Règlement intérieur du conseil : une restriction des droits de l'opposition
A notre demande, l'adoption du règlement intérieur du conseil municipal avait été repoussée en septembre pour permettre une discussion ouverte et consensuelle... Du moins, nous l'espérions. Car en définitive, le règlement qui nous a été soumis est bien plus restrictif que le projet initial !
Désormais, les conseillers municipaux ne peuvent plus poser de questions orales en conseil municipal si celles-ci n'ont pas été communiquées 48 heures au préalable au maire, et chaque conseiller ne peut poser qu'une question ! Dans les faits, cela revient à transformer les questions orales en questions écrites, et restreint le droit d'expression des élus d'opposition au cours du conseil.
Le nouveau règlement dispose également que les élus d'opposition ne peuvent prendre connaissance des affaires de la commune que si elles font l'objet d'une délibération en conseil. Or, depuis le début du mandat, la plupart des sujets sont traités au sein du groupe majoritaire, hors des commissions et du conseil, les élus minoritaires sont privés du simple droit d'être informés.
Contrairement au règlement intérieur précédent, il n'est plus prévu que la commission consultative de Kernével soit obligatoirement saisie des sujets qui concernent la commune associée. Désormais, la majorité pourra décider seule des réflexions auxquels il convient d'associer les citoyens kernévelois.
Enfin, le droit d'expression des conseillers minoritaires dans les bulletins d'information générale est restreint : diminution de l'espace des tribunes libres dans le magasine municipale, refus d'instaurer un espace de libre expression sur le site internet de la commune alors que ce média est un outil essentiel de communication qui servira à faire la promotion des projets de la majorité...
L'attitude de la droite municipale tranche avec l'ancienne majorité qui ne s'est jamais comportée de la sorte. La peur du débat doit-elle justifier la transformation du conseil en caserne ?
Décision budgétaire modificative n° 2 : une année blanche pour l'investissement
Après le budget modificatif voté en juin, cette seconde décision modificative finit de détricoter le budget primitif adopté par l'ancienne majorité en février.
Après le report des travaux de la salle de tennis et l'augmentation de certaines dépenses somptuaires, la quasi-totalité des crédits d'investissements nouveaux est annulée !
- Report du lancement de la 1ère tranche du réaménagement du bourg de Kernével attendu depuis longtemps,
- Report des travaux de réaménagement de la rue de Renanguip,
- Annulation des travaux de démolition de bâtiments vétustes à Ruveï et au bourg de Kernével.
- Exit également la mise aux normes de la passe à poissons des étangs rendue obligatoire par le Grenelle de l'environnement.
Le report des travaux de la rue de Renanguip lié à l'incertitude quant à la construction d'un lotissement voisin peut se comprendre. Mais pourquoi n'a-t'il pas été profité de l'occasion pour réaffecter les 185 000 euros de crédits qui lui étaient alloués pour d'autres réalisations nécessaires. La rue d'Elliant et celle de Quimper attendent d'être réaménagées. Pourquoi ne pas avoir lancé les études ?
L'ancienne majorité avait également inscrit auprès du syndicat départemental de l'énergie l'effacement des réseaux électriques des rues Jean Goarant et de Pont-Aven. Non seulement ces travaux semblent oubliés, mais d'autres rues auraient pu être inscrites au programme compte tenu des crédits libérés : rue Louis Hémon, rue Jean Jaurès etc. Il est probable qu'en 2015 ces programmes d'effacement soient nettement moins subventionnés compte tenu des nouvelles règles du SDEF.
Plutôt que ces dépenses utiles, la droite privilégient d'autres qui relèvent du gadget, comme une étude pour une centrale micro-électrique, un audit de l'ancienne salle de sport à 15 000 euros pour nous dire ce que nous savons déjà.
En matière d'investissement, 2014 sera donc une année blanche : la droite n'aura strictement rien fait. C'est d'autant plus dommageables que ces travaux répondaient à des besoins mais qu'ils alimentaient aussi l'activité économique des entreprises.
Les rares investissements réalisés sont ceux qui ont été lancés avant les élections par l'équipe de Gilbert Monfort (écoles, programme de voirie). Interrogée sur ces reports, la droite n'a pas su donner de réelles justifications : des élus qui ne connaissent pas leurs dossiers, qui s'emmêlent les pinceaux. Bref, une équipe qui ne sait pas où elle va.
Temps d'activités périscolaires : un glissement vers une garderie ?
Le total du montant des nouvelles études inutiles ajouté au coût de l'audit du personnel voté en juin pour 18 000 euros - dont le prix est démesuré pour un simple questionnaire et quelques entretiens - aurait été bien mieux utilisé pour accorder les moyens nécessaires aux activités périscolaires.
En effet, la droite a décidé de priver les enfants des activités proposées par des associations culturelles et sportives. Il appartient donc désormais aux seuls agents municipaux de conduire les TAP. Or, nous avons été alertés en cette rentrée par la communauté éducative qui s'inquiète d'un manque de moyens malgré les subventions allouées par l'Etat et la CAF. Nous sommes en droit de nous demander comment la municipalité employe cet argent et nous ne pouvons accepter le risque que les TAP évoluent en garderie loin des ambitions initiales. Pas de réponse de la majorité là encore !
Assises des entreprises : une réunion préélectorale de l'UMP financée sur fonds publics ?
En octobre, la municipalité et Concarneau Cornouaille Agglomération ont décidé l'organisation d'Assises des entreprises locales. Un tel projet aurait pu s'avérer intéressant à condition qu'il ne se limite pas uniquement à de la simple communication mais qu'ils répondent à des besoins des acteurs locaux... Tel ne semble pas être le cas à la lecture du programme, vague et peu opérationnel.
