14 mars 2008

M. Bourgeois doit respecter le verdict des urnes !

Depuis dimanche règne sur la ville un climat étrange, mêlant peur et colère. Attaché viscéralement à ma commune, je suis choqué et meurtri des propos de M. Norbert Bourgeois, candidat battu de la droite qui - profitant d’un système institutionnel incompris des citoyens - cherche le point de rupture jusqu’à faire planer le spectre d’un schisme.

Il se répand par voie de presse qu’il est « le maire-délégué élu de Kernével ». Ses manœuvres suscitent l’inquiétude des Rospordinois et des Kernévelois : est-ce la « défusion » qui s’annonce ? Que pèseraient deux communes de petite taille à l’heure de l’intercommunalité ? Beaucoup d’électeurs sont scandalisés et nous interpellent.

Dans son acharnement aveugle, M. Bourgeois ne peut ignorer que depuis 1973 il n’existe qu’une seule commune. Le fait qu’il existe deux sections électorales distinctes n’y change rien : Rosporden et Kernével ne forment qu’une seule entité juridique, avec une seule population, un seul budget et un seul conseil municipal, lequel élira son exécutif conformément à la majorité sortie des urnes.

A cet égard, les faits sont têtus : sur l’ensemble de la commune la Gauche totalise 56% des suffrages quand il en obtient péniblement moins de 24 % !

Si M. Bourgeois briguait la fonction de Maire, il lui appartenait de présenter une liste sur les deux secteurs comme nous l’avons fait en proposant à tous les électeurs un projet global et équilibré.

Oubliant comme il y a 6 ans d’acquitter sa cotisation à l’UMP, il a mené une campagne mensongère destinée à dresser Kernével contre Rosporden. Sciemment, il a préféré jouer l’esprit de clocher contre l’intérêt général.

M. Bourgeois n’a eu de cesse de déformer la réalité de notre action. Ainsi, les méchants Rospordinois auraient vidé Kernével de sa substance, les qualifiant même de « vampires » ! (Le Ouest France du lundi 3 mars). Tout le monde sait pourtant ce que le regroupement à apporter de services nouveaux en 35 ans.

Plutôt que tenir compte de cette réalité et de s’appuyer sur les compétences de la commune, M. Bourgeois s’est évertué à promettre tout et son contraire. Promesses qu’il savait pertinemment ne pas pouvoir tenir puisqu’il était certain de ne pas être élu maire.

Ainsi, lors de sa déclaration de candidature, il affirmait savoir qu’il n’avait aucune chance de l’emporter compte tenu du mode de scrutin. Puis, très vite, il a changé de stratégie en appelant de ses vœux une « cohabitation (sic !) » (Le Télégramme du 1er mars) en contradiction totale avec la loi qui régit les communes associées.

Cette situation est aussi absurde que celle qui verrait Pierre Maille, président de gauche du conseil général, accorder des vice-présidences à des conseillers généraux de droite du seul fait qu’ils sont majoritaires dans leurs cantons ! C’est pourtant ce à quoi M. Bourgeois nous contraint par son action éhontée, privilégiant son plan de carrière.

La France est un état de droit et M. Bourgeois n’est pas au-dessus de la loi. S’il est le démocrate qu’il prétend, s’il a le souci du bien commun, qu’il cesse ses agissements.

Michel Loussouarn,
conseiller municipal de Rosporden-Kernével

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