Accompagnant les anciens combattants et les familles des victimes, j'ai assisté à Quéven pour la première fois à la célébration du souvenir des 9 otages Rospordinois tués en août 1944 à Beg Runio au moment où Rosporden luttait pour sa libération. Cérémonie d'autant plus émouvante qu'elle remet en mémoire un pan trop méconnu de notre histoire locale.
Au côté de Marc Cozilis, maire de Quéven, Gilbert Monfort a rappelé les circonstances dans lesquelles 33 Rospordinois furent pris en otage par l'occupant. Retenus captifs à Quimperlé en représailles des attaques de la Résistance, ils subirent les conditions inhumaines du travail forcé avant d'être embarqués dans un train à destination de l'Allemagne. Mais à Quéven, au lieu-dit Beg Runio, les forces alliées attaquèrent le convoi. Dans l'échange de tirs, 16 personnes furent atteintes : 8 rospordinois - dont une femme - et 1 espagnol succombèrent.
La commémoration des 65 ans de la Libération de Rosporden se poursuivra ce dimanche. De Kernével à Melgven, nous nous rendrons sur tous les lieux de mémoire avant d'inaugurer la rue Albert Rivière, commandant de la première compagnie des FFI.




2 commentaires:
Bonjour, Juste une petite rectification si vous me le permettez : l'otage fusillé répondant au nom de Mr Jean Bernard (le demi-frère de mon père) n'était pas de Rosporden mais de Quimper. Il était venu en train rendre visite à son amie qui vivait à Rosporden. Sa mère (ma grand-mère paternelle) apprit par la suite qu'il était aussi lié aux mouvements de la résistance locale (il avait été militaire durant la guerre de 40). Merci à vous pour avoir honoré ce devoir de mémoire . P.BERTHELOT
Bonjour,
merci pour cette précision.
Bien cordialement,
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