En octobre 2012, 5930 jeunes finistériens (18-26 ans) étaient demandeurs d'emplois de catégorie A, soit 15% du nombre total des demandeurs d'emplois du Département. En un an, c'est une hausse de 17,2% qui est constatée. Ces chiffres concernant le chômage des jeunes dans notre Département confirment une tendance bien connue : à chaque durcissement de la crise économique, les jeunes sont les premiers à subir la hausse du chômage et constituent une variable d'ajustement du marché de l'emploi.
Face à ce constat, le candidat François Hollande avait promis la création de 150 000 emplois d'avenir. Réservés à des jeunes sans qualification (ce qui les différencie des "emplois jeunes" de Lionel Jospin) demandeurs d'emploi depuis 6 mois, ces contrats permettent l'embauche pour une durée de 1 à 3 ans dans le secteur non-marchand (collectivités locales, associations). L'Etat prend à sa charge 75% du salaire et des cotisations sociales tandis que l'employeur - et c'est là l'intérêt essentiel du dispositif - assure un tutorat du jeune et s'engage à l'accompagner dans une formation qualifiante.
Dans la totalité du Département, environ 700 "emplois d'avenir" devraient être répartis dans chacun des Pays. Les Missions Locales se sont vues confier une mission de pilotage dans la mise en oeuvre de ce dispositif par l'accompagnement des employeurs et des jeunes. Le bureau de la Mission Locale du Pays de Cornouaille, où je représente CCA, a ainsi validé récemment l'objectif de 250 contrats signés en 2013. Au 31 janvier, 141 intentions d'embauche étaient déjà recensées, 77 offres déposées et 12 contrats signés. Les 2/3 des offres émanent des collectivités.
Le Conseil général n'est pas en reste. Les emplois d'avenir prennent toute leur place dans notre "projet stratégique départemental" qui fait de l'autonomie des jeunes un objectif prioritaire. Sous la conduite de mon collègue Michaël Quernez, un comité de pilotage interne se réunit régulièrement afin de recenser les possibilités et de veiller à leur concrétisation. En 2013, notre collectivité envisage la signature de 70 contrats d'avenir.
Tout récemment, la Cour des Comptes pointait la faiblesse des contrats aidés, regrettant qu'ils ne ciblent pas assez les emplois précaires et les moins qualifiés. Gageons que les emplois d'avenir qui s'adressent aux jeunes sans qualification trouveront leur public et permettront d'offrir des perspectives d'avenir à une population qui en a bien besoin.





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