L'Agence de l'Eau Loire-Bretagne organisait une consultation publique dans le cadre de l'élaboration du nouveau Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) pour la période 2016-2021. Ce document déterminera la stratégie des politiques permettant le maintien ou la reconquête du "bon état écologique" des eaux. Le Conseil général du Finistère a rendu un avis sur les enjeux importants auxquels le futur SDAGE devra répondre.
Les nouvelles directives communautaires relatives au bon état du milieu marin et à la prévention des crues, le réchauffement climatique, les évolutions législatives, la crise des finances publiques ainsi que les résultats obtenus par la mise en oeuvre du SDAGE 2010-2015 déterminent le nouveau contexte dans lequel la politique de l'eau s'élabore. Le comité de bassin de l'agence Loire-Bretagne a ainsi identifié 4 enjeux : la qualité, la quantité, les milieux aquatiques et la gouvernance autour desquels il souhaite développer les orientations et les programmes d'action de sa politique. Le Conseil général du Finistère a souhaité faire connaître son point de vue sur chacun de ces enjeux, à partir des caractéristiques départementales.
Le Département considère que l'enjeu de la qualité est notamment lié à la capacité d'aménager durablement le territoire en lien avec l'attribution du foncier agricole et un raisonnement agronomique sur l'usage des sols. La réduction de l'usage des intrants est aussi une piste à accentuer, notamment les pesticides (agriculteurs, particuliers et collectivités).
La gestion et la sécurisation des quantités d'eau sont indissociables d'une politique volontariste en matière d'économie de la consommation (optimisation des différents usages, amélioration des réseaux, meilleure gouvernance). Ces enjeux sont d'ailleurs au coeur du futur Schéma d'adduction d'eau potable que réalise le Conseil général.
Les milieux aquatiques finistériens peuvent s'enorgueillir de la présence d'espèces de poissons de grande valeur patrimoniale : saumons, truites, anguilles... Des actions de restauration existent et sont soutenues par le Conseil général (entretien du linéaire, amélioration des ouvrages pour la continuité écologique) mais le risque existe d'une dégradation des espèces par l'atteinte aux milieux. Le Conseil général souhaite donc que les moyens portent davantage encore sur la préservation des milieux : protection des têtes de bassin, des zones humides, promotion des mesures agro-environnementales, lutte contre les plantes invasives...
S'agissant de la gouvernance, le Conseil général met l'accent sur l'impérative nécessité de penser la politique de l'eau de manière globale avec les politiques d'aménagement, de développement économique et agricole. Cette gestion intégrée doit conduire à associer davantage les commissions locales de l'eau ou les établissements qui portent les SAGE dans la conduite des autres politiques. Le Conseil général défend aussi la mutualisation et à la rationalisation des moyens d'action en tenant compte de l'équité et des besoins identifiés dans les territoires.
Le travail d'élaboration du SDAGE va se poursuivre. Vous pouvez consultez le dossier que lui consacre le Conseil général sur son site.





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