En 2008, lors des débats parlementaires relatifs à l'écotaxe Borloo, les parlementaires bretons socialistes ont proposé par la voix de François MARC, sénateur du Finistère et à l'époque vice-président de la commission des finances, plusieurs amendements destinés à prendre en considération les spécificités des territoires telles que l'éloignement des bassins de consommation et la péninsularité. Le gouvernement de droite alors aux affaires a balayé ces amendements d'un revers de mains, conduisant les parlementaires socialistes bretons a voté contre la taxe Borloo.
Il est donc plutôt cocasse de constater que les zélés défenseurs de cette taxe hier appellent aujourd'hui à sa suppression…
Cela étant, cette écotaxe Borloo mal conçue n'est pas la cause des déboires de l'agroalimentaire breton. Les raisons de ces difficultés sont à chercher ailleurs, et certains tentent aujourd'hui de masquer les responsabilités. Il y a un an, les habitants du territoire manifestaient pour protester contre la fermeture de Boutet-Nicolas. Je n'ai pas le souvenir qu'ils aient reçu le soutien de ceux qui aujourd'hui demandent aux salariés de se joindre à eux samedi pour "la défense de l'emploi". Je ne participerai pas à la manifestation du 2 novembre à Quimper et j'invite les habitants du canton à ne pas se laisser tromper.




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