Arnaud Montebourg, après maintes circonvolutions, a finalement décidé de présenter sa candidature aux élections cantonales de Saône et Loire. Les raisons qu'il invoque justifient peut être sa décision, son choix n'en constitue pas moins une terrible déception pour tous les partisans de la 6ème République. Avec la limitation du pouvoir présidentiel, le mandat unique parlementaire figurait comme la vertu cardinale que nous entendions promouvoir.Voilà dix années qu'il était l'exemplarité en matière de non cumul des mandats, sans doute fatigué de jouer les bretteurs solitaires dans un parti qui broye et méprise ses talents, Arnaud a cédé sous le poids du système. Pourtant, c'est le refus même du PS d'introduire des réformes institutionnelles fortes qui nous avait conduit à refuser la synthèse du Mans. Mais peu importe, j'ai toujours considéré que les principes doivent être l'algèbre de la politique, quitte à accepter la solitude. Ma tristesse est d'autant plus grande que les projets de réforme institutionnelle de la droite appellait une résistance sans faille (notamment en ce qu'elle renonce à toute limitation du cumul).
Arnaud, fils aîné de la République, qu'as-tu fait de ta promesse ?




1 commentaire:
La déception est cruelle, la trahison est lourde.
Je me dis en effet que croire à la parole d'un politique n'est plus possible.
En réalité le problème, ce n'est pas vraiment les institutions,mais ce sont les hommes politiques.
Je compte beaucoup sur les électeurs pour le rnvoyer à son discours et le barrer dans sa carrière.
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