilbert Le Bris le siège qu'il occupe depuis 2002.Je connais Gilbert depuis 10 ans, date de mon adhésion au Parti Socialiste. Je n'ai pas oublié qu'il fut l'un des 32 courageux députés qui n'ont pas craint d'affronter Lionel Jospin qui refusait que Jacques Chirac soit déféré devant la Haute cour de Justice pour les malversations dont il était soupçonné. C'est aussi l'époque où Gilbert prenait part, aux côtés de deux jeunes députés qui ont fait leur chemin - Arnaud Montebourg et Vincent Peillon -, à la commission d'enquête sur les paradis fiscaux. Les conclusions de ce travail font encore référence.
Gilbert est aussi le successeur de Louis Le Pensec, l'homme qui ravit la circonscription à la droite en 1973. Comme Louis, il conjugue républicanisme et "social-démocratie à la bretonne", deux courants de pensée qui s'accordent bien au caractère des Cornouaillais. De tous les candidats, Gilbert dispose indéniablement des qualités personnelles les plus aiguisées.
Je suis frappé à la lecture des professions de foi de ses challengers du manque de compréhension du caractère national de l'élection législative. Beaucoup défendent des idées qui trouveraient leur place dans une campagne municipale ou régionale. Le député est un législateur, son rôle est de fabriquer la loi et de contrôler l'action du gouvernement, pas d'être un "super élu local". L'enjeu du scrutin des 10 et 17 juin est donc simple : accorder une majorité au président Hollande afin qu'il puisse mettre en oeuvre les 60 mesures pour lesquelles les Français l'ont élu, dans le respect des prérogatives du Parlement.
Fort de son expérience, inspiré par les réalités socio-économiques de la circonscription et à l'écoute de ses habitants, Gilbert sera un législateur efficace dans la nouvelle majorité de gauche. J'invite tous les électeurs et les électrices du canton à lui accorder leur confiance, à confirmer que "le changement, c'est maintenant".
Retrouvez ci-dessous un extrait de l'ITW de Gilbert réalisée par Fr3 sur le marché de Rosporden
07 mai 2012
Réaction à l'élection de François Hollande
Par
Michel Loussouarn
Vous trouverez ci-dessous le communiqué adressé aux rédactions locales, suite à la belle victoire de François Hollande.Les scores victorieux de François Hollande au plan national et local nous donnent une profonde satisfaction. Je me réjouis particulièrement des 64% obtenus par le Président dans le canton de Rosporden.
Deux raisons expliquent à mon sens la victoire de la gauche. Les Français n'ont pas accepté que la droite dérive loin des rivages républicains. François Hollande a quant à lui su demeurer solidement arrimé aux valeurs sur lesquelles a été fondée notre Nation. Ensuite, ils ont condamné les privilèges de toutes sortes dont a bénéficié une minorité de nantis pendant 5 ans. Ils savent que la crise n'est pas terminée, mais ils ne consentiront à des efforts qu'à la condition qu'ils soient équitablement répartis. C'est ce que propose le Président Hollande.
Pour autant, nous ne connaîtrons pas "d'état de grâce", les citoyens attendent de nous des résultats et les échéances internationales qui s'annoncent ne nous laissent pas le temps de nous reposer sur nos lauriers. Le sommet du G8 et la renégociation du Traité Merkel-Sarkozy qui prétend imposer l'austérité à toute l'Europe, sont autant d'occasions pour le Président Hollande de desserrer le carcan de la mondialisation sauvage pour réussir nos engagements. Dans une Europe conservatrice, la gauche sait que la partie sera difficile. C'est pourquoi le Président a besoin d'une large majorité à l'Assemblée Nationale dès juin pour appuyer son action. Dès demain, les socialistes de la 8ème circonscription repartiront en campagne pour que Gilbert Le Bris puisse prendre toute sa place dans le redressement du pays.
02 mai 2012
Communiqué d'élu(e)s de la 8ème circonscription
Par
Michel Loussouarn
Au terme du premier tour des élections présidentielles, c’est le candidat François HOLLANDE que les français ont placé en tête et qui représente désormais toute la gauche pour le 2è tour.
Le fait que nos compatriotes se soient déplacés nombreux pour s’exprimer est une bonne nouvelle pour la démocratie et nous espérons qu’elle se confirmera au second tour.
Dans nos responsabilités d’élus nous ressentons aussi les difficultés de nos concitoyens qui, face au chômage en hausse, à la baisse du pouvoir d’achat, au recul des services publics, à l’injustice sociale et fiscale, ont exprimés parfois des votes de souffrance et de rejet. Ils ont aussi marqué leur large adhésion à des choix politiques autres que ceux suivis depuis 2007 par Nicolas Sarkozy et sa majorité parlementaire.
