
Il fut un temps où l’expression « communauté nationale » appartenait au vocabulaire courant de la vie politique. Aujourd’hui, la communauté se décline au pluriel : la communauté noire, arabe, juive, musulmane etc. La République a enfanté de la communauté française dans la douleur, parfois en niant les identités qui la composaient. Mais l’objectif était d’offrir à chacun un cadre de citoyenneté partagée avec les mêmes droits et les mêmes devoirs, regroupant des individus unis. L’épisode dramatique de l’assassinat d’Ilan Halimi montre à quel point il devient compliqué de parler de communauté nationale tant notre société est fractionnée.
Même si le caractère antijuif n’est pas encore totalement vérifié, l’acte odieux a suscité un vif émoi auprès de la « communauté juive » qui a appelé à un grand rassemblement antiracisme. Le problème est qu’il faille que ce soit le CRIF (conseil des institutions juives de France) qui en soit l’initiateur pour qu’il acquière sa légitimité, comme si les acteurs de la société civile se partageaient chacun une part de dolorisme animé d’un sentiment communautaire. Pourquoi diable cette manifestation n’est-elle pas le fruit d’un collectif, d’une entente de partis et d’associations sans considération des origines ? Quand on est français, on doit se révolter devant ce type d’acte a fortiori antijuif. Les juifs ne peuvent et ne doivent pas être les seuls à dénoncer de telles monstruosités. Pas plus que les Noirs n’ont le monopole de la dénonciation de l’horreur coloniale. La présence scandaleuse de De Villiers venu clamer sa haine de l’Islam aurait dûe être vigoureusement condamnée par le CRIF car elle n’avait strictement aucun rapport avec la célébration de la mémoire d’Ilan et le rejet de l’antisémitisme. Cette tentative d’opposer deux catégories de citoyens, les juifs et les musulmans, prouve que la République est entrée dans une zone de turbulence. Le communautarisme naît des blessures de l’Histoire que rencontre la crise socio-économique, aidé il est vrai de quelques populistes.
Les hommes politiques doivent se demander comment on est arrivé là. Il y a donc à côté des institutions républicaines des « institutions juives de France », mais comment diable est-ce possible ? les juifs se sentent-ils tellement peu défendus par l’Etat pour avoir besoin de fonder leurs propres "institutions". Et les Noirs qui viennent de se dôter d’un mouvement semblable suite au débat sur le rôle positif de la colonisation ? Demain ce seront sans doute les harkis qui se fédèreront pour défendre leurs intérêts. Puis les Corses, les Bretons…
Restera-t-il encore des Français ?
Même si le caractère antijuif n’est pas encore totalement vérifié, l’acte odieux a suscité un vif émoi auprès de la « communauté juive » qui a appelé à un grand rassemblement antiracisme. Le problème est qu’il faille que ce soit le CRIF (conseil des institutions juives de France) qui en soit l’initiateur pour qu’il acquière sa légitimité, comme si les acteurs de la société civile se partageaient chacun une part de dolorisme animé d’un sentiment communautaire. Pourquoi diable cette manifestation n’est-elle pas le fruit d’un collectif, d’une entente de partis et d’associations sans considération des origines ? Quand on est français, on doit se révolter devant ce type d’acte a fortiori antijuif. Les juifs ne peuvent et ne doivent pas être les seuls à dénoncer de telles monstruosités. Pas plus que les Noirs n’ont le monopole de la dénonciation de l’horreur coloniale. La présence scandaleuse de De Villiers venu clamer sa haine de l’Islam aurait dûe être vigoureusement condamnée par le CRIF car elle n’avait strictement aucun rapport avec la célébration de la mémoire d’Ilan et le rejet de l’antisémitisme. Cette tentative d’opposer deux catégories de citoyens, les juifs et les musulmans, prouve que la République est entrée dans une zone de turbulence. Le communautarisme naît des blessures de l’Histoire que rencontre la crise socio-économique, aidé il est vrai de quelques populistes.
Les hommes politiques doivent se demander comment on est arrivé là. Il y a donc à côté des institutions républicaines des « institutions juives de France », mais comment diable est-ce possible ? les juifs se sentent-ils tellement peu défendus par l’Etat pour avoir besoin de fonder leurs propres "institutions". Et les Noirs qui viennent de se dôter d’un mouvement semblable suite au débat sur le rôle positif de la colonisation ? Demain ce seront sans doute les harkis qui se fédèreront pour défendre leurs intérêts. Puis les Corses, les Bretons…
Restera-t-il encore des Français ?




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