A noter que Mme le Maire a souhaité inviter M. Pierre Méhaignerie, maire UMP de Vitré, et M. Le Ludec, maire et conseiller général de droite de Kervignac, pour expliquer aux Rospordinois ce qu'il convient de faire en matière de développement économique... Ces deux élus sont très certainement respectables, mais nous ne voyons pas en quoi leur lumière permettrait de faire progresser l'économie locale. Curieusement, aucun représentant du Conseil général ni de la Région Bretagne, pourtant acteurs majeurs des politiques économiques, n'a été invité. Il est vrai que ces deux collectivités sont gérées par la gauche... et que l'an prochain, se tiendront les élections régionales et cantonales !
L'argent public n'ayant pas vocation à financer une réunion préélectorale de l'UMP, et la compétence économie relevant de la communauté d'agglomération, il n'y a aucune raison pour que le contribuable rospordinois et kernévelois contribue à ces agapes.
- Report du lancement de la 1ère tranche du réaménagement du bourg de Kernével attendu depuis longtemps,
- Report des travaux de réaménagement de la rue de Renanguip,
- Annulation des travaux de démolition de bâtiments vétustes à Ruveï et au bourg de Kernével.
- Exit également la mise aux normes de la passe à poissons des étangs rendue obligatoire par le Grenelle de l'environnement.
Le report des travaux de la rue de Renanguip lié à l'incertitude quant à la construction d'un lotissement voisin peut se comprendre. Mais pourquoi n'a-t'il pas été profité de l'occasion pour réaffecter les 185 000 euros de crédits qui lui étaient alloués pour d'autres réalisations nécessaires. La rue d'Elliant et celle de Quimper attendent d'être réaménagées. Pourquoi ne pas avoir lancé les études ?
L'ancienne majorité avait également inscrit auprès du syndicat départemental de l'énergie l'effacement des réseaux électriques des rues Jean Goarant et de Pont-Aven. Non seulement ces travaux semblent oubliés, mais d'autres rues auraient pu être inscrites au programme compte tenu des crédits libérés : rue Louis Hémon, rue Jean Jaurès etc. Il est probable qu'en 2015 ces programmes d'effacement soient nettement moins subventionnés compte tenu des nouvelles règles du SDEF.
Plutôt que ces dépenses utiles, la droite privilégient d'autres qui relèvent du gadget, comme une étude pour une centrale micro-électrique, un audit de l'ancienne salle de sport à 15 000 euros pour nous dire ce que nous savons déjà.
En matière d'investissement, 2014 sera donc une année blanche : la droite n'aura strictement rien fait. C'est d'autant plus dommageables que ces travaux répondaient à des besoins mais qu'ils alimentaient aussi l'activité économique des entreprises.
Les rares investissements réalisés sont ceux qui ont été lancés avant les élections par l'équipe de Gilbert Monfort (écoles, programme de voirie). Interrogée sur ces reports, la droite n'a pas su donner de réelles justifications : des élus qui ne connaissent pas leurs dossiers, qui s'emmêlent les pinceaux. Bref, une équipe qui ne sait pas où elle va.
Temps d'activités périscolaires : un glissement vers une garderie ?
Le total du montant des nouvelles études inutiles ajouté au coût de l'audit du personnel voté en juin pour 18 000 euros - dont le prix est démesuré pour un simple questionnaire et quelques entretiens - aurait été bien mieux utilisé pour accorder les moyens nécessaires aux activités périscolaires.
En effet, la droite a décidé de priver les enfants des activités proposées par des associations culturelles et sportives. Il appartient donc désormais aux seuls agents municipaux de conduire les TAP. Or, nous avons été alertés en cette rentrée par la communauté éducative qui s'inquiète d'un manque de moyens malgré les subventions allouées par l'Etat et la CAF. Nous sommes en droit de nous demander comment la municipalité employe cet argent et nous ne pouvons accepter le risque que les TAP évoluent en garderie loin des ambitions initiales. Pas de réponse de la majorité là encore !
Assises des entreprises : une réunion préélectorale de l'UMP financée sur fonds publics ?
En octobre, la municipalité et Concarneau Cornouaille Agglomération ont décidé l'organisation d'Assises des entreprises locales. Un tel projet aurait pu s'avérer intéressant à condition qu'il ne se limite pas uniquement à de la simple communication mais qu'ils répondent à des besoins des acteurs locaux... Tel ne semble pas être le cas à la lecture du programme, vague et peu opérationnel.
A noter que Mme le Maire a souhaité inviter M. Pierre Méhaignerie, maire UMP de Vitré, et M. Le Ludec, maire et conseiller général de droite de Kervignac, pour expliquer aux Rospordinois ce qu'il convient de faire en matière de développement économique... Ces deux élus sont très certainement respectables, mais nous ne voyons pas en quoi leur lumière permettrait de faire progresser l'économie locale. Curieusement, aucun représentant du Conseil général ni de la Région Bretagne, pourtant acteurs majeurs des politiques économiques, n'a été invité. Il est vrai que ces deux collectivités sont gérées par la gauche... et que l'an prochain, se tiendront les élections régionales et cantonales !
L'argent public n'ayant pas vocation à financer une réunion préélectorale de l'UMP, et la compétence économie relevant de la communauté d'agglomération, il n'y a aucune raison pour que le contribuable rospordinois et kernévelois contribue à ces agapes.




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