16 novembre 2009

Kofi en campagne pour le Togo

Comme vous ne l'ignorez pas, notre camarade Kofi Yamgnane, brigue la présidence du Togo, son pays natal. Il sera ce soir à Quimper, à 18h30 à la MPT de Penhars, pour expliquer son combat. En attendant, vous pouvez consulter ce reportage "Togo or not to go" pour mieux comprendre son parcours.


11 novembre 2009

L'impossible service minimum

Surprise, hier au soir, en entendant un reportage du JT de France 2 expliquant aux téléspectateurs que la loi sur le service minimum dans les transports n'est pas appliquée.
Et pour cause, bien que Jacques Chirac en 2002 et Nicolas Sarkozy en 2007, en avaient fait une promesse de campagne, la loi du 21 août 2007 ne parle en aucune manière de service minimum malgré ce qu'a laissé croire le traitement des médias, abusés par la propagande gouvernementale.
La loi du 21/08/2007 "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs" s'inspire des dispositifs conventionnels de "concertation immédiate" de la SNCF et "d'alarme sociale" de la RATP. Créés dans les années 90, ils avaient vocation à désamorcer les conflits en obligeant les partenaires sociaux à dialoguer avant tout recours à la grève. La loi de 2007 prévoit également que si la grève ne peut être évitée, il faut toutefois organiser le service dans l'intérêt des usagers. En vérité, il s'agit surtout d'informer l'usager, notamment en doublant le préavis syndical d'un préavis personnel de 48h pour les salariés qui participeront à la grève.
La loi prévoyait également l'adoption d'un "plan de prévisibilité du service" en cas de grève, mais il n'y figure aucune obligation de service minimum qui relève plutôt d'un slogan électoral que d'une réalité juridique.
L'explication est simple. On la trouve dans un rapport sénatorial de 1999 qui constatait, à propos des transports franciliens, qu'en pratique la notion de service minimum n’a aucun sens. En effet, en raison du nombre important de passagers transitant aux heures de pointe, il faut que le trafic soit quasi-normal pour des raisons de sécurité, ce qui requiert 80% du personnel. En fait de service minimum, c’est donc un service normal qui serait nécessaire, ce qui n'est rien d'autre qu'une interdiction du droit de grève. 
Et si le service minimum, c'était avant tout le dialogue social dans l'entreprise ?

09 novembre 2009

De l'esprit de clocher

A la lecture des professions de foi des candidats à la candidature PS pour les régionales ce matin dans le Télégramme me viennent à l’esprit quelques réflexions plus générales sur « l’esprit de clocher en politique », c’est à dire la propension trop fréquente de certains élus à ne considérer l’intérêt général qu’au travers de leurs « propres paroisses », sans vision globale et systémique.
Cet esprit de clocher, je le combats déjà depuis 18 mois dans ma commune, ou plutôt « mes communes ». Je n’ai jamais caché, qu’à mon sens, il fallait régler définitivement le cas de Rosporden et de Kernével dont l’improbable statut est source de confusion et de désintérêt pour nos électeurs. Il ne s’agit plus de dire qu’une commune aurait « vampirisé » l’autre, il est temps de dire enfin à la population qu’il n’y a qu’une seule commune, une et indivisible, qui forte de son union constitue le second pôle urbain de la communauté de communes et qui parvient de fait à satisfaire non seulement les besoins de sa population, mais qui rayonne aussi sur ses voisines, vis-à-vis desquelles elle a un devoir de solidarité.
Bien sûr, ce devoir de solidarité ne peut exister sans une compréhension claire et juste de ce qu’est l’intérêt communautaire. Assumant des « charges de centralité », comme disent les experts, il n’est pas anormal que la voix de Rosporden soit entendue et respectée au nom des devoirs qui lui incombent, tout comme celle de Concarneau, la ville centre.
A mon sens, l’esprit communautaire doit permettre à l’ensemble de la population de la 4C d’avoir accès à des services et des équipements publics que chaque commune ne pourrait financer seule, ou bien à des coûts qui seraient trop lourds à supporter. L’esprit communautaire, c’est aussi cesser de faire croire que sa commune peut – à l’heure des restrictions budgétaires – vivre sa vie sans les autres. Enfin, c’est comprendre qu’un bassin de vie, c’est autre chose que des frontières communales, ce dont les populations se moquent comme d’une guigne quand il s’agit de travailler ou de consommer.
Pourtant parfois, j’ai l’impression que certains l’oublient. Il y a quelques semaines, c’était l’adjoint UMP concarnois à l’économie, en pré-campagne régionale, qui annonçait avec fracas médiatique la création de plusieurs zones économiques communales sans aucune concertation préalable avec la 4C, alors que le développement économique est la première compétence de l’intercommunalité. Pour ma part, je doute que Concarneau ait les reins assez solides pour porter seule le projet de plateforme logistique de Coat Conq. La 4C est l’échelon naturel pour ce projet. Un tel projet, s’il voit le jour, profitera à l’économie de tout le territoire. Il n’est donc pas idiot que chaque acteur y apporte sa contribution via l’intercommunalité.
Aujourd’hui, c’est au tour de camarades de l’opposition concarnoise de justifier leur candidature à l’investiture socialiste pour les régionales par le souci de préparer l’élection municipale de 2014. Aussi louable soit cet objectif auquel je souscris, il ne me semble pas inutile de souligner que la priorité pour un conseiller régional est de … siéger à la Région ... afin d'y mettre en œuvre un programme d’actions régional ! Au-delà des qualités personnelles des uns et des autres, je crains qu’il n’y ait oubli du fonctionnement de la Région dont chacun sait que les politiques sont mises en œuvre non pas à l’échelle d’une commune, fut-elle la plus importante, mais au travers des Contrats de Pays et qu’il appartient aux intercommunalités d’y inscrire leurs projets phares. Ainsi, la 4C a décidé de soutenir auprès de la Région le réaménagement de la gare de Rosporden en station multimodale, tout simplement parce que la gare n’est pas la gare d’une commune mais celle de tout un arrière-pays entre Quimper, Quimperlé et même Carhaix ! 
Bref, à l’heure où l’intercommunalité monte en puissance, il n’y a plus de dossiers importants qui n’aient qu’un caractère strictement communal. Les projets structurants doivent se traiter de façon globale sans esprit de clocher, et surtout sans arrières pensées. Nous sommes plusieurs à penser, que s’il ne se fera pas sans crainte, le passage de la 4C en communauté d’agglomération sera une chance pour notre territoire et ses habitants, mais nous ne réussirons ce challenge que si on sort d’une logique binaire suzerain-vassal au profit d’un dialogue constructif. Bref, si on cesse l'illusion qu’il y aura plus de croyants avec plusieurs chapelles à la place d’une belle cathédrale.

