Le Conseil général est l’assemblée délibérante qui administre le Département. Dans le Finistère, il est composé de 54 conseillers généraux, élus dans des cantons au suffrage uninominal à deux tours et renouvelés par moitié tous les 3 ans.
La réforme territoriale adoptée en novembre 2010 instaure, à partir de 2014, un conseiller territorial qui siègera à la fois au Conseil général et au Conseil régional. Il sera également élu dans un canton au scrutin uninominal à deux tours.
La loi confère au Conseil général des compétences obligatoires importantes :
• L'action sociale : l’insertion des personnes en difficulté (le financement du Revenu de Solidarité Active, ex-RMI), l’accompagnement des personnes handicapées (Prestation de Compensation du Handicap, Maison départementale des personnes handicapées), des personnes âgées (Allocation personnalisée d’autonomie, coordination gérontologique) ; la protection maternelle et infantile.
• Le logement : la gestion du fonds de solidarité pour le logement, le partenariat avec l’office HLM départemental (Habitat 29), la gestion du fonds d’aide à l’énergie.
• L’aménagement et les infrastructures : la construction et l’entretien du réseau routier départemental et des équipements afférents (y compris le réseau national d’intérêt local), les transports collectifs interurbains, les ports de pêches départementaux, la desserte des îles, l’accompagnement des communes dans les programmes d’assainissement, le service départemental d’incendie et de secours.
• L’enseignement : la construction et l’entretien des collèges ; la gestion de leur personnel technique (TOS) et le transport scolaire.
• La culture : la gestion archives départementales et bibliothèque départementale.
• Le développement économique : l'adoption du schéma départemental du tourisme.
• L’environnement et le cadre de vie : l'élaboration du plan départemental d’élimination des déchets ménagers, la gestion des espaces naturels sensibles.
En plus de ses compétences obligatoires, le Conseil général peut intervenir dans tous les domaines présentant un intérêt départemental : dans le développement territorial au soutien des communes et des intercommunalités, dans le développement économique (aides à l’emploi et aux entreprises, à l’agriculture, à la pêche, à la recherche…), le soutien à la vie culturelle et sportive (musées et sites culturels départementaux, aides aux structures, aides à la création et à la diffusion…), le logement (aides à la pierre), etc.
Cette faculté d’intervenir de manière libre et étendue, appelée « clause générale de compétence », permet de combler l’inaction des autres pouvoirs publics ou la carence de l’initiative privée. La réforme territoriale veut la supprimer à compter de 2014 en prônant une spécialisation des échelons locaux.



