28 septembre 2006

Ségolène Royal doit être candidate

L’élection présidentielle de 2007 sera une échéance majeure pour les Français. Après cinq années catastrophiques sur les plans économique, social, démocratique et moral, il incombe aux socialistes d’ouvrir une voie nouvelle pour nos concitoyens.

Le candidat plus que probable de la droite qu’est Nicolas Sarkozy sera redoutable ; d’un point de vue idéologique bien entendu, mais également en raison de ses capacités personnelles. Chantre du néoconservatisme le matin, tribun gaulliste le soir, son aptitude au mimétisme et son charisme font de lui le meilleur candidat que la droite puisse espérer.

Au Parti socialiste la diversité des talents est une chance, n’en faisons pas une faiblesse. Tous les postulants à l’investiture ont élaboré collectivement, puis approuvé le même Projet. Rien ne les distingue, et la logique eut voulu qu’un consensus naturel émerge au sein de la majorité issue du Congrès du Mans pour qu’à la fin un(e) seul(e) d’entre eux se porte candidat devant les militants. L’opinion publique ne comprend pas la multiplication de candidatures que rien ne différencie sur le fond. La question du « casting » revient donc à sélectionner celui ou celle qui sera en capacité à la fois de porter notre projet et d’établir un « lien personnel » avec les Français comme le suppose l’élection présidentielle, mais à l’aune d’une donnée nouvelle qui resort du climat général : la profonde aspiration des Français pour le renouvellement de la classe politique. Nous devrons également opposer à la démarche autoritaire de Sarkozy son exact contraire.

Ségolène Royal réunit deux qualités essentielles : par sa jeunesse elle incarne le renouvellement générationnel qu’appelle le pays qui ne se reconnaît plus dans notre système politique patriarcal ; par sa proximité avec les réalités de terrain elle apparaît la plus apte à assumer une « présidence modeste » et en finir avec les dérives autocratiques de la Vème République.

Pour autant, faire le choix de Ségolène Royal ne signifie pas mettre en berne les idées que nous souhaitons que le parti fasse siennes un jour. Nous n’avons voté aucune motion d’abandon, et chaque fois que l’occasion nous sera donnée, nous remettrons à la table des discussions nos analyses sur la 6ème république, sur l’appronfondissement de l’Europe sociale et la domestication du capitalisme sauvage. Nous n’abdiquons rien, nous n’abjurons rien.

Mais ne nous méprenons pas sur les échéances. Le moment est venu d’assurer la victoire des socialistes en 2007, l’heure n’est plus à fomenter on ne sait quelles révolutions de palais au risque de faire apparaître la Gauche pour ce qu’elle n’est pas : versaillaise. La pré-campagne interne voit pleuvoir nombre de critiques sur le mode de direction de François Hollande. Pour partie fondées, nous regrettons que ceux qui les formulent aujourd’hui n’aient pas profité des Congrès de Dijon et du Mans pour rejoindre notre démarche de rénovation du Parti.

Au même titre, nous condamnons fermement ceux qui par des attaques odieuses contre l’un ou l’autre des candidats s’enfoncent dans la bêtise plus profondément que pelle ne peut creuser. Ces méthodes détestables hypothèquent le rassemblement des socialistes autour du candidat investi et amenuisent nos chances car il nous faudra – mais faut-il le préciser ? – soutenir celui ou celle que les adhérents choisiront, quel qu’il soit. En cas de défaite, le peuple de Gauche ne manquerait pas de convoquer à la barre de l’Histoire ceux qui s’obstineraient dans de tels agissements.

Gardons à l’esprit que pour gagner, il nous faudra rassembler. D’abord la Gauche, puis tous les Français. Ségolène Royal nous paraît la mieux placée pour cette tâche et nous souhaitons sa candidature.

Michel Loussouarn
Porte-parole RM 29

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonjour des etats-unis,

Sachez que l'amerique republicaine et conservatrice prefere aussi Segolene Royale (a part Sarkozy bien entendu) ... cela doit vous rassurer.

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