
Le journal Les Echos vient de révéler le palmarès 2010 des salaires des patrons des sociétés cotées au CAC 40. Manifestement, la crise est un lointain souvenir pour ces dirigeants dont le total des rémunérations atteint 98,3 millions d'euros, soit une moyenne de 2,46 millions, en hausse de 24 % par rapport à 2009.
Malheureusement, et comme d'habitude, les rémunérations des employés des entreprises concernées n'ont pas été augmentées ! Le taux de chômage élevé maintient une pression à la modération salariale contribuant grandement à la baisse du pouvoir d'achat et au creusement des inégalités.
Ce n'est pas l'hypothétique prime de 1000 euros qui contribuera à inverser la tendance, pas plus que le "dialogue social" inexistant que feint d'appeler de ses voeux le MEDEF pour tenter d'y échapper.
Le projet du Parti Socialiste appelle clairement à refonder l'ordre public social mis à mal par 10 ans de gouvernement UMP. Il est temps d'instaurer un juste partage de la croissance et de stopper ces excès qui font perdre confiance aux Français. Pour cela, nous proposons :
- L'instauration d'une échelle des salaires dans les entreprises publiques (soit aucun écart supérieur à un rapport de 1 à 20 entre le salaire le plus faible et le plus élevé).
- Dans les sociétés privées cotées, une nouvelle corporate governance sera instaurée. La représentation des salariés dans les organes de direction, instaurée par les lois Auroux en 1982 et abrogée par la droite en 1986, sera remise au goût du jour. La rémunération des dirigeants devra être approuvée non seulement par le conseil d'administration ou de surveillance, mais aussi votée par les actionnaires, lors des assemblées générales.
- Les "à-côtés" - part variable, bonus, les parachutes dorés etc. - ne devront pas excéder le montant de la rémunération fixe. Les stock-options seront interdits « sauf dans les entreprises naissantes».
Ces propositions vont dans le bon sens, même si je considère que nous pourrions être plus volontaristes concernant la corporate governance des entreprises privées, en particulier sur les échelles des rémunérations.




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