
Hier soir, la séance du conseil municipal a été l’occasion pour le président de la 4C, Jean-Claude Sacré, de présenter aux élus de Rosporden-Kernével le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) qui détermine les grandes orientations stratégiques qui figureront dans le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) de notre intercommunalité.
Titré « bâtir un bassin de vie cohérent », ce document de travail qui devrait être validé début 2010, s’appuie sur le diagnostic des forces et des faiblesses de notre territoire, pour proposer aux élus les grandes lignes de l’action publique dans des champs d’interventions tels que l’urbanisme et l’aménagement du territoire, les transports publics, le développement économique, la protection de l’environnement…
La démarche proposée consiste à organiser le territoire autour de « pôles structurants » que sont d’une part Concarneau-Trégunc, et de l’autre, Rosporden, assumant tous deux des fonctions de villes-centres, c’est à dire offrant à la population de la 4C un ensemble varié de services, qu’ils soient privés ou publics. Autour de ces « pôles », les 6 autres communes organisées en réseau assumeraient chacune des fonctions qui leurs sont propres au regard de leurs caractéristiques démographiques, géographiques et socio-économiques. Il s’agit donc de mettre le territoire en synergie pour satisfaire – localement – la plupart des besoins essentiels de la population (habitat, emploi, biens et services…)
Prévues pour les 10 à 20 prochaines années, ces orientations prennent en compte les enjeux incontournables que sont le développement durable et la croissance démographique (*). À mon sens, le SCOT marque également un tournant dans l’intercommunalité. Après l’époque de la simple coopération entre communes, les EPCI exercent désormais une mission de planification stratégique et de prospective au travers de l’élaboration des différents schémas directeurs dont le SCOT fait partie. C’est aussi pourquoi j’ai souhaité lors du débat que cette dimension ressorte davantage, notamment en distinguant les objectifs de ce qui relève de la simple prescription, en hiérarchisant les actions prioritaires entre celles qui doivent être menées à court ou à moyen terme. Selon Jean-Claude Sacré, cette dimension apparaîtra plus clairement dans la troisième partie qui constitue le SCOT, le document d’orientations générales (DOG), qui sera quant à lui opposable sur le plan juridique.
(*) À cet égard, l’un des enjeux immédiats lié au dernier recensement confirmant que la population totale de la 4C dépasse les 50 000 habitants consiste désormais pour les communes de plus de 3500 habitants à respecter le seuil de 20% de logements sociaux instauré par la loi SRU.




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