A l'occasion de la session plénière qui s'est tenue ce jour, le département du Finistère a décidé l'octroi d'une aide de 25 000 € aux populations de la Corne de l'Afrique, durement frappée par une crise humanitaire dans la quasi-indifférence de la communauté internationale.
Depuis 2010, la région connaît en effet une chute historique de son taux de précipitations. Selon les organisations humanitaires, ces deux années de sécheresse sont les plus graves depuis 60 ans. Le Programme alimentaire mondial de l’ONU estime que près de 12 millions de personnes, dont 2,3 millions d’enfants, sont concernées par la famine et la malnutrition : 3,5 millions au Kenya, 3,2 millions en Éthiopie, 2,8 millions en Somalie, 120 000 à Djibouti, 600 000 en Ouganda. Selon l’ONU, il s’agit de la « plus grave crise humanitaire dans le monde aujourd’hui ».
Depuis 2010, la région connaît en effet une chute historique de son taux de précipitations. Selon les organisations humanitaires, ces deux années de sécheresse sont les plus graves depuis 60 ans. Le Programme alimentaire mondial de l’ONU estime que près de 12 millions de personnes, dont 2,3 millions d’enfants, sont concernées par la famine et la malnutrition : 3,5 millions au Kenya, 3,2 millions en Éthiopie, 2,8 millions en Somalie, 120 000 à Djibouti, 600 000 en Ouganda. Selon l’ONU, il s’agit de la « plus grave crise humanitaire dans le monde aujourd’hui ».
Les conditions de vie, déjà critiques, des populations sont de plus en plus alarmantes. Les morts se comptent déjà par dizaines de milliers. L’ONU estime que la situation ne devrait pas connaître d’amélioration avant 2012. C’est en Somalie qu'elle est la plus inquiétante : un enfant sur dix risque de mourir de faim. En sus de la famine, le choléra et la rougeole s'ajoutent à la guerre civile.
La FAO estime qu'il manque encore 1,14 milliard de dollars, soit 837 millions d'euros, pour couvrir les besoins des pays les plus touchés. De nombreuses organisations humanitaires sont déjà présentes sur place, mais face à cette situation de crise plus sévère de jour en jour, elles ont besoin de déployer leurs actions et lancent un appel à la mobilisation internationale.
Dans ce contexte difficile peu médiatisé, le Conseil général a voté à l'unanimité une aide exceptionnelle pour soutenir les ONG "Action contre la faim", "ACTED" et l'association "Breizh Solidarité Maasaï". Malheureusement, rares sont les autres collectivités qui en font de même. Alors que les Etats européens ne brillent guère par leur générosité, les collectivités - notamment celles dirigées par la gauche - doivent montrer l'exemple et sensibiliser l'opinion à ce drame humain pour qu'enfin les Etats membres de l'ONU assument leur responsabilité dans la résolution de cette catastrophe.




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