20 décembre 2006

Iran : Ségolène Royal a raison

Les récentes prises de position de Ségolène Royal sur la scène internationale à propos du nucléaire iranien marquent le retour du volontarisme diplomatique. La candidate a fait preuve d’audace. Ca nous manquait.

On lui reproche de vouloir « interdire » à l’Iran le développement du nucléaire civil. C’est faux, ce n’est pas SR qui refuse le droit à l’Iran de se dôter d’un parc électro-nucléaire, c’est l’Iran elle-même qui se priverait de cette opportunité en persistant dans sa violation du droit international.

En effet le Traité de Non Prolifération est clair, il prévoit à son article 4 que tout Etat partie au traité peut « développer la recherche, la production et l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques ». Le Traité encourage la coopération entre Etats, les pays disposant du savoir-faire technologique peuvent le mettre à disposition à la condition que les bénécifiaires ne soient pas dôtés de l’arme atomique ou en passe de l’être conformément à l’article 3 qui instaure un contrôle sous l’égide de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).

Or l’Iran viole sciemment ce traité, elle refuse les contrôle de l’AIEA. Son directeur a eu l’occasion de dénoncer dans plusieurs rapports les anomalies du programme nucléaire iranien et n’exclut pas qu’il puisse à terme faire l’objet d’une utilisation militaire. Et quand on connaît les positions violemment belliqueuses du président Ahmadinejad, il est normal de taper du poing sur la table. La résolution 1696 de l'ONU exige de l’Iran qu’elle remplisse enfin ses obligations. Ségolène Royal n’a pas dit autre chose, n’en déplaise au locataire du Quai d’Orsay…

Aucun commentaire:

Fourni par Blogger.