
S'il est un mot dans la lexicologie du Parti Socialiste qui fait fureur depuis plusieurs années, c'est bien celui de rénovation. Concept dont on usait surtout pour séparer d'un côté les conservateurs (aussi appelés "éléphants") et de l'autre les rénovateurs (jeunes loups), les uns étant alternativement les autres...
Désormais ce ne sera plus le cas, finie l'instrumentalisation. C'est au moins un point positif du dernier Congrès, et j'en donne acte à Martine Aubry qui a chargé Arnaud Montebourg d'élaborer une méthode en vue d'une grande Convention Nationale de la Rénovation qui déterminera le cadre commun de ce chantier nécessaire à la vitalité du parti.
Cette méthode qu'esquisse Arnaud dans la lettre n°3 du secrétariat national repose sur deux piliers : "transparence", "fin des hiérarchies verticales". La tâche est lourde et le secrétariat à la rénovation devrait être au parti ce que le ministère du développement durable devrait être au gouvernement : un pôle transversal. Tout est concerné, pas seulement les élections. D'ailleurs, vous pourrez retrouver sur le blog de la Rénovation un dossier sur les "primaires ouvertes" et les nouvelles formes de militantisme durant la campagne d'Obama. Cette étude est ménée en partenariat avec Terra Nova, le club de réflexion animé par Olivier Ferrand, ancien conseiller de DSK. L'ouverture à des structures de réflexion extérieures, ça aussi c'est la rénovation.
Rénover, selon le Petit Larousse, c'est 1) Remettre à neuf ou bien 2) Donner une nouvelle forme, une nouvelle existence. Ce n'est donc pas tout casser, faire tabula rasa. C'est avancer par petits pas, avec modération, dialogue, concertation et surtout transparence. Rénover doit donc être un acte de rassemblement, pas un clivage. C'est la voie qu'a choisie la direction nationale, le bon chemin.




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