En ce qui nous concerne, nous estimons qu’il n’y a pas de fatalité de la crise, de la toute-puissance de la finance et des délocalisations.
Nous pensons que le temps est venu pour le redressement économique, la réorientation européenne, la justice dans tous les choix et la moralisation de la vie publique dans un Etat irréprochable.
Le 6 mai nous appelons donc à voter massivement pour François HOLLANDE.
Louis LE PENSEC, Président du comité départemental de soutien à François Hollande
Gilbert LE BRIS, député du Finistère
Gaël LE MEUR, conseillère régionale
Nicolas MORVAN, conseiller régional, maire de Moëlan S/Mer, Président de la COCOPAQ
Michaël QUERNEZ, vice-président du conseil général
Nicole ZIEGLER, vice-présidente du conseil général
Joël DERRIEN, conseiller général, Maire de Saint-Thurien
Marie-Isabelle DOUSSAL, conseillère générale, maire d’Arzano
Claude JAFFRE, conseiller général
Guy LE SERGENT, conseiller général
Michel LOUSSOUARN, conseiller général
Yves ANDRE, maire de Bannalec
Roger COLAS, maire de Trémeven
Michel COTTEN, maire de Tourc’h
André FRAVAL, maire du Trévoux
Jacques FRANCOIS, maire de Saint-Yvi
Jacques JULOUX, maire de Clohars-Carnoët
Jean-Yves LE COZ, maire de Locunolé
Philippe LE TENNIER, maire de Baye
François LE SAUX, maire d’Elliant
Sébastien MIOSSEC, maire de Riec s/belon
Gilbert MONFORT, maire de Rosporden
Bernard PELLETER, maire de Mellac
Paulette PEREZ, maire de Scaër
Jean-Claude SACRE, maire de Trégunc, Président de C.C.A
Le fait que nos compatriotes se soient déplacés nombreux pour s’exprimer est une bonne nouvelle pour la démocratie et nous espérons qu’elle se confirmera au second tour.
Dans nos responsabilités d’élus nous ressentons aussi les difficultés de nos concitoyens qui, face au chômage en hausse, à la baisse du pouvoir d’achat, au recul des services publics, à l’injustice sociale et fiscale, ont exprimés parfois des votes de souffrance et de rejet. Ils ont aussi marqué leur large adhésion à des choix politiques autres que ceux suivis depuis 2007 par Nicolas Sarkozy et sa majorité parlementaire.
En ce qui nous concerne, nous estimons qu’il n’y a pas de fatalité de la crise, de la toute-puissance de la finance et des délocalisations.
Nous pensons que le temps est venu pour le redressement économique, la réorientation européenne, la justice dans tous les choix et la moralisation de la vie publique dans un Etat irréprochable.
Le 6 mai nous appelons donc à voter massivement pour François HOLLANDE.
Louis LE PENSEC, Président du comité départemental de soutien à François Hollande
Gilbert LE BRIS, député du Finistère
Gaël LE MEUR, conseillère régionale
Nicolas MORVAN, conseiller régional, maire de Moëlan S/Mer, Président de la COCOPAQ
Michaël QUERNEZ, vice-président du conseil général
Nicole ZIEGLER, vice-présidente du conseil général
Joël DERRIEN, conseiller général, Maire de Saint-Thurien
Marie-Isabelle DOUSSAL, conseillère générale, maire d’Arzano
Claude JAFFRE, conseiller général
Guy LE SERGENT, conseiller général
Michel LOUSSOUARN, conseiller général
Yves ANDRE, maire de Bannalec
Roger COLAS, maire de Trémeven
Michel COTTEN, maire de Tourc’h
André FRAVAL, maire du Trévoux
Jacques FRANCOIS, maire de Saint-Yvi
Jacques JULOUX, maire de Clohars-Carnoët
Jean-Yves LE COZ, maire de Locunolé
Philippe LE TENNIER, maire de Baye
François LE SAUX, maire d’Elliant
Sébastien MIOSSEC, maire de Riec s/belon
Gilbert MONFORT, maire de Rosporden
Bernard PELLETER, maire de Mellac
Paulette PEREZ, maire de Scaër
Jean-Claude SACRE, maire de Trégunc, Président de C.C.A
27 avril 2012
Appel à voter pour François Hollande
Par
Michel Loussouarn
Élus engagés pour notre commune et notre département, Gilbert Monfort et moi-même, savons que les collectivités locales sont le dernier rempart qui protège les plus fragiles dans la crise. Mais nous savons aussi que les collectivités ne peuvent pas tout. Plus que jamais, nous avons besoin d'un État respectueux des principes républicains, qui fait vivre la cohésion sociale et l'union nationale. Parce que les propos de campagne de l'UMP dans l'entre-deux tours nous alarment, parce que nous croyons que les Français ont plus à partager qu'à s'entredéchirer dans des querelles nauséabondes, nous avons décidé de lancer un appel aux citoyens de Rosporden-Kernével pour les appeler à voter massivement pour François Hollande.
