
Voici quelques jours, je vous parlais ici de l’analyse financière de la Commune réalisée par le Trésor Public. Les données principales ont fait l’objet d’une communication dans la presse locale, mais il me semble utile d’y revenir pour compléter le propos.
Que faut-il retenir de ces chiffres ?
D’abord que Rosporden est une ville qui investit beaucoup pour ses administrés. Ainsi en 2006, l’investissement par habitant était de 514 € pour une moyenne départementale de 348 €. Cette politique d’investissement a été constante durant toute la mandature précédente. Je ne reviens pas sur l’ensemble des réalisations, seulement sur celles qui sont emblématiques : nouvel hôtel de ville, nouvelle caserne des pompiers, salle multiactivités de la Boissière, nouveaux locaux pour Tremplin et Oxygène à Rozanduc, réaménagements de la voirie (Pont Biais, Route de Pont-Aven, Névars, Rue Renan…) etc.
Ensuite que ces investissements ont fait l’objet d’une saine gestion. En effet, la dette de la commune est maîtrisée. Elle est légèrement au-dessus de la moyenne départementale 872 € / hab contre 828 €/hab (mais en dessous du niveau régional qui est de 929€), les charges financières liées à son remboursement diminuent rapidement. Sans nouveaux projets, seules quatre années seraient nécessaires pour rembourser la dette. Une grande partie des investissements a été financée par le Fonds de Roulement. Cela explique également que les taux d’imposition n’ont pas augmenté depuis 6 ans.
Il convient également d’en tirer des conclusions pour l’avenir. Dans un contexte de diminution des ressources (notamment une baisse probable de la fiscalité reversée par la 4C en même temps qu’elle prendra de nouvelles compétences, également la baisse des dotations de l’Etat), il faut rester vigilant pour préserver le même niveau d’investissement alors que nous ne voulons pas augmenter la fiscalité. C’est pourquoi nous souhaitons maintenir les dépenses récurrentes d’équipement (programme triennal de voirie, réparations sur les bâtiments – notamment les écoles –, achat de matériels…) au niveau de 1 m € par an. Et cela pour préserver notre capacité à financer de nouveaux chantiers sans accroître la dette, notamment les Grands Projets qui faisaient l’objet de nos engagements de campagne : réaménagement du bourg de Kernével, de la Rue Nationale, de la Rue de Scaër, nouvelle gendarmerie, ZAC de la Villeneuve-Cadol…
Conclusion ? La commune dispose d’une solide santé financière qui nous permet de bâtir l’avenir, mais dans un contexte de crise, la rigueur est nécessaire pour la protéger car un accident est vite arrivé…




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