07 mai 2012

Réaction à l'élection de François Hollande

Vous trouverez ci-dessous le communiqué adressé aux rédactions locales, suite à la belle victoire de François Hollande.

Les scores victorieux de François Hollande au plan national et local nous donnent une profonde satisfaction. Je me réjouis particulièrement des 64% obtenus par le Président dans le canton de Rosporden.

Deux raisons expliquent à mon sens la victoire de la gauche. Les Français n'ont pas accepté que la droite dérive loin des rivages républicains. François Hollande a quant à lui su demeurer solidement arrimé aux valeurs sur lesquelles a été fondée notre Nation. Ensuite, ils ont condamné les privilèges de toutes sortes dont a bénéficié une minorité de nantis pendant 5 ans. Ils savent que la crise n'est pas terminée, mais ils ne consentiront à des efforts qu'à la condition qu'ils soient équitablement répartis. C'est ce que propose le Président Hollande.

Pour autant, nous ne connaîtrons pas "d'état de grâce", les citoyens attendent de nous des résultats et les échéances internationales qui s'annoncent ne nous laissent pas le temps de nous reposer sur nos lauriers. Le sommet du G8 et la renégociation du Traité Merkel-Sarkozy qui prétend imposer l'austérité à toute l'Europe, sont autant d'occasions pour le Président Hollande de desserrer le carcan de la mondialisation sauvage pour réussir nos engagements. Dans une Europe conservatrice, la gauche sait que la partie sera difficile. C'est pourquoi le Président a besoin d'une large majorité à l'Assemblée Nationale dès juin pour appuyer son action. Dès demain, les socialistes de la 8ème circonscription repartiront en campagne pour que Gilbert Le Bris puisse prendre toute sa place dans le redressement du pays.

02 mai 2012

Communiqué d'élu(e)s de la 8ème circonscription

Au terme du premier tour des élections présidentielles, c’est le candidat François HOLLANDE que les français ont placé en tête et qui représente désormais toute la gauche pour le 2è tour.

Le fait que nos compatriotes se soient déplacés nombreux pour s’exprimer est une bonne nouvelle pour la démocratie et nous espérons qu’elle se confirmera au second tour.

Dans nos responsabilités d’élus nous ressentons aussi les difficultés de nos concitoyens qui, face au chômage en hausse, à la baisse du pouvoir d’achat, au recul des services publics, à l’injustice sociale et fiscale, ont exprimés parfois des votes de souffrance et de rejet. Ils ont aussi marqué leur large adhésion à des choix politiques autres que ceux suivis depuis 2007 par Nicolas Sarkozy et sa majorité parlementaire.

En ce qui nous concerne, nous estimons qu’il n’y a pas de fatalité de la crise, de la toute-puissance de la finance et des délocalisations.

Nous pensons que le temps est venu pour le redressement économique, la réorientation européenne, la justice dans tous les choix et la moralisation de la vie publique dans un Etat irréprochable.

Le 6 mai nous appelons donc à voter massivement pour François HOLLANDE.

Louis LE PENSEC, Président du comité départemental de soutien à François Hollande

Gilbert LE BRIS, député du Finistère

Gaël LE MEUR, conseillère régionale

Nicolas MORVAN, conseiller régional, maire de Moëlan S/Mer, Président de la COCOPAQ

Michaël QUERNEZ, vice-président du conseil général

Nicole ZIEGLER, vice-présidente du conseil général

Joël DERRIEN, conseiller général, Maire de Saint-Thurien

Marie-Isabelle DOUSSAL, conseillère générale, maire d’Arzano

Claude JAFFRE, conseiller général

Guy LE SERGENT, conseiller général

Michel LOUSSOUARN, conseiller général

Yves ANDRE, maire de Bannalec

Roger COLAS, maire de Trémeven

Michel COTTEN, maire de Tourc’h

André FRAVAL, maire du Trévoux

Jacques FRANCOIS, maire de Saint-Yvi

Jacques JULOUX, maire de Clohars-Carnoët

Jean-Yves LE COZ, maire de Locunolé

Philippe LE TENNIER, maire de Baye

François LE SAUX, maire d’Elliant

Sébastien MIOSSEC, maire de Riec s/belon

Gilbert MONFORT, maire de Rosporden

Bernard PELLETER, maire de Mellac

Paulette PEREZ, maire de Scaër

Jean-Claude SACRE, maire de Trégunc, Président de C.C.A

27 avril 2012

Appel à voter pour François Hollande

Élus engagés pour notre commune et notre département, Gilbert Monfort et moi-même, savons que les collectivités locales sont le dernier rempart qui protège les plus fragiles dans la crise. Mais nous savons aussi que les collectivités ne peuvent pas tout.

