
Le premier président de la Cour des Comptes auditionné par le Sénat l'a redit ce matin : l'état des finances publiques de la France est désastreux. En 2008 - alors que la crise n'avait pas pas encore pris toute son ampleur - la dette a atteint 1327 MdE, soit une hausse de 118 milliards d'euros sur un an. L'emprunt Sarkozy qu'on nous annonce n'en est que plus inopportun.
Par ailleurs, la juridiction financière s'efforce de distinguer le déficit lié à la crise du déficit structurel. La crise n'est responsable que pour moitié des 7% de déficit. Pour Philippe Séguin, il faut réduire drastiquement les dépenses... et relever les prélèvement obligatoires, notamment en supprimant des niches fiscales et sociales. "Gaulliste social", le magistrat qui n'est pourtant pas suspect de gauchisme, dresse en creux un réquisitoire sévère contre la politique budgétaire et fiscale du Premier Ministre dont il fut le mentor. Pour endiguer l'effet "boule de neige", il évalue une baisse indispensable des dépenses de 70 MdE...
Mais surtout, le président Séguin a surtout insisté sur les conséquences à court terme sur la vie des Français de la dégradation financière : la disparition de la protection sociale ruinée par la dette, le surrenchérissement des taux d'intérêt... Il y a quelques années, quand certains évoquaient le risque de tutelle du FMI, comme en Grande-Bretagne à la fin des années 70, ils étaient traités de Cassandre. Il se peut bientôt que DSK prenne les commandes du pays... de son bureau du Washington !




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