Syndicat de Rivières Aven/Ster-Gozh
Ce soir se tenait à Pont-Aven le premier comité syndical du SIRAS (Syndicat Intercommunal de Rivière Aven-Ster Gozh). A cette occasion, j’ai été élu vice-président, Mme Biseau, maire de Pont Aven, officiant à la tête du syndicat. Créé dans les années 1980 pour la mise en œuvre d’un contrat de rivière, le SIRAS avait été mis en sommeil à la fin du programme en 1992, puis réactivé lors du dernier mandat pour réfléchir aux dispositifs anti-inondations destinés à protéger le pourtour des étangs de Rosporden et le centre-ville de Pont-Aven. L’étude technique étant quasiment bouclée, restent les phases de financement, d’enquête publique puis de réalisation des ouvrages (travaux d’écluseries, zones de sur-stockage…).
J’ai également proposé que le SIRAS puisse jouer son rôle dans la reconquête de la qualité de l’eau prévue par la DCE (Directive Cadre sur l’eau du 23 octobre 2000). A cette fin, j’ai avancé plusieurs arguments.
Le premier est qu’aujourd’hui un Contrat Entretien Restauration (CRE) existe sur le Ster-Gozh – dont le porteur technique est la Communauté de Communes du Pays de Quimperlé (COCOPAQ) –, mais il n’en existe pas sur l’Aven dont il est l’affluent. Le souci de la cohérence doit nous amener à réfléchir à la question d’un CRE applicable à l’Aven, en coordination avec celui du Ster-Gozh.
Le second est qu’un CRE viendrait utilement au soutien des autres actions entreprises par les collectivités. D’une part la protection des captages que certaines communes (dont la notre) doivent réaliser pour se mettre en conformité avec la loi sur l’eau, d’autre part parce que le CRE comporte un volet complémentaire à la lutte contre les inondations en ce qu’il vise à corriger les altérations morphologiques subies par les berges et les zones humides. Enfin, parce que la conchyliculture présente dans la zone de l’estuaire Aven-Belon-Merrien souffre d'une mauvaise qualité de l’eau. Or la qualité de l’eau doit faire l’objet d’une approche globale, d’amont en aval, de la source à l’estuaire.
La plupart des membres du comité syndical semble être en accord avec cette perspective et c’est heureux car c’est l’avenir du bassin versant qui est en jeu (la pêche de loisir, la conchyliculture, la consommation d’eau potable…)
Bien sûr, il est souhaitable qu’à terme toutes ces politiques soient coordonnées dans un SAGE qui engloberait le bassin versant Aven-Ster Gohz et Belon. En effet, aujourd’hui entre le SAGE de la Laïta (en cours d’élaboration) et celui de l’Odet, subsiste un vaste no man’s land qu’il convient de combler au plus vite afin de donner du sens aux différentes initiatives.