Plus que jamais, nous avons besoin d'un État respectueux des principes républicains, qui fait vivre la cohésion sociale et l'union nationale. Parce que les propos de campagne de l'UMP dans l'entre-deux tours nous alarment, parce que nous croyons que les Français ont plus à partager qu'à s'entredéchirer dans des querelles nauséabondes, nous avons décidé de lancer un appel aux citoyens de Rosporden-Kernével pour les appeler à voter massivement pour François Hollande.

22 avril 2012

Réaction au résultat du 1er tour de la présidentielle

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse que j'ai adressé en réaction au résultat du 1er tour de l'élection présidentielle.

"Je tire trois principaux enseignements des résultats du premier tour.

Le premier est que les Français, tout comme les électeurs de la 8ème circonscription, ont placé François Hollande en tête. Même une large partie de l'électorat gaulliste et centriste s'est détournée du candidat UMP. C'est un signe de confiance et d'espoir qu'il faut impérativement concrétiser. Toutes les forces de gauche, tous les républicains de progrès, doivent désormais se rassembler pour fermer la parenthèse du sarkozysme et construire avec François Hollande une nouvelle France.

Le second est qu'il s'en est fallu de peu que la France connaisse un "21 avril à l'envers" tant la progression de la candidate du Front National est forte. La cause principale de la montée du FN est à rechercher dans la politique du président sortant qui n'a cessé d'agiter les chiffons rouges de la xénophobie et de la division nationale pour tenter de masquer les affaires et sa détestable politique en faveur des plus riches. La souffrance des Français et leur colère se sont exprimées aussi par le vote FN.

Le troisième est que Jean-Luc Mélenchon réussit une belle percée mais n'a pas gagné son pari de détourner du FN un électorat populaire déboussolé par la mondialisation et les promesses non tenues du quinquennat. Son score s'est construit surtout au détriment des candidats de la "gauche de la gauche". Mais le message qu'il a porté sera entendu par les socialistes.

La France est à un tournant historique. Dans quinze jours, chacun doit se mobiliser pour qu'elle retrouve sa place dans le concert des nations qui comptent et redonner leur vérité aux principes de liberté, d'égalité, de fraternité."

20 avril 2012

François Hollande, le candidat de la jeunesse

Trop souvent dans des discussions avec des amis, ou lors d'échange avec des jeunes du canton, je suis frappé par le profond désenchantement à l'égard de la politique qui frappe les 18-30 ans. Plus encore que leurs aînés, ils ne se passionnent guère pour l'élection présidentielle, persuadés que quel que soit le vainqueur, leur quotidien ira en s'aggravant. A tous ces jeunes, je dis qu'ils se trompent et qu'il existe un seul candidat qui a fait de la jeunesse sa priorité : François Hollande.

Depuis 30 ans, la montée du chômage a frappé plus durement les 18-25 ans alors que dans le même temps, la durée des études s'est allongée. La précarité sévit chez les jeunes générations qui subissent le "décenseur social" (20% des 16-25 ans vivent sous le seuil de pauvreté). Face aux difficultés à financer les études, à s'insérer socialement et professionnellement, à accéder à un logement, à la culture et aux loisirs, ou à bénéficier d'une protection sociale, c'est souvent la solidarité familiale qui agit comme un filet de sécurité. Pour ceux qui ne bénéficient pas de soutien familial ou qui sont issus de familles modestes, les inégalités sont encore plus criantes.

Les politiques à destination des jeunes se sont construites autour de deux axes : la "démocratisation et la massification" de l'enseignement et la création de dispositifs dérogatoires au droit commun destinés à favoriser l'emploi des jeunes. Ces politiques n'ont pas connu le succès escompté (que l'on pense au CPE ou au "RSA jeunes"), et si la droite ou l'extrême droite abordent le thème de jeunesse, c'est toujours sous un angle pathogène, la jeunesse étant perçue comme une classe dangereuse (délinquante, assistée...)

