
La section François Bosser de la LDH tenait ce samedi à Riec son Assemblée Générale annuelle. L'occasion de faire le point sur l'état des libertés en France, et d'évoquer notamment plusieurs contre-réformes de la droite au pouvoir.
La réforme territoriale qui menace les libertés locales et qui risque de tarir le milieu associatif en diminuant la possibilité pour les collectivités d'accorder des subventions. La réforme de la procédure pénale, qui après celle de la carte judiciaire, fait craindre une justice aux ordres et sans réels moyens. La multiplication des fichiers et des systèmes de vidéosurveillance qui nourrit un climat sécuritaire et paranoïaque, un débat fumeux sur l'identité nationale... Tout cela ne prête guère à sourire, et conjugé à la crise sociale, promet des lendemains difficiles pour la République.
C'est pour cela que la Ligue des Droits de l'Homme entend réveiller les citoyens par le lancement d'une campagne de sensibilisation, "Urgence pour les Libertés et les Droits". Le président de la LDH, Jean-Pierre Dubois, propose également d'interpeller les formations politiques en soumettant à leur approbation un "pacte de citoyenneté" par lequel elles s'engageraient formellement à introduire dans notre droit des dispositifs concrets de sauvegarde des libertés. Par exemple, un "référé vie privée et données personnelles" permettrait à chacun de saisir le juge afin d'obtenir l'accès rapide aux données contenues dans différents fichiers, de police notamment, et d'en faire rectifier les mentions erronées. A l'heure où le contrôle social par le fichage est en plein essor, cette procédure me semble plus que de bon sens !




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