Rassemblement pour le Tribunal d'Instance de Quimperlé

Le Parti Socialiste de la 8ème circonscription soutient l’appel des élus du pays de Quimperlé à manifester mardi à 14 h, à l’occasion de la dernière audience du Tribunal d’Instance.
La disparition programmée de cette juridiction prévue dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire illustre le peu de cas que le gouvernement manifeste à l’égard des habitants de notre territoire en ce qui concerne l’accès au Droit et à la Justice.
Quelle que soit l’issue des actions initiées par les élus pour empêcher la fermeture du Tribunal d’Instance, le PS tient à rappeler que le service public de la justice est une mission régalienne, et qu’il appartient à l’Etat - et à lui seul - de préserver l’accès au droit des citoyens. 
À cet égard, il convient de relever que l’effort budgétaire de la France est nettement insuffisant pour garantir le fonctionnement normal de la Justice. En effet, selon le Conseil de l’Europe, le budget total alloué à la Justice française représente seulement 0,19 % du PIB par habitant, ce qui place notre pays au 35e rang européen, devant la Finlande mais après Malte ! Dans ces conditions, il est à craindre que les petites juridictions ne continuent à être sacrifiées sur l’autel des restrictions budgétaires.

Michel LOUSSOUARN
Délégué du PS de la 8ème circonscription

29 octobre 2009

Le ridicule ne tue pas...

11 octobre 2009

Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD : la république à genoux

Les dépêches viennent de le confirmer, le fils du président, Jean Sarkozy sera nommé à la présidence de l'établissement public pour l'aménagement de la Défense (EPAD). Cet organisme chargé de l'aménagement de ce quartier d'affaire brasse des millions chaque année et joue un rôle majeur dans l'urbanisme de ce territoire francilien.

Il sera dirigé par un blanc-bec de 23 ans, sans diplôme, sans expérience, ni aucun titre de compétence. Cette décision scandaleuse foule du pied le fondement républicain qui veut que chacun ne doit sa place qu'à son mérite. Elle illustre les moeurs politiques des Hauts-de-Seine, et traduit la volonté d'un clan de bâtir une république dynastique. Pour certains, les mandats sont des majorats que l'on transmet par primogéniture mâle, comme au bon vieux temps de l'Ancien Régime. 

Que les élus de droite qui composent le conseil d'administration et qui se disent républicains acceptent d'avaler de telles couleuvres force l'étonnement. Espérons que les Français vont se réveiller !

02 octobre 2009

Discours de Jean-Yves Le Drian à Scaër

Sans surprise, mais massivement (96%), Jean-Yves Le Drian a été réinvesti hier soir par les quatre fédérations socialistes bretonnes pour briguer sa succession à la présidence de région. vous pouvez retrouver ci-dessous le discours qu'il a prononcé dimanche lors de la fête de la rose, à Scaër. Vous pouvez également consulter celui du député Gilbert Le Bris, ici et .




