Les conseillers généraux du Finistère étaient réunis en séance plénière les 24 et 25 janvier derniers pour débattre et adopter le budget départemental 2013. La mauvaise conjoncture économique et la crise des finances publiques n'auront pas eu raison des ambitions du Département qui, grâce à la bonne gestion de la majorité de gauche, présente un budget à hauteur de 1,005 MD€.
Du côté des recettes, depuis la suppression de la taxe professionnelle, le Département peut compter sur les produits de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, des droits de mutation et de la taxe foncière sur le bâti dont il vote librement le taux. Cette année, ce taux reste identique à celui de l'an passé. Le Département bénéficie également des dotations de l'Etat et de divers fonds de compensation liés à des transferts de charges de l'Etat vers la collectivité. La situation des finances de l'Etat, lourd héritage des gabegies sarkoziennes, conduit à un gel des dotations.
Pour autant, grâce à la maîtrise des coûts de fonctionnements (+1,7% "mécanique"), le Département échappe au fameux "effet ciseaux" qui affecte tant d'autres départements français. Hormis la rémunération de ses 2000 agents et le fonctionnement de ses services, le budget départemental de fonctionnement est consacré pour les 2/3 aux dépenses du secteur social : enfance et famille, personnes âgées et handicapées, insertion (y compris le versement des allocations de solidarité : APA, RSA, PCH/ACTP). Cette année, un effort est réalisé avec un revalorisation des taux directeurs des aides aux partenaires du secteur social. La forte dégradation de la situation économique en 2012 nous permet d'entrevoir, d'ores et déjà, le risque de devoir réévaluer en cours d'exercice le niveau des crédits affectés au RSA.
Du côté des investissements, le Conseil général a établi en début de mandature un PPI (programme pluriannuel d'investissement) qui prévoit chaque année un niveau d'investissement de 140M€. Affectés à l'entretien et à la réhabilitation des collèges, à l'entretien ou à la construction des infrastructures départementales (voiries, ports, bâtiments...), ces crédits seront en 2013 de 152M€, contre 134M€ en 2012. Ils participent de l'activité économique du Département. Grâce à la planification financière et à l'autofinancement, le recours à l'emprunt est limité et la dette contenue à hauteur de 271€/habitant contre une moyenne nationale de 477€/habitant.
A noter, qu'à côté de ses politiques propres, le Conseil général soutient les projets des communes et intercommunalités finistériennes. 2013 marque une nouvelle étape dans cette politique de soutien puisqu'il est prévu d'accentuer "la territorialisation et la contractualisation". En clair, au travers de "contrats de territoire", nous sortons des politiques de guichet qui voyait tous les territoires traités de manière identique pour entrer dans l'ère du "sur-mesure" et de l'égalité réelle en prenant appui sur un projet spécifique à chacun des territoires du Finistère.





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