
Voté il y a une semaine, le budget 2009 de Rosporden traduit la volonté de la majorité municipale de maintenir un fort niveau d'investissement dans un contexte tendu pour les finances locales.
En effet, en 2009 la commune subira une baisse de recettes de fonctionnement de 257 696 euros essentiellement due à la disparition de la Dotation de Solidarité Communautaire reversée par la Communauté de Communes, ainsi qu'à la baisse des dotations de l'Etat et des droits de mutation. Après beaucoup de débat, et conscients que la situation actuelle n'est pas des plus faciles pour la population, nous avons décidé d'augmenter les taux des impôts locaux pour la première fois depuis 6 ans. Le taux de la taxe d'habitation augmentera de 3,5%, et celui de la taxe foncière de 3%, soit une hausse totale de 24 euros pour un logement moyen de type T4.
Cette augmentation ne compensera pas totalement la perte de recettes puisqu'elle ne rapportera que 77 437 euros (le montant global des recettes est de 6,7 millions d'euros). Même si les dépenses de fonctionnement sont maîtrisées (elles augmentent mécaniquement de 2, 76% en 2009), il nous faudra donc lancer un plan d'économie si nous voulons préserver notre capacité d'autofinancement (CAF) en légère diminution et éviter de céder à la facilité de l'emprunt (économie d'énergie : notamment éclairage public, bâtiment...)
La préservation de la CAF permet à la commune de maintenir une politique volontariste puisque les dépenses d'investissement se montent à 42,16% du budget total contre 57, 84% pour celles de fonctionnement, soit 4,9 millions d'euros contre 6,7 millions d'euros. Concrètement ces 4,9 millions participeront en 2009 au financement de notre programme et des chantiers qui furent lancés sous le mandat précédent : réaménagement de la rue de Scäer, Maison de la Petite Enfance, amélioration de la voirie et de l'éclairage public, nouvelle gendarmerie, extension de l'école maternelle de la Rue Renan, réhabilitation de la Maison du Directeur pour l'OTSI, travaux de mise au normes sur la station de Kerriou etc. Le niveau d'investissement par habitant est ainsi plus élevé que la moyenne départementale (en 2006, il était de 514 contre 348 euros).
Il faut aussi ne pas insulter l'avenir. Alors que nous savons que les dotations de l'Etat vont se tarir, que la Communauté de Communes est amenée à monter en puissance (communauté d'agglomération?), il nous faut garder des marges de manoeuvres pour les Grands Projets à l'étude, notamment l'aménagement du bourg de Kernével et de la Rue Nationale, deux chantiers attendus de la population.




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire