17 janvier 2008

John Edwards : "Tomorrow begins today"

Tandis que les mass medias focalisent l'attention de l'opinion publique sur le duel à coûteaux tirés que se livrent Barack Obama et Hillary Clinton, il est en un qui poursuit son chemin entamé voici quatre ans, c'est John Edwards, l'ancien co-listier de John Kerry.

Avec un programme clairement à gauche ("liberal" !), il fait passer Barack Obama pour un aimable centriste et Hillary Clinton pour une dame patronesse un brin conservatrice. Mais voilà, l'Amérique est l'Amérique, et la politique y obéit à des codes qui ne sont pas les notres (quoique...). Le mode de financement électoral, le poids des médias font que l'image est le meilleur atout pour triompher. La fraîcheur d'Obama est sans nul doute un indéniable avantage et s'il apparaît comme le seul pouvant barrer la route d'Hillary Clinton, les progressistes pourraient concentrer leurs votes sur sa personne.

Pourtant - et ce n'est pas le moindre des paradoxes - alors qu'il n'est pas le favori des militants, un sondage de la fin décembre donne Edwards comme le seul démocrate capable de vaincre dans tous les cas de figure n'importe quel républicain. Face à Giuliani, il obtiendrait 53 % ; contre Romney 59 % ; contre Mc Cain 52 % ; enfin contre Huckabee il gagnerait avec 60 % (!) des suffrages. La partie ne fait donc que commencer...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Si je ne me trompe pas, Edwards est un des candidats les plus riches, à titre personnel.

Il a pourtant opté pour un financement public de sa campagne. Ce qui l'honore, mais qui ne lui permet sans doute pas de briller dans les médias... Il semble pourtant qu'il mérite plus d'attention au regard de ses propositions.

Michel Loussouarn a dit…

La plupart des candidats américains sont très riches. Les "pères fondateurs" des USA ont dès l'origine considéré que pour être un bon élu, il fallait être un propriétaire, ils pensaient ainsi que la richesse personnelle des élus les mettrait à l'abri de la corruption.

Concernant John Edwards, il a bâti sa fortune en tant qu'avocat défendant les consommateurs contre les dérives des grandes compagnies. C'est le système judiciaire américain autorisant les pactes "de quota litis" et les class action (pays béni!) qui a permis à ce fils d'ouvrier de concrétiser le rêve américain.

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