22 avril 2012
Réaction au résultat du 1er tour de la présidentielle
Par
Michel Loussouarn
Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse que j'ai adressé en réaction au résultat du 1er tour de l'élection présidentielle."Je tire trois principaux enseignements des résultats du premier tour.
Le premier est que les Français, tout comme les électeurs de la 8ème circonscription, ont placé François Hollande en tête. Même une large partie de l'électorat gaulliste et centriste s'est détournée du candidat UMP. C'est un signe de confiance et d'espoir qu'il faut impérativement concrétiser. Toutes les forces de gauche, tous les républicains de progrès, doivent désormais se rassembler pour fermer la parenthèse du sarkozysme et construire avec François Hollande une nouvelle France.
Le second est qu'il s'en est fallu de peu que la France connaisse un "21 avril à l'envers" tant la progression de la candidate du Front National est forte. La cause principale de la montée du FN est à rechercher dans la politique du président sortant qui n'a cessé d'agiter les chiffons rouges de la xénophobie et de la division nationale pour tenter de masquer les affaires et sa détestable politique en faveur des plus riches. La souffrance des Français et leur colère se sont exprimées aussi par le vote FN.
Le troisième est que Jean-Luc Mélenchon réussit une belle percée mais n'a pas gagné son pari de détourner du FN un électorat populaire déboussolé par la mondialisation et les promesses non tenues du quinquennat. Son score s'est construit surtout au détriment des candidats de la "gauche de la gauche". Mais le message qu'il a porté sera entendu par les socialistes.
La France est à un tournant historique. Dans quinze jours, chacun doit se mobiliser pour qu'elle retrouve sa place dans le concert des nations qui comptent et redonner leur vérité aux principes de liberté, d'égalité, de fraternité."
20 avril 2012
François Hollande, le candidat de la jeunesse
Par
Michel Loussouarn
Trop souvent dans des discussions avec des amis, ou lors d'échange avec des jeunes du canton, je suis frappé par le profond désenchantement à l'égard de la politique qui frappe les 18-30 ans. Plus encore que leurs aînés, ils ne se passionnent guère pour l'élection présidentielle, persuadés que quel que soit le vainqueur, leur quotidien ira en s'aggravant. A tous ces jeunes, je dis qu'ils se trompent et qu'il existe un seul candidat qui a fait de la jeunesse sa priorité : François Hollande.Depuis 30 ans, la montée du chômage a frappé plus durement les 18-25 ans alors que dans le même temps, la durée des études s'est allongée. La précarité sévit chez les jeunes générations qui subissent le "décenseur social" (20% des 16-25 ans vivent sous le seuil de pauvreté). Face aux difficultés à financer les études, à s'insérer socialement et professionnellement, à accéder à un logement, à la culture et aux loisirs, ou à bénéficier d'une protection sociale, c'est souvent la solidarité familiale qui agit comme un filet de sécurité. Pour ceux qui ne bénéficient pas de soutien familial ou qui sont issus de familles modestes, les inégalités sont encore plus criantes.
Les politiques à destination des jeunes se sont construites autour de deux axes : la "démocratisation et la massification" de l'enseignement et la création de dispositifs dérogatoires au droit commun destinés à favoriser l'emploi des jeunes. Ces politiques n'ont pas connu le succès escompté (que l'on pense au CPE ou au "RSA jeunes"), et si la droite ou l'extrême droite abordent le thème de jeunesse, c'est toujours sous un angle pathogène, la jeunesse étant perçue comme une classe dangereuse (délinquante, assistée...)
Le temps est venu de refondre totalement les politiques d'éducation, de formation, d'insertion sociale et professionnelle en reconnaissant à tous les jeunes les mêmes droits qu'à leurs aînés. N'est-il pas préférable d'investir pour l'autonomie des jeunes plutôt que dépenser pour réparer les dégâts sociaux de ceux dont on ne se sera pas occupés ? C'est le pari que formule François Hollande qui fait de l'attention portée à la jeunesse la priorité de son quinquennat, car investir dans la jeunesse, c'est tout simplement croire en l'avenir de la France.
