Les 26 et 27 janvier , les Conseillers généraux du Finistère étaient réunis en session budgétaire à Quimper. Pour la première fois dans l'histoire du département, le budget franchit la barre du milliard d'euros (1,02 Md€ précisément), mais ce seuil symbolique ne doit pas occulter le cadre contraint qui s'impose au Conseil général.Tout d'abord, la crise économique et financière qui frappe durement l'Europe n'épargne pas le Finistère. Pour les collectivités comme les entreprises, elle se manifeste par une grande frilosité des banques à prêter. Parallèlement, la réforme de la fiscalité locale liée à la suppression de la taxe professionnelle a réduit l'autonomie fiscale du département qui ne vote plus que le taux que de la taxe sur le foncier bâti. En 2012, ce taux est inchangé. Les dotations d'État censées compenser la perte de recettes fiscales stagnent, voire se réduisent si on tient compte de l'inflation.
Mais les incertitudes ne doivent pas nous empêcher d'agir. Ainsi, dans le cadre du projet stratégique départemental, les crédits votés par le Conseil général s'efforcent de traduire les 6 axes prioritaires de l'Agenda 21 :
- Faire des dynamiques démographiques un atout pour le Finistère.
- Agir pour un service public départemental de qualité.
- Faire de l'aménagement un vecteur de solidarités territoires, sociales et économiques.
- Agir pour un développement au service des hommes et des territoires.
- Favoriser l'épanouissement de tous les Finistériens.
- Faire face aux enjeux écologiques, garantir la pérennité et préserver le patrimoine finistérien.
29 rapports déclinent en programmes d'action ces priorités : solidarité intergénérationnelle, haut-débit pour tous, logement, aménagement du territoire, soutien aux projets des communes et des intercommunalités, protection de l'environnement et du cadre de vie, soutien à la culture et à la vie associative, promotion des énergies renouvelables...
En fonctionnement, le Département inscrit 722 M€ de dépenses (en hausse de 2,7%) dont une grande partie concerne l'action sociale. Les postes en augmentation concerneront l'enfance, la famille et les personnes en situation de handicap. A noter que la charge nette que devront supporter les finances départementales concernant les trois allocations individuelles de solidarités (APA, PCH et RSA) seront de 106 M€.
En investissement, le Conseil général prévoit en 2012 une enveloppe de 157 M€ principalement consacrée à l’investissement dans les collèges, à l’accessibilité, aux projets tendant à limiter la consommation d’énergies fossiles, à la réduction des frais de fonctionnement, et à la compétitivité et l’emploi en Finistère.
Ambitieuse et raisonnée, la gestion de la majorité "Finistère à gauche, Finistère pour tous" maintient les grands équilibres en limitant le recours à l'emprunt et en préservant la stabilité fiscale. Il faut ainsi relever que l'endettement du département est de 282 € / habitant contre une moyenne nationale de 481 €. Dans un climat d'incertitude, l'action de la majorité prouve que prudence ne rime pas avec immobilisme.
Retrouvez le dossier spécial "budget" sur le site du Conseil général




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