Le temps est venu de refondre totalement les politiques d'éducation, de formation, d'insertion sociale et professionnelle en reconnaissant à tous les jeunes les mêmes droits qu'à leurs aînés. N'est-il pas préférable d'investir pour l'autonomie des jeunes plutôt que dépenser pour réparer les dégâts sociaux de ceux dont on ne se sera pas occupés ? C'est le pari que formule François Hollande qui fait de l'attention portée à la jeunesse la priorité de son quinquennat, car investir dans la jeunesse, c'est tout simplement croire en l'avenir de la France.

François Hollande fera adopter dès le début du mandat une loi de programmation pour l'éducation nationale créant 60 000 postes d'enseignants. Les RASED seront sauvegardés, des assistants d'éducation seront déployés là où c'est nécessaire. L'allocation de rentrée scolaire sera revalorisée de 25% dès septembre. Les jeunes de 18 à 25 ans bénéficieront, indépendamment des ressources familiales, d'une allocation d'étude et de formation dans le cadre d'un parcours d'autonomie qui se substituera aux bourses et allocations en vigueur.

Mais les jeunes ne sont pas composés uniquement d'étudiants. Beaucoup sortent du système scolaire sans formation et connaissent des difficultés majeures d'insertion. Dans le pays de Quimperlé-Concarneau, en 2011 la Mission Locale a ainsi accompagné 1200 jeunes, dont la majorité a un niveau de formation inférieur au baccalauréat. Le contrat de génération permettant à un senior proche de la retraite de tutorer un jeune est une forme intelligente d'apprentissage où tout le monde est gagnant, l'entreprise, le jeune et le senior. Enfin, la création de 150 000 emplois d'avenir dans les associations ou les collectivités offrira aux jeunes, notamment ceux des quartiers populaires, un premier marche-pied vers le monde du travail.

La lecture des professions de foi des candidats suffit à le démontrer : un seul candidat parle de la jeunesse, c'est François Hollande. Voter pour lui, c'est donner une chance à l'avenir.

18 avril 2012

François Marc en campagne à Rosporden

Hier soir les socialistes rospordinois accueillaient le sénateur François Marc, membre de l'équipe de campagne de François Hollande, pour une revue de détail du programme économique et fiscal du candidat PS/PRG.

En préambule, j'ai tenu à rappeler le triste bilan de Sarkozy en la matière. En effet, la France connaît un paradoxe. Elle n'a jamais été aussi riche dans son histoire (le PIB par habitant croît en moyenne de 2,1% chaque année depuis plusieurs décennies) alors que la crise n'a jamais été aussi dure, et que les Français n'ont jamais subi un déclassement social aussi douloureux.

Cette situation tient à une répartition des richesses inégalitaire et injuste. Qu'on en juge. Le taux d'imposition sur le revenu le plus élevé était de 65% jusqu'en 1986, il est désormais de 41%. La multiplication des niches fiscales a provoqué en 2010 une perte de recettes de 145MD€ sans que l'efficacité économique de ces exonérations soit avérée. Alors que l'impôt sur les sociétés est théoriquement de 33,33%, les grandes entreprises cotées au CAC 40 ne versent en moyenne que 8% de leurs bénéfices grâce à des dispositifs d'exonérations divers et variés. La fraude fiscale est estimée quant à elle entre 40 et 50 MD€ par an. Au final, le 1% les plus riches ne paye que 20% d'impôt sur le revenu. Tous ces cadeaux fiscaux aux amis du Fouquet's ont été financés à crédit. Sans ces avantages iniques, le déficit public aurait été - malgré la crise - de 3,3% du PIB au lieu des 8% actuels.

Durant son quinquennat, Nicolas Sarkozy a réussi le triste exploit d'accroître la dette de plus de 600 MD€, la portant à 1800MD€ ! Le remboursement des intérêts de la dette est aujourd'hui le premier poste budgétaire de l'Etat... Bien sûr ,la droite entonnera comme à son habitude le couplet sur la dépense publique excessive : il faut "dégraisser" ces services publics et ces fonctionnaires trop nombreux. Cette idée reçue ne repose sur aucun élément de vérité puisque la dépense publique a stagné, voire diminué (de 55% du PIB en 1993, elle était tombée à 52,3% en 2007).