01 octobre 2009

La bataille du lait n'est pas finie

Une rencontre d'une délégation d'élus PS et PCF avec les éleveurs laitiers était organisée cet après midi dans une ferme à Scaër. Le lieu n'a pas été choisi par hasard puisque la commune compte 60 exploitations laitières sur 120 recensées.
En présence de Patrick Le Hyaric, Eric Le Bour, Gaëlle Abily, Gérard Lahellec pour le PC, de Gilbert Le Bris, Michaël Quernez, Joël Derrien et moi-même pour le PS, et accompagnés par la maire Paulette Perez, les éleveurs ont fait part de leur désarroi et de leurs attentes vis-à-vis des pouvoirs publics.
Le GAEC qui nous recevait est un exemple typique : un jeune agriculteur installé récemment qui a réalisé de lourds investissements de mise aux normes dont il faut supporter l'emprunt, un prix d'achat du lait ridiculement bas, et c'est 100 euros qui manquent chaque jour pour atteindre le prix de revient ! Les tensions de trésorerie conduisent à emprunter auprès des banques en attendant que le versement des primes PAC apporte une bouffée d'oxygène, une spirale qui n'est pas sans fin. Ou bien les cours remontent, ou bien des milliers d'exploitants feront faillite. 
Dans une région comme la Bretagne, où les paysages comme l'industrie agro-alimentaire se sont structurés autour de la production laitière, c'est un mode de vie qui sera bouleversé. Avec un risque de destruction d'emplois et de concentration des élevages qui deviendront des "usines à lait" sur le modèle danois, où on n'élève plus des animaux mais où on "engraisse des protéines".
Outre des mesures d'urgence destinées à empêcher les faillites (par exemple en obligeant les banques à pratiquer des prêts à taux réduits et en anticipant le paiement des primes PAC de 2010), les élus ont tous réaffirmé la nécessité d'une régulation des marchés, par l'encadrement des prix d'une part afin d'empêcher que les industriels ne reconstituent leurs marges sur le dos des paysans, et de la production d'autre part à travers le maintien des quotas laitiers. La balle est dans le camp du gouvernement et de M. Le Maire : à eux de démontrer qu'ils défendent les laitiers et non pas les groupes financiers qui spéculent sur la ressource alimentaire. 
Ce qui est sûr, c'est que la détermination des laitiers est sans faille, ils ne se laisseront pas mourir et le conflit pourrait prendre d'autres formes si des actes concrets ne sont pas posés rapidement.

27 septembre 2009

La Fête de la Rose de Scaër en vidéo



Belle édition que cette fête de la rose 2009 qui pour la seconde année consécutive s'est tenue dans le magnifique cadre du Grand Champ à Scaër. Pour l'occasion se sont succédés à la tribune nos invités. Dans la matinée, Paul Méhut, responsable du MJS, Marc Coatanéa, premier fédéral, François Marc, sénateur ouvrirent les débats. Suivis dans l'après-midi, par nos "locaux", Gilbert Le Bris, Louis Le Pensec, Dany Bellour, Nicolas Morvan et bien sûr Jean-Yves Le Drian.
Ce dernier a prononcé un discours résolument offensif au travers d'exemples concrets (son discours ne tardera pas à être en ligne). Offensif contre la crise, et volontaire pour engager la Région dans les mutations économiques qui permettront d'en sortir. Offensif contre la droite qui se déchire pour choisir son leader mais qui peine à esquisser le moindre projet pour les Bretons. Le président du Conseil régional a dessiné les contours de sa méthode pour les mois à venir : "un projet, une équipe, un président", bref tout ce qui manque à l'UMP bretonne...

15 septembre 2009

Fête de la Rose


La Fête de la Rose du Parti Socialiste de la 8ème circonscription se tiendra le dimanche 27 septembre 2009 au Grand Champ à Scaër et aura pour invité d'honneur notre président de région, Jean-Yves LE DRIAN.
A quelques jours du vote d'investiture pour la tête de liste régionale, et aux côtés de nos élus (Gilbert Le Bris, François Marc, Louis Le Pensec, Dany Bellour, Nicolas Morvan...) notre camarade ne manquera pas d'évoquer les enjeux de l'élection régionale. Fort d'un solide bilan, il brigue naturellement un second mandat.
Bien entendu, comme chaque année, la Fête de la Rose c'est un banquet républicain, un mini-village qui accueille les stands des sections socialistes ou d'associations de gauche (le Mouvement de la Paix, ATTAC Pays de Concarneau, Groupe de gauche du Conseil général...). 
C'est aussi un forum l'après-midi consacré cette année au thème "le développement durable est-il suffisant ?", animé par Romain Rollant (Pôle écologique du PS) et Jean-Yves Griot (réseau Cohérence).
Nous vous y attendons nombreux !

Vous pouvez encore réserver vos repas jusqu'au 18 septembre chez Marie-Aimée Guychard, Porz An Breton, 29300 Quimperlé - 02 98 96 15 18
ou bien chez Sylvie Keriou, 2 chemin de Park Ar C'hézec - 29140 Melgven - ps-8@ifrance.com