
Il y a tout juste une semaine, le nouveau Recteur d'Académie, M. Alexandre Steyer, réunissait les élus finistériens à Quimper pour leurs présenter les perspectives de la rentrée scolaire en Bretagne et dans le Finistère.
Au titre des satisfactions, il convient de noter que la Bretagne se classe 3ème en ce qui concerne le taux de réussite au Baccalauréat (82,4% pour une moyenne nationale de 71%). Le Finistère obtient un excellent taux de réussite de 90%. Selon le Recteur, ces bons résultats, qui s'inscrivent dans la tradition d'excellence bretonne, ont été confortés par la mise en place rapide en Bretagne des baccalauréats professionnels en 3 ans.
Le Recteur a également mis l'accent sur la création du Système Interministériel d'Echanges d'Informations (SIEI) qui en récolant les données des lycées généraux et technologiques permettra d'identifier les élèves qui ont quitté le système scolaire sans diplôme. L'objectif est de contacter individuellement chacun de ces élèves (environ 5000 en Bretagne) pour leur proposer des places dans des formations susceptibles de les intéresser. Les élus présents ont salué cette initiative tout en attirant l'attention du Recteur sur le fait cette démarche nécessitera plus qu'un simple coup de téléphone. Il faut un vrai suivi individuel pour lutter contre le décrochage scolaire, c'est-à-dire des moyens humains et matériels...
A ce sujet, l'académie déplore une diminution importante des effectifs d'enseignants qui apparaît en contradiction avec les objectifs ambitieux du projet académique. Dans l'enseignement public, on recense 75 suppressions de poste en maternelle, 39 au niveau élémentaire, 20 dans le secondaire... Le département du Finistère est le plus touché en raison de la diminution des effectifs scolaires, tandis que l'Îlle-et-Vilaine, dont la population scolaire croît, bénéficie du redéploiement. Dans tous les cas, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux ne peut-être favorable aux conditions d'accueil et à la qualité de l'enseignement...
Sur le dossier de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, la position de l'administration n'a pas changé : seuls seront comptabilisés dans les effectifs des "petites sections" les enfants de 3 ans révolus. L'habitude bretonne de scolarisation dès deux ans est donc belle et bien remise en cause.
Concernant la scolarisation des élèves en situation de handicap, l'épineux dossier des "AVS " (assistants de vie scolaire) en fin de contrat est en passe d'être réglé selon le Recteur, grâce à la création d'un nouveau statut "d'assistants de scolarisation". 113 de ces nouveaux postes créés à la rentrée dans l'académie pourront être proposés aux AVS dont les contrats étaient arrivés à terme. D'une durée de 3 ans renouvelable une fois, ce contrat ne règlera pas toutes les questions concernant la formation professionnelle et la valorisation de l'expérience, ni même celle de la précarité. Il devrait toutefois rassurer les familles quant à la continuité de l'accompagnement de leurs enfants.
Toujours au chapitre de la scolarisation des élèves handicapés, le Conseil général, qui prend en charge les déplacements de ceux qui sont dans l'incapacité d'utiliser un transport collectif, déplore le manque de cohérence de la carte scolaires des CLIS qui conduit parfois à inscrire des élèves dans des établissements éloignés de leur domicile, alors qu'il s'en trouve à proximité. Les élus demandent davantage de concertation de la part de l'Inspection d'Académie.
Enfin, pour lier la question scolaire à la Primaire citoyenne, je vous invite à télécharger gratuitement le livre d'Arnaud Montebourg "Mon projet pour l'école" sur son site de campagne. Vous y lirez 29 propositions audacieuses et innovantes pour refonder le système scolaire !




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire