C'est un scandale "ordinaire", une carence de plus de l'Etat qui ne cesse de réduire les moyens des services publics sans considération pour les personnes qui en subissent les conséquences. Il s'agit en l'occurrence de la diminution des moyens alloués à l'accueil des enfants handicapés dans le Finistère.
De 600 000 euros en 2008, l'enveloppe est passée à 400 000 en 2009. En conséquence de quoi, le nombre de création de places a été nettement insuffisant. La DDASS fait avec ce qu'on lui donne, et on lui donne peu. Le résultat de cette politique justement dénoncée par le collectif des associations de personnes handicapées parle de lui-même : 60 enfants sur liste d'attente en IME, 138 pour les SESSAD, plus de 200 familles qui attendent la rentrée avec angoisse. Les parents n'auront probablement pas d'autres choix que de se tourner vers le secteur libéral, forcément plus coûteux. Si ce n'est pas, pour l'un ou l'autre des parents, l'obligation de renoncer à son emploi pour s'occuper de leur enfant.
Finalement, malgré l'adoption de la loi de 2005 sur l'égalité des droits des personnes handicapées, on continue à les considérer bien souvent comme des citoyens de seconde catégorie. Qui peut croire qu'il est si difficile de trouver quelques milliers d'euros pour leur rendre la vie plus facile ? Personne, et surtout pas la justice qui vient de condamner l'Etat pour ses carences dans le Finistère. Allons, MM. Sarkozy et Fillon, un petit effort, respectez au moins l'esprit, sinon la lettre, de la loi que vous avez fait voter...




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