"Détricotage" des temps d'activités périscolaires, dénonciation de la convention avec l'association Tremplin... Jamais, la droite "apolitique" n'a clairement indiqué à la population ses orientations en matière de jeunesse... Pour certains, le réveil est douloureux.
Dénonciation de la convention avec Tremplin
Le 30 septembre, Mme Le Tennier a dénoncé unilatéralement la convention qui lie la commune avec l'association Tremplin, et refuse de rencontrer ses responsables ni à leur apporter la moindre explication. Rappelons que Tremplin, qui a dépassé les 25 ans d'existence, est une association d'éducation populaire en faveur des 11-17 ans agréée par le Ministère des Sports et de la Jeunesse, et qu'à ce titre, sa vocation d'intérêt général est reconnue par la ville qui la soutient dans son fonctionnement.
A l'occasion du contrôle de la gestion municipale en 2013, la Chambre régionale des comptes n'a rien trouvé à redire sur le conventionnement. Alors quelle est la raison de cette décision brutale ?
Que la municipalité veuille discuter les modalités de son soutien à Tremplin est son droit, mais renégocier impliquait-il la dénonciation pure et simple ? Qu'est-ce d'autres sinon une pression, un chantage aux subventions qui caractérise bien la méthode autoritariste de Christine Le Tennier ? D'ailleurs, ni la commission municipale en charge de la jeunesse, ni le conseil municipal n'ont été informés de cette décision unilatérale prise par elle seule.
Je ne peux croire que la majorité poussera l'association au dépôt de bilan et qu'elle oubliera le sens commun et la modération qui doivent présider la conduite d'une collectivité.
Je ne peux croire que la majorité poussera l'association au dépôt de bilan et qu'elle oubliera le sens commun et la modération qui doivent présider la conduite d'une collectivité.
Des temps d'activités périscolaires sur la sellette
Cette semaine se tenait aussi le premier comité de pilotage des TAP. Constat des représentants des parents d'élèves et des enseignants : la formule élaborée par l'ensemble des acteurs et l'ancienne équipe municipale donnait satisfaction, quand bien même elle était perfectible.
A contrario, depuis la dernière rentrée, tous se plaignent de la faible qualité des TAP en maternelle qui ne se distinguent plus vraiment des heures d'enseignement, du manque de moyens et de la faible diversité des thèmes d'activités en élémentaire. Réponse de l'adjointe aux affaire scolaires ? "Ce n'est pas notre priorité, nous devons d'abord penser au tourisme et à l'économie, le coût est trop cher pour nous".
Le seul objectif de la droite n'est donc pas d'améliorer la qualité des TAP (elle a d'ailleurs renvoyé les 4 associations culturelles et sportives qui y intervenaient, dont Tremplin), mais bien de réaliser des économies sur le dos des enfants. Sa proposition d'instaurer les TAP sur la pause méridienne (pour des économies de bout de chandelle), et donc tuer la réforme en ne respectant plus le rythme des enfants, a fait l'unanimité contre elle.
Dans une commune comme la notre, où vivent des familles parfois modestes, les TAP étaient une opportunité d'offrir à des enfants dont les parents ne disposent pas toujours des moyens de financer des activités culturelles et sportives, d'étoffer leur capital culturel. Défendre l'égalité des chances n'est pas une option, ce n'est ni de gauche, ni de droite : c'est simplement l'idéal républicain.
La ville a t'elle encore une politique jeunesse ? On peut désormais en douter. La commission municipale jeunesse/affaires scolaires a été fusionnée avec celle des affaires sociales. Elle ne s'est réunie que deux fois en 8 mois de mandat. Aucune idée, aucun projet solide n'y ont été présentés. Mme le maire n'y participe jamais, pas plus qu'elle n'était présente au comité de pilotage des TAP et qu'elle ne se rend aux conseils d'écoles... C'est sûr, les actions en faveur de la jeunesse, ça ne donne pas la même visibilité dans la presse que les projets pharaoniques irréalistes, ça ne fait pas "mousser" dans les dîners de l'UMP ou à la chambre de commerce et d'industrie.
A contrario, depuis la dernière rentrée, tous se plaignent de la faible qualité des TAP en maternelle qui ne se distinguent plus vraiment des heures d'enseignement, du manque de moyens et de la faible diversité des thèmes d'activités en élémentaire. Réponse de l'adjointe aux affaire scolaires ? "Ce n'est pas notre priorité, nous devons d'abord penser au tourisme et à l'économie, le coût est trop cher pour nous".
Le seul objectif de la droite n'est donc pas d'améliorer la qualité des TAP (elle a d'ailleurs renvoyé les 4 associations culturelles et sportives qui y intervenaient, dont Tremplin), mais bien de réaliser des économies sur le dos des enfants. Sa proposition d'instaurer les TAP sur la pause méridienne (pour des économies de bout de chandelle), et donc tuer la réforme en ne respectant plus le rythme des enfants, a fait l'unanimité contre elle.
Dans une commune comme la notre, où vivent des familles parfois modestes, les TAP étaient une opportunité d'offrir à des enfants dont les parents ne disposent pas toujours des moyens de financer des activités culturelles et sportives, d'étoffer leur capital culturel. Défendre l'égalité des chances n'est pas une option, ce n'est ni de gauche, ni de droite : c'est simplement l'idéal républicain.
La ville a t'elle encore une politique jeunesse ? On peut désormais en douter. La commission municipale jeunesse/affaires scolaires a été fusionnée avec celle des affaires sociales. Elle ne s'est réunie que deux fois en 8 mois de mandat. Aucune idée, aucun projet solide n'y ont été présentés. Mme le maire n'y participe jamais, pas plus qu'elle n'était présente au comité de pilotage des TAP et qu'elle ne se rend aux conseils d'écoles... C'est sûr, les actions en faveur de la jeunesse, ça ne donne pas la même visibilité dans la presse que les projets pharaoniques irréalistes, ça ne fait pas "mousser" dans les dîners de l'UMP ou à la chambre de commerce et d'industrie.



