18 octobre 2012

Intervention en session plénière


Mes cher(e)s collègues,


M. le président, vous avez omis dans votre propos liminaire d’évoquer le dénouement heureux du procès en cassation dans l’affaire du naufrage de l’Erika. Nous pouvons tous nous réjouir de la décision de la Cour de Cassation. En effet, pour beaucoup de juristes, il n’apparaissait pas évident que la loi du 5 juillet 1983 réprimant les pollutions par hydrocarbure était conforme à la Convention Marpol de 1973, tant le droit international, plus que d’autres, est soumis à interprétation.

Les magistrats de la haute juridiction ont pourtant réaffirmé cette conformité de la loi française, et mieux encore, ils ont fait preuve à l’égard du groupe Total d’une plus grande sévérité que celle des juges du fond.

En effet, si la Cour d’appel avait retenu la responsabilité pénale de la compagnie pétrolière, elle l’avait exonérée de toute responsabilité civile au nom d’une immunité que lui aurait conférée une obscure convention internationale. La Cour de Cassation a balayé cette immunité et reconnu Total coupable et responsable. C’est un signal adressé aux pollueurs des mers : le littoral français n’est pas une poubelle (lire la suite)...

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