20 avril 2012

François Hollande, le candidat de la jeunesse

Trop souvent dans des discussions avec des amis, ou lors d'échange avec des jeunes du canton, je suis frappé par le profond désenchantement à l'égard de la politique qui frappe les 18-30 ans. Plus encore que leurs aînés, ils ne se passionnent guère pour l'élection présidentielle, persuadés que quel que soit le vainqueur, leur quotidien ira en s'aggravant. A tous ces jeunes, je dis qu'ils se trompent et qu'il existe un seul candidat qui a fait de la jeunesse sa priorité : François Hollande.

Depuis 30 ans, la montée du chômage a frappé plus durement les 18-25 ans alors que dans le même temps, la durée des études s'est allongée. La précarité sévit chez les jeunes générations qui subissent le "décenseur social" (20% des 16-25 ans vivent sous le seuil de pauvreté). Face aux difficultés à financer les études, à s'insérer socialement et professionnellement, à accéder à un logement, à la culture et aux loisirs, ou à bénéficier d'une protection sociale, c'est souvent la solidarité familiale qui agit comme un filet de sécurité. Pour ceux qui ne bénéficient pas de soutien familial ou qui sont issus de familles modestes, les inégalités sont encore plus criantes.

Les politiques à destination des jeunes se sont construites autour de deux axes : la "démocratisation et la massification" de l'enseignement et la création de dispositifs dérogatoires au droit commun destinés à favoriser l'emploi des jeunes. Ces politiques n'ont pas connu le succès escompté (que l'on pense au CPE ou au "RSA jeunes"), et si la droite ou l'extrême droite abordent le thème de jeunesse, c'est toujours sous un angle pathogène, la jeunesse étant perçue comme une classe dangereuse (délinquante, assistée...)

Le temps est venu de refondre totalement les politiques d'éducation, de formation, d'insertion sociale et professionnelle en reconnaissant à tous les jeunes les mêmes droits qu'à leurs aînés. N'est-il pas préférable d'investir pour l'autonomie des jeunes plutôt que dépenser pour réparer les dégâts sociaux de ceux dont on ne se sera pas occupés ? C'est le pari que formule François Hollande qui fait de l'attention portée à la jeunesse la priorité de son quinquennat, car investir dans la jeunesse, c'est tout simplement croire en l'avenir de la France.

François Hollande fera adopter dès le début du mandat une loi de programmation pour l'éducation nationale créant 60 000 postes d'enseignants. Les RASED seront sauvegardés, des assistants d'éducation seront déployés là où c'est nécessaire. L'allocation de rentrée scolaire sera revalorisée de 25% dès septembre. Les jeunes de 18 à 25 ans bénéficieront, indépendamment des ressources familiales, d'une allocation d'étude et de formation dans le cadre d'un parcours d'autonomie qui se substituera aux bourses et allocations en vigueur.

Mais les jeunes ne sont pas composés uniquement d'étudiants. Beaucoup sortent du système scolaire sans formation et connaissent des difficultés majeures d'insertion. Dans le pays de Quimperlé-Concarneau, en 2011 la Mission Locale a ainsi accompagné 1200 jeunes, dont la majorité a un niveau de formation inférieur au baccalauréat. Le contrat de génération permettant à un senior proche de la retraite de tutorer un jeune est une forme intelligente d'apprentissage où tout le monde est gagnant, l'entreprise, le jeune et le senior. Enfin, la création de 150 000 emplois d'avenir dans les associations ou les collectivités offrira aux jeunes, notamment ceux des quartiers populaires, un premier marche-pied vers le monde du travail.

La lecture des professions de foi des candidats suffit à le démontrer : un seul candidat parle de la jeunesse, c'est François Hollande. Voter pour lui, c'est donner une chance à l'avenir.

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