Quant à la crise, tout ne peut lui être imputée, loin s'en faut. La Cour des Comptes dans son rapport de 2011 évalue son impact sur le déficit à seulement 1/3, les 2/3 restant procédant directement de la politique fiscale et budgétaire de l'UMP. De fait, Nicolas Sarkozy a réussi le tour de force durant son mandat d'inventer "la redistribution à l'envers", ponctionnant les couches populaires au profit des plus aisés (24 taxes ont été instaurées sur les ménages). Tout autant qu'elle a creusé les inégalités et la dette, sa politique désastreuse a cassé le moteur de la croissance et l'emploi (en 5 ans : 0 point de croissance supplémentaire, 1 M de demandeurs d'emploi en plus !).

En 1789, ce sont l'état catastrophique des finances publiques et l'injustice fiscale qui ont provoqué la Révolution Française. Dimanche prochain, les Français poseront le premier acte de l'abolition des privilèges que Sarkozy a octroyé à ses amis fortunés !

10 avril 2012

Réunion-publique à Rosporden le 17 avril

Dans le cadre de la campagne présidentielle, les socialistes Rospordinois ont invité le sénateur François Marc à présenter le programme économique et fiscal de François Hollande le 17 avril, à quelques jours du 1er tour.

François Marc, est vice-président de la Commission des Finances du Sénat et membre de l'équipe de campagne de François Hollande en charge des questions de fiscalité.

Réunion publique ouverte à tous le mardi 17 avril à 20h30 à la Remise du Moulin
en présence de
Michel Loussouarn, conseiller général du Finistère
Gilbert Monfort, maire de Rosporden

Pourquoi Emmanuel Todd votera François Hollande

Emmanuel Todd était l'invité des socialistes de la 8ème circonscription le 30 mars dernier. Le célèbre démographe qui appelle à voter pour le candidat socialiste dès le 1er tour a expliqué les raisons de son soutien autant que son souhait de voir la gauche adopter un nouveau logiciel économique.

L'analyse toddienne part du constat qu'à l'occasion de la crise des subprimes, les gouvernements européens ont multiplié les plans de relance, mais comme la quasi-totalité des biens de consommation sont produits dans les pays émergents, cette relance de la demande a surtout dopé les importations. Pour simplifier, elle a creusé la dette des États européens et enrichi la Chine.

Pour éviter une telle situation, Todd préconise que l'Union Européenne adopte une stratégie de protection de son économie, comme n'hésitent pas à le pratiquer les puissances montantes du BRICS, tout comme des puissances relatives telle que l'Argentine. Pour Todd, il n'existe pas de problème structurel à élaborer des règles fiscales, sociales ou environnementales qui agiraient comme des droits de douanes, mais bien d'un problème culturel. Les élites occidentales, notamment, ont utilisé la globalisation comme un levier pour reconstituer à leur profit une hiérarchie sociale de type Ancien Régime. Dans la globalisation marchande et financière, ces élites sont les seules gagnantes. En cela, la mondialisation est bien un problème de classe.

Le discours sur la "mondialisation heureuse" a d'autant plus trouvé un écho favorable dans les opinions publiques qu'il s'appuyait sur la montée de l'individualisme et la fin des grandes croyances collectives encore fortes dans l'immédiat après-guerre (les religions, les grandes idéologies...).

Sans contester les apports de l'émancipation individuelle, Todd constate néanmoins que l'individualisme a conduit à créer une société atomisée, fragilisée, sur laquelle les discours de type identitaire peuvent se déployer. Ainsi, il note le glissement de la Nation comme valeur de gauche, intégratice et égalitaire, vers un concept de droite, exclusif et xénophobe.

Pour Todd, la gauche a pour elle les outils de la rationalité économique, elle seule est en mesure d'avoir prise sur le réel. Mais dans une société fracturée, composée d'individus en proie à l'isolement, il ne faut pas négliger l'arme de la droite : la peur. C'est aussi pour cela qu'il appelle à voter Hollande dès le 1er tour. Pour prémunir la France d'un nouveau désastre qui verrait Nicolas Sarkozy reconduit pour 5 ans.
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