01 février 2009

Fait du Prince

La presse et la classe politique sont unanimes pour condamner la brutalité de la sanction qui frappe le Préfet de la Manche. Jean Charbonniaud a été placé "hors cadre" pour ne pas avoir calmé les ardeurs de manifestants lors d'une visite à Saint Lô. Comme fut limogé le coordinateur de la sécurité en Corse, faute d'avoir empêché un pique-nique d'opposants au bétonnage de l'île dans la villa de Christian Clavier...

Sauf erreur, le droit de manifester est juridiquement protégé, on ne voit pas en quoi le préfet a commis une quelconque faute, si ce n'est que les sifflements à destination du Président ont froisser ses nerfs que l'on sait fragiles...

Cela évoque Lucien Leuwen, envoyé par le Comte De Vaize remettre dans le droit chemin les préfets qui ne parvenaient pas à museler les opposants à Louis-Philippe... On appelle cette manière arbitraire de gouverner le "fait du prince", expression de l'absolutisme royal que les juristes nomment aussi "l'Etat du bon plaisir" (selon la formule monarchique "tel est notre bon plaisir") et qui s'oppose à "l'Etat de droit", système dans lequel le pouvoir accepte de se soumettre à un ensemble de règles pour garantir l'impartialité de ses décisions. 

Chaque jour qui passe, le sarkozysme apparaît pour ce qu'il est : un puissant acide qui ronge la République.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

les gens qui jouent avec les boutons des missiles nucléaires en France doivent posséder un soupçon d'intelligence, je pense que si une pétition demandait le retour du préfet, ne serait-ce qu'au nom de ce que représente ce titre prestigieux, tout rentrerait dans l'ordre.
cordialement

Anonyme a dit…

Pour une fois, c'est Jospin qui a la palme du rire en déclarant que si le Préfet de la Manche a été limogée pour cause de manifestation, au vu de celles de Jeudi dans toutes les villes de France, Sarkozy va décimer la Préfectorale !

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