François Hollande fera adopter dès le début du mandat une loi de programmation pour l'éducation nationale créant 60 000 postes d'enseignants. Les RASED seront sauvegardés, des assistants d'éducation seront déployés là où c'est nécessaire. L'allocation de rentrée scolaire sera revalorisée de 25% dès septembre. Les jeunes de 18 à 25 ans bénéficieront, indépendamment des ressources familiales, d'une allocation d'étude et de formation dans le cadre d'un parcours d'autonomie qui se substituera aux bourses et allocations en vigueur.
Mais les jeunes ne sont pas composés uniquement d'étudiants. Beaucoup sortent du système scolaire sans formation et connaissent des difficultés majeures d'insertion. Dans le pays de Quimperlé-Concarneau, en 2011 la Mission Locale a ainsi accompagné 1200 jeunes, dont la majorité a un niveau de formation inférieur au baccalauréat. Le contrat de génération permettant à un senior proche de la retraite de tutorer un jeune est une forme intelligente d'apprentissage où tout le monde est gagnant, l'entreprise, le jeune et le senior. Enfin, la création de 150 000 emplois d'avenir dans les associations ou les collectivités offrira aux jeunes, notamment ceux des quartiers populaires, un premier marche-pied vers le monde du travail.
La lecture des professions de foi des candidats suffit à le démontrer : un seul candidat parle de la jeunesse, c'est François Hollande. Voter pour lui, c'est donner une chance à l'avenir.
18 avril 2012
François Marc en campagne à Rosporden
Par
Michel Loussouarn
Hier soir les socialistes rospordinois accueillaient le sénateur François Marc, membre de l'équipe de campagne de François Hollande, pour une revue de détail du programme économique et fiscal du candidat PS/PRG.En préambule, j'ai tenu à rappeler le triste bilan de Sarkozy en la matière. En effet, la France connaît un paradoxe. Elle n'a jamais été aussi riche dans son histoire (le PIB par habitant croît en moyenne de 2,1% chaque année depuis plusieurs décennies) alors que la crise n'a jamais été aussi dure, et que les Français n'ont jamais subi un déclassement social aussi douloureux.
Cette situation tient à une répartition des richesses inégalitaire et injuste. Qu'on en juge. Le taux d'imposition sur le revenu le plus élevé était de 65% jusqu'en 1986, il est désormais de 41%. La multiplication des niches fiscales a provoqué en 2010 une perte de recettes de 145MD€ sans que l'efficacité économique de ces exonérations soit avérée. Alors que l'impôt sur les sociétés est théoriquement de 33,33%, les grandes entreprises cotées au CAC 40 ne versent en moyenne que 8% de leurs bénéfices grâce à des dispositifs d'exonérations divers et variés. La fraude fiscale est estimée quant à elle entre 40 et 50 MD€ par an. Au final, le 1% les plus riches ne paye que 20% d'impôt sur le revenu. Tous ces cadeaux fiscaux aux amis du Fouquet's ont été financés à crédit. Sans ces avantages iniques, le déficit public aurait été - malgré la crise - de 3,3% du PIB au lieu des 8% actuels.
Durant son quinquennat, Nicolas Sarkozy a réussi le triste exploit d'accroître la dette de plus de 600 MD€, la portant à 1800MD€ ! Le remboursement des intérêts de la dette est aujourd'hui le premier poste budgétaire de l'Etat... Bien sûr ,la droite entonnera comme à son habitude le couplet sur la dépense publique excessive : il faut "dégraisser" ces services publics et ces fonctionnaires trop nombreux. Cette idée reçue ne repose sur aucun élément de vérité puisque la dépense publique a stagné, voire diminué (de 55% du PIB en 1993, elle était tombée à 52,3% en 2007).
Quant à la crise, tout ne peut lui être imputée, loin s'en faut. La Cour des Comptes dans son rapport de 2011 évalue son impact sur le déficit à seulement 1/3, les 2/3 restant procédant directement de la politique fiscale et budgétaire de l'UMP. De fait, Nicolas Sarkozy a réussi le tour de force durant son mandat d'inventer "la redistribution à l'envers", ponctionnant les couches populaires au profit des plus aisés (24 taxes ont été instaurées sur les ménages). Tout autant qu'elle a creusé les inégalités et la dette, sa politique désastreuse a cassé le moteur de la croissance et l'emploi (en 5 ans : 0 point de croissance supplémentaire, 1 M de demandeurs d'emploi en plus !).
En 1789, ce sont l'état catastrophique des finances publiques et l'injustice fiscale qui ont provoqué la Révolution Française. Dimanche prochain, les Français poseront le premier acte de l'abolition des privilèges que Sarkozy a octroyé à ses amis fortunés !
12 avril 2012
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