C'est un paradoxe. On se réjouit du nombre de personnes présentes ce jeudi à Quimperlé, signe d'une mobilisation sans faille du monde du travail et du mouvement social, mais en réalité on devrait surtout s'interroger sur les craintes qui poussent la population à descendre ainsi dans la rue. Je n'arrive toujours pas à comprendre l'obstination sourde du gouvernement qui refuse d'abroger le bouclier fiscal et redonner ainsi quelques marges de manœuvre au pilotage macro-économique de la France. De la même manière, je ne comprends pas les propos haineux de la responsable du Medef, Mme Parisot, à l'encontre du mouvement syndical. On se croierait revenu au début du siècle dernier, quand les maîtres des forges abusaient de leur domination économique.
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